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Une croissance atone dans la zone euro qui n'est pas due au hasard!

Publié le par JoSeseSeko

Photo: IDE.FR

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Les résultats du second trimestre sont tombés. La zone euro est plate. Aucune croissance globale! Et plusieurs signes indiquent que contrairement à ce que pensent les économistes orthodoxes, apôtres de la réforme "structurelle" et donneurs de leçons à souhait, la situation pourrait empirer.

L'Allemagne, le meilleur élève de la zone économique et monétaire, connaît une contraction de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,2%. Il faut dire qu'outre-Rhin, l'industrie connaît des problèmes de vente, les exportations sont freinées. La demande européenne, qui est majoritaire pour les entreprises exportatrices allemandes, se réduit en raison de politiques d'austérité voulues par Berlin et appliquée par les partenaires européens, dont la France, afin d'être considérés comme des pays respectables. Même si cela doit plomber leur économie globale, et leurs comptes publics car à vouloir réduire notamment les dépenses publiques, on crée de la récession. Au bout du compte, il est logique que l'exception allemande (croissance, comptes publics sains) se lézarde, tellement ses voisins doivent suivre des remèdes plus dangereux que le mal.

La France, l'autre gros moteur de la zone euro, stagne. Ce sont les investissements privés qui flanchent, à peine compensés par la consommation des ménages. Les orthodoxes diront qu'il faut renforcer le pacte de responsabilité car ils se sentent accrédités par les faits conjoncturels. Néanmoins, d'autres -des hétérodoxes- pourraient penser que cette baisse des investissements privés traduit que les entreprises exportatrices ne veulent pas investir tant que la demande extérieure ne se relève pas. Et c'est plutôt cette version-là qui est juste puisque hormis la France et l'Allemagne, la consommation des ménages plonge dans le reste de la zone euro. Mais ça, les économistes orthodoxes n'en parlent guère.

L'Italie, le troisième grand représentant de la zone euro, connaît une contraction, comme l'Allemagne. Et ce, malgré une industrie qui s'est relancée. Mais la demande s'est contractée, en raison d'un niveau des prix qui n'a pas bougé. L'attentisme est de rigueur.

Ce phénomène conjoncturel a des chances de se répéter au troisième trimestre, à cause des sanctions à l'égard de la Russie et de la réplique du Kremlin, avec l'embargo sur les produits alimentaires européens. En outre, les prix des matières premières, notamment le pétrole, tendent à baisser. Bref, la spirale déflationniste pointe le bout de nez, avec dans ses bagages, la récession.

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