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Retour vers le futur

Publié le par JoSeseSeko

photo prise par Georges Bendrihem, AFP

photo prise par Georges Bendrihem, AFP

Mercredi 2 avril, le gouvernement, dont le nouveau premier ministre Manuel Valls avait annoncé un resserrement massif, a été dévoilé en fin de matinée. Au moins, on peut noter que la valse a été sur un tempo rapide. 16 ministres contre 38 dans le gouvernement Ayrault.

Parmi ces ministres, on remarque, avec surprise, que Christiane Taubira est maintenue en tant que Garde des Sceaux (malgré sa mauvaise gestion de l'affaire des écoutes de l'ancien président Nicolas Sarkozy), ou que Benoit Hamon est promu à l'éducation nationale, l'enseignement supérieur et la recherche (il ne manquera pas de boulot, pour sûr). Un élargissement des fonctions pour Arnaud Montebourg, désormais grand maître de Bercy avec le ministère de l'économie, du numérique, en plus du redressement productif.

Sans vouloir mépriser les autres ministres, tels Bernard Cazeneuve passant à l'Intérieur, François Rebsamen au Travail, Najat Valaud-Belkacem ayant un large ministère du droit des Femmes, de la Jeunesse et des Sports, Stéphane Le Fol, porte-parole du gouvernement en plus de l'Agriculture, Laurent Fabius confirmé au Quai d'Orsay ou encore George-Paul Langevin, ministre des Outre-mers, il y a deux personnalités qui retrouvent un ministère déjà occupé par le passé et qui méritent un peu plus d'attention de ma part.

Il s'agit de Michel Sapin et Ségolène Royal. Sapin, ancien ministre du Travail, au bilan effarant, retourne à Bercy, en tant que ministre des Finances, et Ségolène Royal fait son entrée en fanfare dans le gouvernement, en prenant le ministère de l'écologie, de la transition énergétique. Un retour, vous dis-je, car ils avaient déjà occupé ces mêmes ministères respectifs, en 1992-1993, sous l'éphémère gouvernement Bérégovoy. 22 ans après, ils vont retrouver des fauteuils bien agréables, et très familiers (personnellement, ça m'avait étonné que Sapin n'ait pas été nommé à Bercy dès 2012). Pas dit que cela soit d'une efficacité redoutable pour l'économie française, vu les casseroles que ces deux duettistes trainent depuis ce temps-là, même s'ils ont forcément pris de la bouteille.

Petit(s) couac(s): il n'a pas été annoncé le ministère de la Santé, même si on se doutait bien que ce serait Marisol Touraine qui auraient le portefeuille. Puis le commerce extérieur, qui était sous la coupe de Nicole Bricq, dépendant de Bercy, est revendiqué par le ministère des Affaires étrangères.

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