Avec Galthié, le XV de France écrit une nouvelle page

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Flickr/bullitt50d

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Nouvelle ère pour un de XV de France qui sort d'une Coupe du monde frustrante, et surtout d'une décennie 2010 honteuse, avec Fabien Galthié comme sélectionneur, dont la mission sera de transformer des bleus inexpérimentés en futurs champions du monde pour la Coupe du monde 2023 organisée en France. Pour cela, les Tournois des VI Nations vont servir d'indicateur particulier.

En ce weekend de Brexit, rien de tel qu'un Crunch entre français et anglais pour se chauffer. Hasard du calendrier, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne se fait le même weekend que le retour du Tournoi des VI Nations. Un tournoi qui marque une nouvelle ère pour le Pays de Galles, l'Irlande, l'Italie, mais surtout la France, face à une Angleterre encore sûre d'elle. Après tout, Eddie Jones, le sélectionneur australien du XV de la Rose, peut s'appuyer sur nombre de joueurs finalistes de la dernière Coupe du monde et qui, bien que battus par l'Afrique du Sud en finale, ont démontré une force collective impressionnante, renforçant l'arrogance naturelle d'Albion envers les autres pays de l'hémisphère nord.

Mission 2023 pour Galthié

Face au pays qu'on aime détester, Galthié et son squad ont tout à gagner. En effet, le nouveau sélectionneur français a décidé de partir sur une feuille blanche, avec un rajeunissement général vu que seul le deuxième-ligne Bernard Le Roux dépasse l'âge de 30 ans puis seul le trois-quart centre Gaël Fickou dépasse le nombre de 50 sélections. Dans l'effectif tricolore, plusieurs joueurs n'ont aucune sélection. Signe qu'une nouvelle génération de bleus doit relever le défi, sachant que pour certains d'entre eux, dans la catégorie inférieure - les moins de 20 ans -, ils ont été champions du monde en 2018 et/ou en 2019.

Ce rajeunissement de l'effectif opéré par Galthié et son staff était pour le moins attendu, tant la génération de joueurs présents au sein du XV de France sur l'ensemble de la décennie 2010 sentait la défaite, qu'elle soit humiliante (1/4 de finale Coupe du monde 2015 contre la Nouvelle-Zélande) ou amère (1/4 de finale Coupe du monde 2019 contre le Pays de Galles). Mais ce n'est pas non plus une révolution car certains, à l'instar de Romain Ntamack, ont été intégrés parmi les bleus à l'occasion de la Coupe du monde au Japon. Ce qui fait qu'il y a une certaine continuité sur les derniers mois écoulés, d'autant plus que Galthié tient, dans un premier temps du moins, à faire de la charnière Dupont-Ntamack celle qui doit s'inscrire dans la durée et qui a déjà fait ses preuves l'an dernier et que les deux compères jouent ensemble au Stade Toulousain.

Il ne faut pas se leurrer. C'est 2023 qui est à l'horizon. Autant commencer à s'y atteler de suite, quitte à connaître des défaites au départ pour un groupe inexpérimenté. Mais à force, la situation peut se renverser, avec l'expérience acquise et les automatismes développés. Reste à savoir si ce cap pourra être maintenu par Galthié et ses joueurs tant le désamour entre le XV de France et son public reste profond.

 

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