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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Une tournée probante pour un XV de France perfectible

Publié par JoSeseSeko sur 23 Novembre 2024, 11:30am

Catégories : #Sport, #Rugby, #France, #Galthié, #Dupont, #Ramos, #Bielle-Biarrey

Photo: X

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La réussite des trois matchs de la tournée automnale pour l'équipe de France de rugby permet de terminer 2024 sur une meilleure note que sur le début d'année, pour le moins tortueux. Néanmoins, il y a du pain sur la planche et la gestion des joueurs par Fabien Galthié peut faire tiquer pour l'avenir.

"La balle à l'aile, la vie est belle". Cette expression tombe à pic pour saluer un XV de France qui a été invaincu durant la tournée d'automne. Trois matchs, trois victoires, contre le Japon (52-17), la Nouvelle-Zélande (30-29) et l'Argentine (37-23). Cette dernière victoire clôturant la série de matchs internationaux côté français pour l'année 2024. Mais il est clair qu'on retiendra davantage la courte victoire contre les All Blacks, tant les Bleus durent aller la chercher dans un stade de France qui peut désormais être considéré comme une enceinte qui transcende les joueurs tricolores et instille le doute chez les adversaires.

Réussites individuelles...

Le côté positif de cette tournée d'automne, c'est qu'individuellement, les joueurs répondent présent, avec pour certains, un rôle de facteur X déterminant pour avoir une issue positive des matchs. En premier lieu, Antoine Dupont. De retour dans le XV de France, après un début d'année passé au rugby à VII avec au bout le titre olympique lors des JO de Paris, le demi de mêlée et capitaine du XV de France a montré qu'il reste le métronome et combien son absence a pesé, notamment lors du Tournoi des VI nations, même si un Nolan Le Garrec tent à devenir une doublure crédible au poste de demi de mêlée, au point que ce dernier termine les matchs et que Dupont soit placé en demi d'ouverture, tandis que Thomas Ramos glisserait à l'arrière.

Justement, Ramos, habituellement arrière, a été placé à l'ouverture, signe de sa polyvalence, aux côtés de son partenaire de club Dupont, au Stade toulousain. Son adresse face aux poteaux pour les pénalités et les transformations a été décisive pour la victoire contre la Nouvelle-Zélande, tant les Bleus étaient dominés par les All Blacks durant le match. Mais aussi une activité ballon en main bien sentie et surtout un jeu au pied astucieux comme celui appliqué contre les Néo-Zélandais menant au troisième essai français signé Louis Bielle-Biarrey.

D'ailleurs, le 3/4 aile de l'Union Bordeaux-Bègles a brillé durant ces trois matchs. Deux essais contre le Japon, un contre la Nouvelle-Zélande, un contre l'Argentine. Et bien des défenses adverses vont le craindre ou devoir le surveiller comme le lait sur le feu à l'avenir car sa vitesse de course exceptionnelle fait de lui un facteur X difficilement prenable en cas de coup de pied rasant qui file vers la ligne d'en-but. Et comme il n'a que 21 ans, Bielle-Biarrey est promis à un grand avenir au sein du XV de France en continuant de la sorte.

... Fébrilités collectives

Si je parle de trois joueurs, mais pas d'une réussite collective, c'est que sur ce point, il y a des choses à redire. En premier lieu, ce qui est appelé les fondamentaux du rugby, à savoir les lancers en touche et la mêlée, la France a vraiment du souci à se faire. Surtout en touche, où l'alignement bleu s'est fait grandement contrer par le Japon, la Nouvelle-Zélande et l'Argentine. Ce qui prive de munitions offensives d'une part, et expose à du risque en défense d'autre part. C'est le point noir de cette tournée d'automne. Autre souci à régler pour le staff de Fabien Galthié, c'est la mêlée. Elle a grandement souffert et a été très pénalisée contre les All Blacks, de même que lors de la deuxième mi-temps contre les Pumas alors qu'elle dominait l'Argentine sur ce point en première période. Cela traduit un manque de liant collectif, pouvant être aggravé par des contrecoups physiques comme par exemple les blessures du pilier droit Tevita Tatafu au bout de 10 minutes de jeu contre les All Blacks ou du pilier gauche Jean-Baptiste Gros au bout de 3 minutes contre les Pumas, obligeant Galthié a opérer des changements précoces.

Autre souci, la défense. Celle-ci a encaissé près de 3 essais par match en moyenne. Et contre la Nouvelle-Zélande, ou dans une moindre mesure contre l'Argentine, elle a grandement subi à l'impact et s'est grandement exposée face à la longueur et l'intensité mises par ces équipes-là. Et autant le dire de suite, la victoire contre les All Blacks est chanceuse car la première mi-temps française a été mauvaise et que les Bleus purent s'estimer chanceux de n'avoir eu que sept points de retard au bout de 40 minutes (10-17), tant les All Blacks dominaient l'ensemble de cette première mi-temps. Mais cela prouve aussi que les joueurs ont tenu et ont fait en sorte de renverser la situation pour gagner au bout du compte. Signe que mentalement, le collectif sait aller au bout de l'effort.

Piquer au vif les joueurs?

Enfin, une des curiosités de cette tournée d'automne est le management opéré par Galthié. En effet, le sélectionneur du XV de France n'a pas hésité à mettre de côté des cadres ayant symbolisé son premier mandat de sélectionneur, comme Charles Ollivon lors de France/Nouvelle-Zélande ou Grégory Alldritt lors de France/Argentine. Il s'en est expliqué en parlant de générer "une émulation" au sein de l'effectif tricolore, pour mieux pousser les joueurs à donner le meilleur d'eux-mêmes. Y compris en intégrant des nouveaux venus, dans la perspective de la coupe du monde 2027 en Australie.

On peut penser se dire que les faits lui donnent raison, avec les résultats obtenus. Néanmoins, le doute demeure, notamment par rapport au demi d'ouverture Matthieu Jalibert. Ce dernier, habituellement titulaire au poste, notamment en l'absence de Romain Ntamack, pouvait estimer être le chef d'orchestre, aux côtés de Dupont sur les trois matchs de la tournée automnale, ou du moins les deux derniers (Nouvelle-Zélande et Argentine). Mais il n'a pas joué du tout, préférant retourner auprès de son club, l'union Bordeaux-Bègles. Cela a de quoi intriguer les observateurs sur la relation entre le joueur et Galthié et éveiller des questionnements sur le management du sélectionneur, réputé sec, voire cassant avec les joueurs, notamment du temps où Galthié entraînait le Montpellier Hérault rugby ou le Rugby club toulonnais.

Mais après un début d'année délicat, et surtout une tournée d'été en Argentine marquée par une affaire de viol où deux joueurs - Hugo Auradou et Oscar Jégou - sont accusés d'avoir violé une femme après le premier match Argentine-France, passant un mois en prison et un autre mois sans autorisation de rentrer en France, mais aussi les propos racistes de l'arrière Melvyn Jaminet, cette tournée d'automne donne une respiration pour un rugby français sous tension, désormais sommé de se montrer exemplaire.

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