Hamilton vs Vettel pour rejoindre Fangio

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Tranz Portz1

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À l'aube d'une nouvelle saison de Formule 1, l'écurie Mercedes semble partie pour continuer sa domination sur la discipline depuis 2014, avec un Lewis Hamilton déterminé à chercher un cinquième titre mondial. Tout comme son adversaire Sebastian Vettel, chez Ferrari.

Comme depuis 1996, le premier Grand prix de la saison 2018 de Formule 1 aura lieu à Melbourne en Australie, dimanche 25 mars. La séance de qualification a montré combien la Mercedes de Lewis Hamilton, champion du monde en titre, est en forme puisque le pilote britannique s'élancera en pole position, devant Kimi Räikkönen. Une bonne occasion pour déjà marquer son territoire et de prendre les devants au championnat du monde de F1 (cf lien).

Hamilton sur les pas de Fangio

Cette qualification confirme combien l'écurie allemande et le pilote britannique sont les grands favoris de cette saison 2018. Les essais de Barcelone laissaient déjà entrevoir cette puissance et surtout la fiabilité du moteur Mercedes, le meilleur du plateau depuis 2014, et qui n'a pas fait défaut à Hamilton l'an dernier, pour son quatrième titre mondial. Ce qui illustre, par ailleurs, cette célèbre phrase d'Enzo Ferrari, fondateur de la marque automobile éponyme: "Pour arriver premier, il faut premièrement arriver". Et ce, d'autant plus que les pilotes de F1, cette année, devront faire avec trois moteurs pour toute la saison, soit un moteur sur sept Grand prix - essais libres, qualification, course -. Donc, la casse est quasiment interdite, sous peine de pénalités sur la grille de départ.

En tout cas, l'objectif pour Hamilton est un cinquième titre mondial, lui permettant de rejoindre au palmarès le pilote argentin Juan Manuel Fangio, le mythique pilote de F1 des années 1950 - premières années de la discipline -.

Match à trois?

Mais Hamilton n'est pas le seul à vouloir égaler Fangio au palmarès de la F1. L'Allemand Sebastian Vettel vise également un cinquième titre mondial, au volant d'une Ferrari qui laisse pantois certains observateurs car si les tests à Barcelone indique que Ferrari a établi les meilleurs chronos, avec un moteur amélioré en termes de puissance et de fiabilité, le châssis semble laisser à désirer et pourrait bien pénaliser Vettel et Räikkönen face à Hamilton et Valteri Bottas.

Mais Ferrari n'est pas la seule équipe à vouloir le scalp de Mercedes. Red-Bull est également dans la course avec l'Australien Daniel Ricciardo et le Néerlandais Max Verstappen. L'écurie autrichienne, motorisée par Renault, tient à vouloir jouer les troubles-fêtes et organiser un match à trois pour les titres pilotes et constructeurs, en ayant voulu durant les essais d'hiver confirmer une meilleure copie du châssis, qui n'avait pas été une réussite en 2017, mais surtout les progrès du moteur Renault, qui souffre encore de la comparaison avec Mercedes à propos de la puissance et de la fiabilité.

Renault en quatrième larron?

D'ailleurs, en tant qu'écurie complète, Renault tient à continuer sa progression dans la hiérarchie de la F1. Après une neuvième place dans le championnat constructeurs en 2016, puis une sixième place - à l'arrachée - en 2017, l'ex-Régie compte bien affirmer ses progrès sur la piste, comme l'ont laissé entrevoir les essais à Barcelone, avec le duo de pilotes que forme l'Allemand Nico Hülkenberg et l'Espagnol Carlos Sainz Jr, dans l'objectif d'être la quatrième force du plateau à l'issue de la saison 2018.

Mais la tâche promet d'être complexe en raison de Force India, motorisée par Mercedes, et les pilotes Sergio Perez (Mexique) et Esteban Ocon (France), mais aussi avec McLaren, motorisée par... Renault. D'ailleurs, le pilote espagnol Fernando Alonso, soulagé de la fin de la collaboration McLaren-Honda, espère remonter dans la hiérarchie des pilotes, histoire de montrer son panache jusque pour accéder à des podiums, si les circonstances le permettent. Puis les écuries Haas et Toro Rosso, respectivement motorisées par Ferrari et Honda, entendent bien se mêler à la lutte. Pour le cas de Toro Rosso, ça pourrait valoir de test auprès de Red Bull, vu que cette année serait la dernière dans la collaboration entre l'écurie autrichienne et le motoriste français, avec la tentation d'être fourni par le motoriste japonais en 2019.

De quoi être intéressé par cette nouvelle saison, dès la nuit de samedi à dimanche, en heure française.
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