Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le foot anglais en mode vampire financier créateur de footix

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Clive Rose

Photo: Clive Rose

Depuis l'annonce, début février, d'accords de droits télé à 3,2 milliards d'euros par an pour les clubs de Premier League, pour la période allant de 2016 à 2019, les autres pays peuvent se poser des questions au sujet de la concurrence anglaise dans les compétitions européennes.

Jackpot pour les clubs anglais! À partir de la saison 2016-2017, les clubs de l'élite du football outre-Manche percevront 2,3 milliards d'euros de droits télé. Un record pour la diffusion de matchs de football! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les autres championnats paraîtront bien ridicule sur ce niveau-là. Pour reprendre une comparaison faite dans le journal l'Équipe de ce mardi, le champion de France 2016-2017 pourrait espérer 45 millions d'euros (voire un peu plus en fonction des performances passées) de droits TV, tandis que le champion d'Angleterre percevra 210 millions d'euros. Un gouffre! Et c'est d'autant plus énorme que le dernier de Premier League recevra à ce moment-là 120 millions d'euros de droits TV. Soit (environ) le budget actuel de l'Olympique de Marseille ou de l'Olympique Lyonnais.

Une manne pour riches

Cet afflux d'argent frais prévu est une grande nouvelle pour les clubs anglais, notamment pour rafler les coupes européennes, qui leur échappent depuis 2013 et la victoire de Chelsea en Europa league, ce même club ayant gagné avec une chance incroyable la Ligue des Champions l'année précédente. C'est un cadeau providentiel pour les grands clubs surtout (Manchester United, Manchester City, Chelsea, Arsenal, Liverpool), qui assoient encore davantage leur écrasante domination locale par cette manne financière. Il faut dire qu'il n'y a eu qu'un seul club "pauvre" (Blackburn en 1995), qui ait eu l'audace d'avoir été titré champion d'Angleterre, en-dehors des clubs précédemment cités - sauf Liverpool, qui a failli l'être l'année dernière, pour la première fois depuis 1990 -.

Mais ce futur afflux n'empêchera pas la politique de hausse des prix des tickets pour les supporters. Et certains estiment, à juste titre, qu'ils sont les dindons de la farce, une simple pompe à fric pour les dirigeants des clubs, mais que surtout, les clubs préféreraient davantage des footix, des supporters-consommateurs, notamment étrangers (tout comme les joueurs, pillant le plus loin et le plus tôt possible les clubs de l'extérieur, quitte à tuer la sélection nationale car la concurrence étrangère, "pas chère", pour reprendre les propos de Willy Sagnol, entraîneur des Girondins de Bordeaux, a plus de temps de jeu que les joueurs locaux), plutôt que de vrais supporters, fidèles à leur club de cœur, mais pas forcément intelligents. L'exemple des supporters de Chelsea dans le métro parisien avant le match de Ligue des Champions Paris Saint-Germain-Chelsea l'atteste.

Incitation à l'oligopole

Du coup, pour les autres championnats, les clubs vont vouloir aussi revoir à la hausse leurs droits TV domestiques. En France, Waldemar Kita, président du Football club de Nantes-Atlantique, fut l'un des premiers à appeler à renégocier les droits télé de la Ligue 1, à la suite des accords outre-Manche. Mais à qui ces renégociations seraient profitables? Aux grands clubs (OM, PSG, OL, ASM, ASSE), ce qui réduit ce qui fait le charme du football depuis ses débuts: l'incertitude!

C'est ça, le fond de l'histoire. La glorieuse incertitude du sport est à jeter à la poubelle! On assiste, sous nos yeux ébahis, à un oligopole qui concentre de plus en plus les meilleurs joueurs, de manière à augmenter ses probabilités de rafler des titres nationaux et/ou continentaux. Le foot, symbole de la classe ouvrière, est depuis 30 ans, le symbole du capitalisme libéralisé qui n'apporte pas de concurrence saine, contrairement à ce que ces défenseurs racontent à longueur de journée, mais structure des inégalités et une tendance à restreindre le pouvoir (financier ici), aux mains d'un "petit nombre". Et cela redonne une crédibilité à un certain Karl Marx qui considérait que le capitalisme pousse au monopole, en son temps.

N'empêche, et l'Équipe ne le dit pas son édition du mardi 24 février, il y a eu un vecteur législatif qui a permis aux grands clubs, anglais ou autres, de pouvoir composer majoritairement dans leurs rangs les meilleurs joueurs étrangers, et moins les locaux, c'est l'arrêt Bosman, dont ce sera le 20e anniversaire en décembre prochain. Je prendrai le temps, à ce moment-là, de faire un papier sur le sujet.

Commenter cet article

peuplu 16/10/2017 16:34

la premier league c'etait mieux avant .
aujourd'hui ce championnat est d'un niveau ridicule.
du 6eme au 20 eme le niveau ressemble a de la l2
il faut etre un bon gros foutix sans aucune objectivité pour oser dire aujourd'hui que la premier league est le meilleur championnat du monde
la liga et la serie a sont largement meilleurs , du vrai football.
la ligue 1 n'a rien a envier a la premier league mis a part son argent
et la bundesliga c'est sensiblement du meme niveau.