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La tournée d'adieux d'Usain Bolt

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

Photo: AFP

Les championnats du monde d'athlétisme qui se déroulent à Londres sont la dernière compétition du sprinteur jamaïcain Usain Bolt, qui compte bien finir en beauté avec de nouveaux titres sur 100m et 200m. D'autres athlètes voudront marquer de leur empreinte ces mondiaux, avec notamment côté français Renaud Lavillenie (perche) ou Kévin Mayer (décathlon), en position pour être champion du monde dans leur discipline respective.

Le plus dur pour un champion est de soigner sa sortie du devant de la scène. Et c'est le défi qui attend Usain Bolt, à partir d'aujourd'hui, dans les championnats du monde d'athlétisme au stade olympique de Londres, à l'endroit même où il fut pour la deuxième fois de suite champion olympique du 100m et du 200m. C'est dans ce lieu qu'il compte terminer sa carrière de champion d'athlétisme, lui qui règne en empereur du sprint depuis 2008, date de ses premiers titres olympiques lors des JO de Pékin.

Un titre à défendre

Puis, "la foudre" reste le champion du monde en titre sur 100m et 200m, après les avoir gardé à Pékin en 2015. Il a donc un statut à défendre. Mais le poids des ans semble le rattraper car jusque vers mi-juillet, il avait du mal à passer un chrono sous les 10" au 100m. Mais voilà, l'approche de la compétition semble le motiver, avec un chrono en 9"95 lors du meeting de Monaco il y a deux semaines, le dernier avant ces championnats du monde. Signe que la rage de vaincre est encore intacte et qu'il monterait en puissance durant la compétition, face à des rivaux comme l'états-unien Justin Gatlin par exemple. Dommage que le canadien Andre De Grasse, troisième du 100m aux JO de Rio derrière Bolt et Gatlin, manque à l'appel en raison d'une blessure annoncé mercredi 2 août car le sprinteur canadien fait office d'héritier de Bolt sur le 100m.

Attraction van Niekerk?

Sur le 200m, l'autre discipline maîtrisée par Bolt durant plusieurs années et pour laquelle il ne va pas y participer, un coureur attire l'attention, Wayde van Niekerk. L'objectif du coureur sud-africain est de réaliser le doublé 200-400m dans ces championnats, marchant ainsi sur les pas de l'états-unien Micheal Johnson, qui avait fait ce genre de performance dans les années 1990. Pour ceux qui lisent ce blog, le nom de van Niekerk ne leur est (peut-être) pas étranger car j'ai parlé de sa victoire époustouflante sur le 400m lors des championnats du monde en 2015, en étant dans le couloir 8, à l'extérieur et courant ainsi à l'aveugle - façon de parler -. Et surtout l'image d'un coureur qui s'effondre (littéralement) après la ligne d'arrivée, tellement il était allé au bout de lui-même, en 43"48. Et un an plus tard, à Rio, il devint champion olympique sur cette distance en 43"03, explosant le record de Johnson (43"18) qui pensait être imbattable par les observateurs. Du coup, van Niekerk sera-t-il le premier homme à descendre sous les 43" au 400m? Ce serait quelque chose de fou.

Lavillenie et Mayer, chefs de file

Du côté de la délégation française, les espoirs de médaille sont plutôt limités. Certains cadres, comme Jimmy Vicaut (100m) ou Christophe Lemaître (200m) sont à court de forme, en raison de blessure handicapant leur préparation à ces championnats du monde. Il n'en demeure pas moins qu'ils seront attendus au tournant. Mais deux athlètes français font office de leaders pour la France dans cette compétition, à savoir le décathlonien Kévin Mayer et le perchiste Renaud Lavillenie. Révélation des JO de Rio avec sa médaille d'argent derrière l'états-unien Ashton Eaton, Mayer est considéré par les observateurs comme son successeur car avec son record établi lors des Jeux, il est le sixième meilleur décathlonien de tous les temps, et que le champion olympique Eaton a pris sa retraite sportive en début d'année. Quant à Lavillenie, c'est plus complexe. Pour la première fois depuis 2009, le perchiste n'aborde pas les championnats du monde dans la peau du favori. Cela s'explique parce qu'il n'a pas réussi à franchir la barre de 5,90m depuis le début de la saison en plein air et que la concurrence est rude, avec l'états-unien Sam Kendricks, qui a franchi pour la première fois la barre des 6m cette année, le Canadien Shawn Barber, champion du monde en titre, l'Allemand Raphael Holzdeppe, médaillé à de multiples reprises ou encore le Polonais Piotr Lisek. Du coup, la tâche pour Lavillenie sera compliquée pour gagner le seul titre qui lui manque à son palmarès. Et il y aura un absent de marque, à savoir le brésilien Thiago Braz da Silva, champion olympique à la surprise générale à Rio, devant... Lavillenie.

D'autres athlètes français sont également en mesure d'apporter des médailles tels Mahiedine Mekhissi (3000m steeple), Pierre-Ambroise Bosse (800m), Garfield Darien (110m haies), Yohann Diniz (50km marche), Mélina Robert-Michon (disque) ou encore Alexandra Tavernier (marteau), qui ont connu des médailles soit aux championnats du monde, soit aux JO et peuvent répondre présent au moment opportun. Puis, si les circonstances sont favorables, d'autres athlètes pourraient glaner des breloques pour une délégation tricolore qui compte quelques absents tels Teddy Tamgho (triple saut), Élodie Lesueur (saut en longueur), Pascal Martinot-Lagarde (110m haies), Dimitri Bascou (110m haies) ou Floria Gueï (400m).

Rendez-vous sur la ligne de départ.

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