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Une Terre Sainte pour certains!

Publié le par JoSeseSeko

Photo: REUTERS/Ammar Awad

Photo: REUTERS/Ammar Awad

Ces derniers jours, entre Israël et la Palestine, les tensions reprennent de l'ampleur, tel l'Etna, entrant en perpétuelle éruption.

En début de semaine, un deuil national fut observé en Israël suite à la mort de 3 jeunes israéliens, portés disparus auparavant. Et sans qu'il y ait une enquête sur cette histoire macabre (la mort d'un enfant est la chose la plus horrible à vivre pour un parent), le gouvernement conservateur de Benyamin Netanyahu accuse le mouvement Hamas, classé organisation terroriste au niveau international, d'avoir enlevé et tué les jeunes victimes, et menace de représailles. Pourtant, des appels au calme de part et d'autre sont lancés. Ensuite, jeudi 3 juillet, un jeune palestinien est retrouvé mort, du côté de Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville. Brûlé vif par des extrémistes ultra-orthodoxes israéliens. Enfin, un des cousins de la victime fut pris à partie par la police israélienne, tabassé et incarcéré.

Énième épisode d'une violence continue dans cette part du monde depuis 1948. La Terre Sainte ne l'est que pour les terroristes privés, les terroristes d'État (militaires), les bellicistes sanguinaires, les religieux et les trafiquants d'armes. En tout cas, pour les pacifistes, les gens de raison, les fidèles au droit international, cette terre est maudite. Et si on connait l'Histoire du peuple hébreu, notamment les souffrances du milieu du XXe siècle, c'est constater que le persécuté est devenu persécuteur à son tour. Et ce, avec la (sourde) complicité des États-Unis, qui leur garantit l'impunité face à une Organisation des nations unies impuissante et bloquée devant une telle situation. D'autant plus qu'Israël continue son expansion coloniale sur la Cisjordanie, au mépris du droit international et du peuple palestinien, dans une logique sioniste qui lui fait perdre des soutiens internationaux (remarque: un pays comme l'Afrique du Sud, dont la situation intérieure n'est guère reluisante, malgré la victoire de l'ANC aux dernières élections législatives, n'a pas oublié qu'Israël soutint jusqu'au bout le régime d'apartheid dans la désormais nation arc-en-ciel).

Ce genre de politique renforce la conviction de groupuscules tels le Hamas ou le Hezbollah, au Liban. Mais il est de plus en plus évident que le gouvernement israélien et ces groupuscules ont besoin les uns des autres. Une interdépendance d'autant plus nécessaire que malgré tout, il existe des forces israéliennes et palestiniennes, de gauche soit dit en passant, appelant à la paix, à 2 pays coexistant de manière égale, souveraine. Mais ces forces sont minoritaires. Même, le Fatah, le grand parti politique palestinien, rival du Hamas, a ouvert la porte d'un gouvernement d'union nationale, tellement Israël est exécré. Et dire que les accords d'Oslo, en 1993, qui étaient pourtant des petits pas, entre Yasser Arafat, représentant l'Autorité palestinienne, et Yitzhak Rabin, premier ministre israélien à l'époque. Aujourd'hui, cela passe pour un immense pas en avant, suivi de plusieurs pas en arrière depuis l'assassinat de Rabin par un sioniste religieux, un 4 novembre 1995 de sinistre mémoire.

Après ces dernières nouvelles, ma mère se demanda si cela va encore continuer, si les protagonistes ne veulent pas s'arrêter. Ce à quoi je lui répondis, d'une manière attristée et fataliste: "ça risque d'être un combat jusqu'au dernier." J'espère pourtant que le temps me donnera tort, car dans le cas contraire, tout le XXIe siècle sera marqué par cette querelle israélo-palestinienne qui lasse.

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