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Ça roule pour l'automobile en France

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Reuters

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Le secteur automobile continue d'afficher une bonne santé en 2016, prolongeant l'embellie affichée en 2015 sur le marché français. Un marché où le diesel perd de sa superbe et où l'électrique perce peu à peu dans le parc automobile.

Comme premier article pour l'année 2017, que je souhaite merveilleuse pour vous, mes chers lecteurs, il va être question d'automobile en France. Ce lundi 2 janvier, le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) indique que les ventes de voitures ont progressé de 5,1% en 2016 par rapport à 2015, faisant en sorte que la barre des deux millions de bagnoles vendues sur un an soit désormais franchie dans l'Hexagone, soit 2,015 millions plus précisément. Cela dit, le taux de croissance des ventes de véhicules neufs sur le marché français est plus faible en 2016 qu'en 2015 car il était de 6,9% cette année-là.

Renault et BMW en force

Parmi les grands gagnants du secteur en 2015 figurent Renault et BMW. Le groupe français poursuit sa croissance observée l'an dernier avec +8% de croissance de véhicules vendus en 2016 - plus de 518.000 ventes -. Et ce, notamment grâce à la marque Dacia (+13,4%). Ce qui fait que le groupe Renault talonne de plus en plus le groupe PSA Peugeot-Citroën, qui reste le vendeur n°1 dans l'Hexagone (plus de 558.000 ventes) mais dont le nombre de ventes en 2016 a très peu augmenté selon le CCFA. Bref, du côté de la direction de la marque au losange, il y a de quoi souffler. Notamment pour Carlos Ghosn, le PDG, qui peut trouver une justification à sa rémunération en stock-options supérieure à six millions d'euros qui passe mal. Sauf pour les économistes orthodoxes dont l'arrogance n'a d'égale que leur analyse à courte vue, incitant à des réponses fort à propos.

Autre gagnant, c'est BMW. Le groupe automobile allemand a vendu plus de 85.000 voitures en 2016 en France. Soit une progression de 12,7% sur un an. C'est d'ailleurs la marque éponyme qui progresse le plus au sein du groupe allemand dans le marché français (+13%). Cela permet de rattraper un tant soit peu un autre groupe automobile d'outre-Rhin, à savoir Volkswagen. Ce dernier affiche certes des ventes en hausse selon le CCFA (+2,8%), mais la marque Volkswagen connait une nouvelle baisse des ventes (-0,7%), subissant encore le contrecoup du scandale sur les test anti-pollution de véhicules diesel aux États-Unis, qui a éclaté en 2015.

Fin du diesel roi?

Mais l'autre information que donne le CCFA à propos des ventes dans le marché automobile français en 2016 est la chute vertigineuse du diesel. Signe de la prise de conscience des automobilistes sur ce moteur, seulement 52,1% des acheteurs ont opté pour une voiture diesel l'an dernier. En 2015, c'était 57,2%. Le recul est assez manifeste pour cette motorisation qui a été privilégiée en France depuis les années 1990, notamment en matière de fiscalité. Or, avec le scandale Volkswagen et la convergence de la fiscalité entre voitures essence et voitures diesel, ces dernières deviennent de moins en moins prisées par les automobilistes et les constructeurs tendent à élargir leurs offres. Ce qui peut laisser entendre que d'ici 5 ans - pure hypothèse, chers lecteurs -, le diesel deviendrait fortement minoritaire dans le parc automobile français.

Une percée de l'électrique?

Du coup, les autres types de véhicules sont plus nombreux sur le marché. D'abord, les voitures essences continent de capter l'essentiel des anciens acheteurs de voitures diesel car en 2016, 43,8% des voitures neuves en France sont motorisées à l'essence contre 38,6% en 2015. Ce qui signifie que les voitures utilisant pleinement des énergies fossiles représentent 95,9% des ventes en 2016 (95,8% en 2015). Une part stable car la part des véhicules hybrides dans les ventes a diminué en 2016. En effet, seulement 2,9% des voitures vendues en France en 2016 sont des hybrides, alors que c'était 3,2% en 2015. Néanmoins, les véhicules électriques, considérés comme les moins polluants, continuent leur progression car pour la première fois, la part de véhicules électriques vendus en France a atteint la barre de 1% en 2016 (1,1% en fait), contre 0,9% en 2015.

Une donnée qui montre combien un changement structurel s'opère lentement mais sûrement dans le parc automobile français et que les problèmes de pollution observés en décembre 2016 à Paris et dans d'autres villes françaises pourraient inciter à accélérer la montée en puissance du véhicule électrique.

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