L'éclaircie pour Hamilton

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Flickr/a9339339

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La victoire de Lewis Hamilton au Grand prix de Hongrie, avant la pause estivale, permet au pilote Mercedes d'avoir 24 points d'avance sur Sebastian Vettel, son rival chez Ferrari. Le britannique est en bonne voie pour un cinquième titre mondial si la fiabilité et la performance sont au rendez-vous. Ce qui n'est pas certain. En-dehors des trois top teams, la bataille fait rage pour la quatrième place des constructeurs, où Renault devra batailler face à Haas en particulier.

L'heure de la pause estivale est arrivée pour la Formule 1, au bout du Grand prix de Hongrie, le 12e de la saison sur 21 GP. Il en ressort une nouvelle victoire de Lewis Hamilton (Mercedes) sur le tracé du Hungaroring, devant les Ferrari de Sebastian Vettel et de Kimi Räikkönen. Grâce à cette victoire, le pilote britannique, quadruple champion du monde, compte 24 points d'avance sur son rival allemand, également quadruple champion du monde. Les deux pilotes se tirent la bourre pour arriver à empocher un cinquième titre de champion du monde, et ainsi rejoindre l'Argentin Juan Manuel Fangio, champion légendaire des années 1950, au palmarès de la F1.

L'erreur se paie

Ce duel annoncé entre Hamilton et Vettel en début de saison tient toutes ses promesses, chacun profitant des erreurs de l'autre pour lui passer devant au championnat, avec des équipiers finlandais - Räikkönen auprès de Vettel chez Ferrari; Valteri Bottas auprès de Hamilton chez Mercedes  - servant de lieutenants dociles. Du coup, la moindre erreur se paie. Lors du Grand prix d'Autriche, début juillet, Hamilton semblait parti pour la victoire mais un ennui mécanique l'obligea à connaitre l'abandon, ce qui est une première depuis le Grand prix de Malaisie... 2016. Une occasion saisie par Vettel pour reprendre la tête du championnat pilotes, mais il la perdit deux Grand prix plus tard, chez lui en Allemagne, en raison d'une sortie de piste, voyant Hamilton continuer sa route et repasser devant. Toujours est-il que Mercedes et Ferrari affichent des niveaux similaires, voire même une dynamique plus favorable au cheval cabré plutôt qu'aux flèches d'argent, suite à l'évolution du moteur Ferrari, après le Grand prix du Canada, qui surprennent et inquiètent Mercedes pour la suite de la saison.

Mais du coup, des erreurs chez Mercedes et Ferrari peuvent profiter à la troisième grande écurie du paddock, à savoir Red Bull. L'écurie autrichienne, motorisée par Renault, peut compter sur un duo de pilotes chevronné - l'Australien Daniel Ricciardo et le Néerlandais Max Verstappen - pour jouer les opportunistes. Les victoires de Ricciardo en Chine et à Monaco, plus celle de Verstappen en Autriche, attestent de cette vision des choses. Mais difficile pour Red Bull d'être pleinement dans la lutte pour les titres pilotes et constructeurs en raison du manque de puissance du moteur Renault, ce dont l'écurie autrichienne en fait volontiers reproche auprès du motoriste français ces dernières années, au point que lors du Grand prix du Canada, le partenariat entre les deux entités se terminera à la fin de la saison 2018 et pour l'an prochain, Red Bull aura Honda comme fournisseur de moteurs, à l'instar de sa petite sœur, Toro Rosso, qui utilise le motoriste japonais depuis cette saison.

Renault sur la défensive

En-dehors des trois premières places au classement des constructeurs, inaccessibles pour le reste du paddock, la bataille pour la quatrième place est pour le moins intense. Si sur l'ensemble de cette première partie de saison, Renault semble tenir cette quatrième place, la dynamique observée depuis le Grand prix du Canada montre combien le constructeur français est sur la défensive car d'autres écuries convoitent cette place et reviennent dans la course. Tout particulièrement l'écurie Haas. Motorisée par Ferrari, l'écurie états-unienne a bénéficié à plein de la dernière évolution moteur de Ferrari et rattrape progressivement son retard sur Renault, avec un duo Kevin Magnussen/Romain Grosjean qui marque de plus en plus de points en GP. Notamment le français, qui n'avait pas pu marquer le moindre point avant le Grand prix d'Autriche, et qui tend à enchaîner depuis. De quoi se dire que le duo de pilotes Renault Nico Hülkenberg/Carlos Sainz jr devra cravacher pour respecter cet objectif de la marque au losange pour 2018, mais que les ingénieurs et mécaniciens châssis et moteur devront trouver des solutions en matière de performance pour la suite de la saison, sans négliger la fiabilité pour autant.

Chaises musicales pour 2019?

En cette période de la saison, les rumeurs en matière de transfert vont bon train. Il était un temps question que Räikkönen soit remplacé par le pilote monégasque Charles Leclerc, qui fait un beau début de saison avec l'écurie Sauber, motorisée par Ferrari. Mais c'est loin d'être si sûr vu que le Finlandais, champion du monde en 2007, a terminé sur le podium sur les cinq derniers Grand prix, prouvant qu'à 38 ans, il a encore de beaux restes en matière de pilotage. Daniel Ricciardo attire l'attention du paddock. Pendant un moment, il semblait tenté de quitter Red Bull mais le pilote australien semble opter pour le statut quo dans l'écurie autrichienne.

C'est peut-être chez Renault que les choses auraient le plus de probabilité de bouger. En effet, la future fin de la collaboration Red Bull-Renault oblige Carlos Sainz jr, prêté par Red Bull à Renault, à soit rester dans l'écurie française, soit revenir dans le giron Red Bull à travers Toro Rosso, sans doute aux côtés du français Pierre Gasly. D'un autre côté, la mise en faillite de l'écurie Force India semble réactiver la tentation chez Renault d'enrôler le Français Esteban Ocon, bien qu'il soit dans le giron de Mercedes.

En tout cas, le premier mouvement de la part d'une écurie pourrait produire un effet domino sur le reste du paddock.

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