Le XV de France en quête de redressement

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Benoit Rouvertou

Photo: Benoit Rouvertou

Avec désormais Jacques Brunel à sa tête, l'équipe de France de rugby aborde le prochain Tournoi des VI nations avec une pression qui est d'obtenir des résultats et de redonner de l'espoir tant les amateurs de ballon ovale ne supportent plus la trajectoire déclinante du XV de France ces dernières années. Une mission bien casse-gueule pour le nouvel homme fort de l'équipe nationale.

Redorer un blason qui ne fait plus peur. Voilà l'objectif que doit réussir Jacques Brunel, nouveau sélectionneur du XV de France, à l'approche du Tournoi des VI nations, qui commence samedi 3 février, avec la réception de l'Irlande, au Stade de France. Nommé le 27 décembre dernier, suite au limogeage de Guy Novès par Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, l'ancien entraîneur de l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) se retrouve en état d'urgence avec son squad de 31 joueurs chargés de retrouver le chemin de la victoire, qui les fuit depuis France-Pays de Galles, dernier match du Tournoi des VI nations 2017. Mais surtout, effacer ce cauchemar que fut la série de tests-matchs de novembre, où même le match nul contre le Japon aurait dû être une défaite.

Jouer sur la forme

Pour son premier rassemblement de joueurs, Brunel s'est tourné vers ceux qui affichent la forme du moment. Ce qui est un décalage par rapport à la liste Élite, de 30 à 45 joueurs, composée par la Fédération et la Ligue nationale de rugby, afin de permettre à ces joueurs qui en font partie d'avoir un temps de jeu moindre en club pour être plus frais physiquement pour le XV de France. Du coup, certains joueurs ne faisant pas partie de cette liste ont été pris par Brunel, tels Wenceslas Lauret, Sekou Macalou, Teddy Thomas, Mathieu Jalibert ou encore Geoffroy Palis. Remarque, les deux derniers joueurs cités sont des bizuths chez les Bleus puis - hasard! ^^ -, étaient entrainés par Brunel à l'UBB. La blessure de Morgan Parra, qui devait retrouver le maillot bleu depuis la Coupe du monde 2015, propulse le retour de Maxime Machenaud comme titulaire au poste de demi de mêlée, formant une nouvelle charnière avec Jalibert.

Maintenant, est-ce que les hommes sauront relever le défi? Difficile à savoir. Il y a bien Sébastien Vahaamahina, Teddy Thomas qui avaient quelque peu surnagé durant la tournée de novembre; il y a Kévin Gourdon, repositionné en troisième-ligne centre alors qu'il a pris l'habitude de jouer en tant que troisième-ligne aile; il y a Rémi Lamerat qui revient en tant que trois-quarts centre; il y a Guilhem Guirado, talonneur et capitaine de l'équipe; etc. Reste à savoir si, dos au mur, les Bleus pourraient retrouver un supplément d'âme à partir de samedi? Il faudra voir. Et ce, d'autant plus qu'il y a 50 ans, en 1968, le XV de France réalisa le premier Grand Chelem de son histoire dans le Tournoi et que le neuvième (et dernier) date de 2010.

Soyez réalistes: tentez l'impossible (10e GC)!

Publié dans Sport, Rugby, France, Brunel

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