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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Verstappen en mode professeur gestionnaire

Publié par JoSeseSeko sur 24 Novembre 2024, 19:40pm

Catégories : #Sport, #Formule 1, #Verstappen, #Red Bull

Photo: X

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À deux grands prix de la fin de la saison, le pilote néerlandais assure un quatrième titre mondial pilotes. Un titre qui pourra paraître comme le plus beau car il est allé le chercher, avec une deuxième partie de saison délicate pour l'écurie Red Bull, clairement en retrait.

"Quatre à la suite". Max Verstappen rejoint Alain Prost et Sebastian Vettel parmi les quadruples champions du monde de Formule 1. À l'issue du Grand prix de Las Vegas, 22ème sur les 24 que compte la saison 2024, où le pilote néerlandais a terminé cinquième, il s'adjuge un quatrième titre mondial de rang, après ceux de 2021, 2022 et 2023. Chacun des trois ayant un arrière-goût particulier, soit sur les conditions d'attribution, soit sur la domination outrancière de l'écurie Red Bull-Honda.

Tournant décisif au Brésil

2024 est une exception dans la carrière de Verstappen. Certes, il est le pilote comptant le plus de victoires (8) sur cette saison, qui n'est pas encore terminée, mais entre la septième (GP d'Espagne) et la huitième victoire (GP du Brésil), il y a eu une série de 10 grands prix sans victoire. Ce qui est une disette rare chez Verstappen depuis son premier titre en 2021. Cela s'explique par une concurrence renforcée et multiple. En premier lieu, McLaren-Mercedes, avec Norris, qui se montre comme l'écurie dominante sur cette saison 2024, mais qui laisse filer des victoires par mauvais choix stratégiques par rapport à Norris et son coéquipier Oscar Piastri. Ce dont en profite, en second lieu, Ferrari, avec le duo Charles Leclerc-Carlos Sainz jr, où la progression se fait sentir après un moment moins prolifique peu avant la pause estivale du mois d'août. Et enfin Mercedes qui, par moments, comme sur le Grand prix de Las Vegas, peut dominer les débats avec Lewis Hamilton ou George Russel.

Cette concurrence renforcée met en difficulté Red Bull, qui est dominée au classement des constructeurs, mais ce renforcement ne se fait pas en même temps et les erreurs stratégiques permettent à Verstappen de collecter les "points intermédiaires" et de maintenir l'avance accumulée en début de saison. Mais le tournant décisif a été clairement le Grand prix du Brésil, 21ème GP de la saison. Dans des conditions météo pluvieuses, avec en plus une pénalité de cinq places pour changement de moteur, le Néerlandais s'élançait 17ème tandis que Norris partait en pole position. Mais les sorties de piste provoquant voiture de sécurité et drapeau rouge, plus des dépassements magnifiques de Verstappen, permirent à ce dernier de gagner le Grand prix, livrant une maestria de pilotage sous la pluie, digne d'un Ayrton Senna ou d'un Michael Schumacher, qui brillaient de mille feux dans ce genre de situation en leur temps. Une victoire d'autant plus probante que Norris, en parallèle termina sixième, commettant des erreurs sur la piste humide.

Red Bull dominé

Clairement, cette victoire au Brésil valorise ce quatrième titre de Verstappen, montrant qu'il a bataillé, géré au maximum pour arriver à son objectif. Ce qui permet aussi d'effacer des faits de course plus scabreux de la part du Néerlandais, notamment au Grand prix du Mexique, où il appliqua une défense extrême, voire dangereuse, contre Norris, lui valant des pénalités en course et que le grand prix précédent, aux États-Unis, il avait agi de la même manière sans être pénalisé, mais au contraire poussant Norris à être pénalisé.

Mais pour qu'il démontre un pilotage agressif quand il s'agit de défendre, c'est que la Red Bull de 2024 n'est pas dominante comme l'était sa devancière de 2023. Et c'est Sergio Pérez, coéquipier de Verstappen, qui indique le baromètre. Le Mexicain a été très irrégulier ces derniers temps, au point que sa place pour 2025 est menacée, en dépit d'une prolongation signée au début de l'été. Mais c'est en raison d'une voiture plus instable, d'un développement manqué durant la saison et d'une certaine conséquence du départ de l'ingénieur Adrian Newey, qui rejoindra Aston Martin en 2025, sachant que depuis le printemps, après avoir annoncé son départ de Red Bull, il suit une période de "jardinage", où il ne doit pas s'occuper du développement de la F1. Question d'éviter une fuite de données technologiques, industrielles.

Néanmoins, le titre constructeurs n'a pas encore livré son verdict et que la lutte se concentre entre McLaren-Mercedes et Ferrari. Et quelque chose me dit que le cheval cabré va finir par prendre le dessus sur les papayes. On le saura le 8 décembre prochain.

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