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Le passéisme loin d'être triomphant en Europe

Publié le par JoSeseSeko

Le passéisme loin d'être triomphant en Europe

À la fin du mois de mai, se tiendront les élections européennes, les seules élections où les peuples peuvent avoir une influence sur une institution de l'Union Européenne qu'est le Parlement européen.

Mais tout porte à croire que l'abstention sera de nouveau au sommet, le 25 mai prochain. Comme le rappelle judicieusement l'hebdomadaire Politis, dans un article du 25 avril dernier, l'abstention est historiquement élevée pour cette élection, partout en Europe (exception de la Belgique et du Luxembourg, où le vote est obligatoire). Il faut dire également que ce n'est pas la seule élection où il y a tendance à l'abstention massive des électeurs, pour des raisons plus ou moins objectives.

Et puis, l'Europe n'est pas sortie de la crise. Pis, la spirale déflationniste qui s'est enclenchée ces derniers mois montre à quel point l'euro est devenu trop fort, et que les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) devraient changer. Mais rien, malgré les gesticulations de Mario Draghi, président de la BCE, sur l'euro fort qui pose problème. Or, l'euro est devenu une boîte de Pandore, à laquelle il ne faut pas toucher, quand bien même ça n'avantage réellement qu'un seul pays, l'Allemagne. Les autres devant être saignés à blanc, à coup d'une austérité contre-productive (pacte de responsabilité, pacte de stabilité),souvent masquée par les gouvernements, pour faire passer la pilule. Il faudra pas s'attendre à une plus grande confiance, dans ce cas, envers l'Europe de la part des peuples qui y habitent.

Du coup, comme l'indique le mensuel Alternatives Économiques, en détournant un tant soit peu Karl Marx, Friedrich Engels et le Manifeste du Parti communiste: "un spectre hante l'Europe: l'euroscepticisme". Les partis extrémistes, notamment l'extrême-droite passéiste, montent très logiquement dans les intentions de vote. En France, le Front national, qui se présente comme une alternative, alors qu'il agit de manière classique (composition de technocrates, holding familiale), étant la queue du mode de production capitaliste. Généralement, le parti sait profiter de l'abstention pour avoir un plus grand poids. Mais le cas français semble exceptionnel, par rapport aux autres pays, où la gauche social-démocrate, voire sociale-libérale (Labour Britannique, PD italien, PS portugais, etc.) semble dominer pour ces élections, et que la gauche radicale pourrait être en tête en Grèce, avec SYRIZA. Les autres partis (ou coalitions) de gauche radicale (Front de Gauche en France, Izquierda Unida en Espagne, Die Linke en Allemagne, Bloco de Esquerda au Portugal, etc.) pourraient s'en inspirer car rien n'est encore joué.

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