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Retraite surprise de Nico Rosberg

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

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Fraîchement champion du monde de Formule 1, Nico Rosberg annonce sur les réseaux sociaux l'arrêt de sa carrière de pilote, à l'âge de 31 ans. Une surprise de taille qui va obliger l'écurie Mercedes à trouver un remplaçant pour épauler Lewis Hamilton.

Décidément, c'est le temps des renoncements en ce moment. Après l'allocution de François Hollande qui surprend certain socialistes français, c'est l'arrêt de carrière de Nico Rosberg qui prend le monde de la Formule 1 de court. Le pilote allemand de Mercedes, venant juste de gagner le titre de champion du monde pilotes, après le dernier Grand Prix disputé à Abu Dhabi, dimanche 27 novembre, se retire, par un message adressé à ses fans sur son compte Facebook, en anglais et en allemand - bien qu'il soit francophone de par son adolescence passée à Monaco -.

Une décision mûrie

"J'ai atteint ma montagne, je suis au sommet, donc tout va bien. Ma plus forte émotion maintenant est une profonde gratitude à tous ceux qui m'ont soutenu pour faire que ce rêve se réalise" déclare Rosberg qui explique que sa décision "lundi soir", au lendemain du GP d'Abu Dhabi. Une décision qui était mûrie, d'après ce qu'il explique dans ce texte. "Quand j'ai gagné la course à Suzuka [GP du Japon, NDLR], à partir du moment où le destin du titre était entre mes mains, la pression démarrait et je commençais à réfléchir à terminer ma carrière de pilote si je devenais champion du monde. Dimanche matin, à Abu Dhabi, je savais que ça pourrait être ma dernière course et ce sentiment éclairait ma tête avant le départ. [...] Les lumières se sont éteintes et j'ai eu les 55 tours les plus intenses de ma vie" confesse-t-il.

Du coup, le nouveau champion du monde a dû avertir Toto Wolff, le directeur de l'écurie allemande de son choix et ce dernier comprit la décision du désormais ex-pilote Mercedes. Une façon pour Rosberg de sortir par la grande porte, comme l'eut fait Alain Prost en 1993, lors du quatrième et dernier titre mondial du "Professeur". En tout cas, Nico Rosberg termine 10 ans de présence dans le paddock par le titre suprême, rejoignant son père, Keke Rosberg, au palmarès de la F1, ce qu'un autre fils de champion du monde de F1 sut faire, i.e Damon Hill, fils de Graham Hill, en 1996.

Un volant convoité

Avec cette retraite surprise, du coup le volant Mercedes va vite être convoité. Mais ça ne saurait traîner chez Mercedes, d'autant plus qu'il y a une filière de jeunes pilotes qui serait intéressée de rejoindre l'écurie qui domine la Formule 1 ces trois dernières années. Et tout porte à croire que l'un des protégés de Wolff, le pilote allemand Pascal Wehrlein (22 ans), devrait rejoindre les Flèches d'argent, aux côtés du Britannique Lewis Hamilton, triple champion du monde.

Mais du coup, si cette annonce eut été faite plus tôt, peut-être que le pilote français Esteban Ocon (20 ans) serait en lice pour aller chez Mercedes vu qu'il est un autre pilote couvé par le directeur de l'écurie allemande. Mais comme il a déjà signé chez l'écurie indienne Force India, motorisée par Mercedes, c'est bien trop tard. À moins qu'un autre jeune pilote plein de talent vienne épauler Hamilton, notamment le Néerlandais Max Verstappen (19 ans) ou le Français Pierre Gasly (20 ans). Mais ces deux-là sont des protégés de l'écurie Red Bull et que les directeurs Christian Horner et Helmut Marko ne sont pas du genre à lâcher facilement leurs protégés, bien que Gasly reste cantonné au GP2, l'antichambre de la F1 et doit se contenter d'être pilote de réserve de Red Bull Tag-Heuer (Renault).

Retour du GP de France

Voilà une annonce qui prend bien du monde au dépourvu. Le tout, le jour même où la plupart des médias annoncent le retour du GP de France de F1, qui en demeure éclipsé. Et pourtant, c'est une sacrée nouvelle pour le sport automobile français étant donné que le dernier GP de France s'était déroulé en 2008. Selon plusieurs journalistes, il fera son retour au calendrier en 2018, sur la fin du mois d'août, entre le GP de Belgique (Spa-Francorchamps) et le GP d'Italie (Monza), et ce sur le circuit Paul Ricard du Castellet (Var), qui servit de lieu pour le GP de France dans les années 1970 et 1980 - dernière édition en 1990 -, avant que ce soit celui de Magny-Cours (Nièvre) de 1991 à 2008. Tout cela devrait se confirmer lundi 5 décembre, à Paris, et ce GP de France serait en place pour au moins cinq ans, à partir de 2018. Une victoire pour Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui voulait faire revenir la F1 sur le Paul-Ricard, et l'occasion pour les fans français de F1 de voir de près les pilotes français (Ocon, Romain Grosjean) ainsi que l'écurie Renault, en espérant que cette dernière va relever son niveau dans les prochaines années.

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