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La Côte d'Ivoire sur le toit du foot africain

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Carl DE SOUZA/AFP

Photo: Carl DE SOUZA/AFP

Au bout de la nuit, du suspense, la Côte d'Ivoire remporte la Coupe d'Afrique des nations 2015, face au Ghana, lors d'une longue séance de tirs au buts.

Mieux vaut ne pas être cardiaque et impatient du côté des supporters ivoiriens, dimanche 8 février. Mais cette fois, c'est bon, la Côte d'Ivoire gagne sa deuxième Coupe d'Afrique des nations de son histoire, aux dépens du Ghana, suite à la séance de tirs au but, où le gardien ivoirien, Copa Barry s'est montré décisif.

Un air de déjà-vu

Il faut dire que c'est une sacrée revanche pour les Éléphants, surnom de l'équipe ivoirienne, car en 2006 et en 2012, emmenés pourtant par Didier Drogba, le joueur symbole d'une génération "dorée", ils échouèrent en finale, et à chaque fois aux tirs au but, face à l'Égypte et face à la Zambie, cette dernière ayant été entraînée à l'époque par l'actuel sélectionneur ivorien, le français Hervé Renard.

Mais c'est tout de même un air de déjà-vu car la Côte d'Ivoire a gagné sa première CAN aux tirs au but en 1992 face... au Ghana. Une répétition cruelle pour les Black Stars, pour qui la quatrième et dernière CAN gagnée remonte à 1982. Mais c'est encore plus cruel si on rajoute une histoire de famille. En effet, le joueur ghanéen Abedi Pelé, qui a notamment fait le bonheur de l'Olympique de Marseille avec cette passe décisive pour le but de Basile Boli en Ligue des champions, un 26 mai 1993, était de l'équipe finaliste de 92. Ses fils, André et Jordan Ayew, ont subi le même sort hier. Comme quoi l'ironie du sort est très cruelle et que le proverbe "tel père, tel(s) fils" doit résonner dans les têtes.

Surprise congo-zaïroise

Mais en-dehors de cette finale qui rassemblait deux favoris au titre, il y a eu des surprises durant cette CAN 2015. La plus grande étant la résurrection de la République Démocratique du Congo. Les Léopards atteignent la 3e marche du podium, une première depuis 1998. Et malgré les événements tragiques du côté de Kinshasa et la tentative de récupération politique de Kabila fils quand ce dernier est allé les voir avant la demi-finale perdue face à la Côte d'Ivoire, le parcours de la RDC montre que les Léopards, anciens géants du foot africain (2 CAN, la dernière en 1974, premier pays d'Afrique subsaharienne à participer à la Coupe du monde), reviennent sur le devant de la scène, avec l'idée de jouer les favoris pour la CAN 2017 ou 2019 et, je l'espère de tout mon cœur, d'aller à la Coupe du monde 2018 en Russie.

Mais surtout, cela montre que les entraîneurs africains sont bien compétents puisque le sélectionneur des Léopards, Florent Ibengé, ancien international congolais, dirige cette équipe depuis 2014 et a des résultats, d'autant plus que dans le même temps, il coache l'AS Vita club de Kinshasa, qu'il a emmené en finale de la Ligue des champions africaine l'année dernière. Signe que les fédérations africaines pourraient jeter un œil sur le vivier local sans avoir à devoir embaucher des entraîneurs non-africains, même si ces derniers peuvent être talentueux, comme l'atteste Hervé Renard.

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