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L'embargo russe implique un changement de politique commerciale

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Reuters

Photo: Reuters

Ces derniers, on assiste clairement à une rixe entre pays développés et émergents, donc entre gros possédants de l'économie mondiale.

Les pays de l'Union européenne, les États-Unis puis le Canada ont décidé fin juillet-début août d'appliquer des sanctions économiques à l'égard de la Russie, en raison du soutien plus ou moins vrai de Moscou aux militants séparatistes de l'est de l'Ukraine, qui se revendiquent pro-russes. Ces sanctions sont surtout ciblées sur le secteur de l'armement (carrément un embargo. Embarrassant alors que la France avait signé des accords de ventes de Rafale commandés par la Russie), mais aussi l'agriculture. Néanmoins, les pays européens, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, sont de grands faux-culs car ils ne crachent pas sur les capitaux des oligarques russes, tels Roman Abramovitch ou Dimitri Rybolovlev, présidents-actionnaires des clubs de foot de Chelsea (Grande-Bretagne) et Monaco (France). Deux poids, deux mesures, diront certains.

Puis avoir un tel positionnement n'est pas sans conséquence. En cela, la réponse du Kremlin est forte. Embargo sur tous les produits agricoles européens et nord-américains. Les pays membres de l'UE voisins de la Russie (Finlande, Lettonie, Lituanie, Estonie) ou ayant un commerce étroit avec la Russie (Pologne), s'inquiètent de cette situation et demandent même des compensations, anticipant de lourdes pertes pour leurs industries, leur agriculture. Même l'agriculture française pourrait en subir les contrecoups de cet embargo. Mais cela est encore presque gentil de la part du président Vladimir Poutine. S'il était encore plus incisif, il couperait les gaz européens vu que les pays de l'UE, dans leur large majorité, importent de grandes quantités de gaz russe.

En tout cas, vu comment cela se présente, l'Europe agricole y trouverait un malheur imputable à ses dirigeants. Et les grands gagnants dans l'histoire pourraient être les pays latino-américains et africains, voyant un appel d'air de la part de la Russie, qui a tout de même besoin d'importer des produits agricoles. C'est une belle occasion pour ces pays d'arriver sur un marché où ils étaient marginalement présents, mais aussi pour la Russie de réorienter sa politique commerciale, avec les yeux ouverts sur l'Afrique et l'Amérique latine.

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