Possible retour de Renault en tant qu'écurie complète en F1

Publié le par JoSeseSeko

Photo prise par kptyson durant les essais libres du GP du Canada 2006

Photo prise par kptyson durant les essais libres du GP du Canada 2006

Renault, de retour en tant qu'écurie complète? Le paddock en fait un bruit de plus en plus insistant à ce sujet, pour l'horizon 2016-2017, avec un pilote français dans un des deux baquets. Une nouvelle intéressante pour la F1 en France.

Vu la tournure que prend la saison 2015 de Formule 1, avec une écrasante supériorité de l'équipe Mercedes qui a encore réalisé une démonstration de force au Grand Prix du Canada, le week end du 7 juin, avec un doublé, Lewis Hamilton devant Nico Rosberg. Et malgré la victoire du pilote allemand de Ferrari Sebastian Vettel en Malaisie, la messe semble déjà dite. Du coup, certains anticipent la saison 2016, qui pourrait être marquée par un retour d'une écurie, celui de Renault.

2016 ou 2017?

Le constructeur français, qui s'était engagé à deux reprises en F1 en tant qu'écurie complète (1977-1985 et 2002-2010), dont notamment le doublé championnat pilotes et constructeurs en 2005 et 2006 avec l'Espagnol Fernando Alonso comme fer de lance, compter prouver le sens du proverbe "jamais deux sans trois". Au début de la saison, il était question que ce soit dès 2016, et le quotidien sportif français l'Équipe évoquait l'intérêt de la marque au losange pour racheter l'écurie Toro Rosso, la petite sœur du team Red Bull, sachant que les deux entités sont motorisées par Renault.

Mais le journal espagnol Marca indique pour sa part (cf lien ci-dessous), que ce retour serait programmé pour 2017 et que la cible serait l'écurie Lotus. Ce qui serait un retour aux sources puisque Renault avait cédé la partie châssis, fabriquée à l'usine d'Enstone, au Royaume-Uni, fin 2010, à l'homme d'affaires luxembourgeois Gérard Lopez. Ce dernier ressuscite l'écurie Lotus, tout en gardant Renault comme motoriste (jusqu'en 2014), car le moteur français en F1, c'est 160 victoires en GP (seul le moteur Ferrari fait mieux depuis l'existence de la F1, en 1950). Enfin, d'après le quotidien sportif espagnol, une annonce serait organisée début juillet, à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne, sur le circuit de Silverstone.

Revirement chez Ghosn

Pour les passionnés de F1 en France, si cette "rumeur" du paddock deviendrait réalité, cela serait une bonne nouvelle car ces dernières années, l'érosion parmi les connaisseurs de ce sport automobile dans l'Hexagone est palpable. En tout cas, elle signifierait un changement d'état d'esprit de la part de la direction de Renault, en particulier du PDG Carlos Ghosn. Quand ce dernier remplaça Louis Schweitzer à la tête de l'ex-Régie en 2005, il démontrait une réticence auprès de l'engagement de Renault en F1 comme écurie complète, considérant que c'est trop coûteux, ce qui poussa d'ailleurs Fernando Alonso à signer chez Mclaren-Mercedes en 2007, peu après avoir gagné son premier titre de champion du monde (2005), pour la petite histoire.

Néanmoins, Ghosn n'a pas totalement lâché l'affaire puisque la marque au losange reste un motoriste sérieux depuis 2011, avec des titres gagnés aux côtés de l'écurie Red Bull, comme Renault a des résultats positifs ces derniers temps et comme les Grand Prix se font de plus en plus dans des pays émergents (Chine, Inde, Russie, etc.), il remet en avant la stratégie de son prédécesseur, explicitée par le patron de la branche F1, Patrick Faure, au milieu des années 2000. C'est-à-dire, s'engager pleinement en Formule 1 afin de renforcer l'image de marque de Renault à travers le monde et de conquérir les marchés émergents.

Grosjean sur la piste?

Tous les voyants sembleraient être au vert, d'autant plus que Total, le géant du pétrole, est un partenaire historique (via l'ex-société pétrolière Elf) de Renault en F1. Maintenant, qui seraient les pilotes engagés? Si on suit l'hypothèse de l'Équipe, ce serait le duo de jeunes pilotes de l'écurie Toro Rosso, l'Espagnol Carlos Sainz Jr et le Néerlandais Max Verstappen, qui tiendrait la corde. Et ce, d'autant plus que leur jeunesse permettrait à Renault de s'inscrire dans le long terme.

Si on est plus sensible à l'hypothèse de Marca, il y aurait une quasi-certitude sur un pilote, le français Romain Grosjean, actuellement chez Lotus-Mercedes. L'avantage serait lié à la nationalité (française) mais surtout, Grosjean est soutenu par Total. Donc, cela serait parfaitement logique. Après, comme coéquipier, on pourrait penser à un étranger comme son actuel coéquipier, le Vénézuélien Pastor Maldonado, mais former un duo de pilotes français ne serait pas non plus farfelu. Un Jean-Éric Vergne, actuellement pilote de réserve chez Ferrari, pourrait bien faire l'affaire.

En tout cas, cela reste à suivre et peut-être qu'on en saura davantage en juillet.

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