Ocon chez Renault pour 2020

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Twitter

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Le pilote français s'engage pour deux ans au sein de l'écurie au losange à partir de 2020, poussant vers la sortie Nico Hülkenberg pour épauler Daniel Ricciardo afin de permettre à Renault de retrouver des sommets qui sont encore loin d'être accessibles en ce moment.

Le destin joue bien des tours en Formule 1. Il y a un an, Daniel Ricciardo officialisait son arrivée chez Renault, alors que nombre d'observateurs pensaient qu'Esteban Ocon aurait eu la place aux côtés de Nico Hülkenberg, et par ce transfert surprise, Ocon s'est retrouvé sur la touche, devenant pilote de réserve chez Mercedes en cette année 2019. Aujourd'hui, en préparation du Grand prix de Belgique à Spa-Francorchamps, le Français Ocon rejoindra officiellement l'écurie au losange l'an prochain, pour une durée de deux ans, aux côtés de l'Australien Ricciardo, mettant cette fois-ci l'Allemand Hülkenberg sur la touche, sauf si une place se libère au sein de l'écurie Haas motorisée par Ferrari.

Une nouvelle histoire franco-française

Il faut dire que l'histoire entre Ocon et Renault est complexe. Lors du retour de la marque au losange en tant qu'écurie complète, en 2016, Ocon était pilote de réserve pour Renault mais qu'il était dans le giron de Mercedes puisque son manager n'est autre que Toto Wolff, directeur des flèches d'argent, pouvant donner l'espoir à ce que le pilote français rejoigne l'écurie allemande qui domine la F1 depuis 2014. En dépit de ses expériences avec l'écurie Force India - devenue Racing Point -, motorisée par Mercedes, il était impossible de rejoindre Mercedes en raison de Valteri Bottas, actuel coéquipier de Lewis Hamilton et prolongé au sein de l'écurie, malgré son étiolement progressif en cette première partie de saison de F1 2019. On peut dire que l'arrivée d'Ocon chez Renault est la conséquence directe du maintien de Bottas chez Mercedes. Sachant combien l'horizon était bouché, Wolff n'a pas eu d'autre choix que de libérer son protégé pour qu'il puisse retrouver un volant pour 2020 et vu la situation chez Renault, avec un Hülkenberg pas forcément à l'aise depuis le début de la saison, c'était une opportunité à saisir (cf liens n°1, n°2).

En tout cas, c'est une histoire franco-française qui est partie pour s'écrire. Et chez Renault, ça a été le cas lors des débuts de l'ex-Régie en F1 (1977), avec en point d'orgue le passage d'Alain Prost, qui faillit être couronné de succès en 1983 mais cette occasion manquée provoqua une brouille entre le futur quadruple champion du monde de F1 et l'écurie française. Une brouille appartenant au passé puisque Prost fait office de directeur non-exécutif au sein de l'écurie Renault. Charge aux ingénieurs des usines châssis (Enstone, Royaume-Uni) et moteur (Viry-Châtillon) de trouver des solutions pour finir dignement 2019 et préparer au mieux 2020 pour que le duo Ricciardo-Ocon brille sur la piste.

Dernière haie à franchir

Si cette arrivée est une bonne nouvelle pour la F1 en France et ses suiveurs, il n'en reste pas moins que voir un pilote français dans une écurie de pointe, donc capable de jouer la victoire, est un parcours semé d'embûches et que la dernière haie reste difficile à franchir. Pierre Gasly en donne l'amer exemple. Durant la trêve estivale, l'écurie Red Bull, motorisée par Honda, a annoncé le chassé-croisé entre Gasly et Alexander Albon, le second prenant la place du premier chez Red Bull. Une punition envers le pilote français qui n'a pas réussi son début de saison, souffrant de la comparaison avec son coéquipier néerlandais Max Verstappen, même si beaucoup de suiveurs de la F1 estiment que Red Bull a façonné la voiture 2019 exclusivement pour Verstappen, ne cherchant guère à modifier les réglages pour que Gasly s'adapte mieux à sa voiture et puisse lutter à armes égales. Puis, comme on n'est pas à une vacherie près chez Red Bull, il était question que Gasly reste dans l'écurie autrichienne jusqu'à la fin de la saison. C'est dire si la parole donné n'est pas une garantie.

Désormais de retour chez Toro Rosso, la "petite sœur" de Red Bull, Gasly devra se remobiliser pour prouver aux dirigeants de l'écurie autrichienne qu'ils ont fait une erreur en opérant ce changement et qu'il faudra se méfier du pilote français s'il a un état d'esprit revanchard, voire rancunier.

Toujours est-il que ce n'est pas demain la veille - sauf miracle - qu'Olivier Panis, dernier vainqueur français d'un Grand prix (Monaco 1996), verra un compatriote lui succéder au palmarès des vainqueurs français en F1, ou que Prost verra quelqu'un l'effacer des tablettes en tant que pilote français champion du monde en F1.

Publié dans Sport, Formule 1, Renault, Ocon

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A
En tant que fan d’Esteban Ocon, je pense que le pilote automobile a fait le bon choix en rejoignant le Renault F1 team. Ce dernier fait partie des meilleures écuries de Formule 1.
À bientôt !
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