Hispanisation de la Ligue1?

Publié le par JoSeseSeko

Le week-end dernier, la saison 2012-2013 du championnat de France de Ligue 1 a rendu son verdict. Le Paris Saint-Germain est devenu champion de France pour la 3ème fois de son histoire, 19 ans après son dernier titre et comme il y a 19 ans, le second n'est autre que l'Olympique de Marseille, l'ennemi juré. Enfin, l'Olympique Lyonnais complète le podium.

Mais cette saison va laisser un goût amer avec un PSG champion version qatari (le Qatar étant propriétaire du club de la capitale française) mais trop nerveux pour être méritant et trop débordé pour en bonifier l'aspect positif de la chose (les événements du Trocadéro, la victimisation par rapport à l'arbitrage plus l'attitude de certains joueurs envers d'autres équipes); un OM soumis à une austérité à la grecque (rappelant les origines grecques de Marseille) et gagnant à l'italienne (faible spectacle, victoires miraculeuses mais quand même gros mental) ou un OL s'étant noyé entre février et mars, avec une politique d'austérité équivalente au cas précédent.

Mais pour être en phase avec le titre de l'article, il va y avoir à partir de la saison prochaine deux championnats en un. Le premier sera entre le PSG et l'AS Monaco (revenant en L1 après deux ans de purgatoire en Ligue 2), dont les moyens sont illimités pour chacun, attirant des joueurs de haut niveau pour mieux bercer les illusions, essence même du foot-business néo-libéral (bémol à cette partie critique: l'ASM a développé son centre de formation et nombre de jeunes joueurs français issus de ce centre de formation arrivent à jouer dans l'équipe première). Le second, entre les 18 autres clubs, dont l'OM et l'OL, obligés de se serrer la ceinture, mais ne chercheront pas à développer leur centre de formation, surtout du côté de l'OM qui a du retard dans ce domaine. Ce sera relativement nouveau en France là où c'est institutionnalisé en Espagne où c'est depuis des années, Real Madrid-FC Barcelone et les autres. Ce contraste se renforce si on regarde l'endettement des clubs. D'après un article du journal l'Équipe paru le 18 août 2011, la Liga est le championnat européen le plus endetté, ayant même le record mondial, avec 4 milliards d'euros (contre 109 millions d'euros en Ligue 1, merci la DNCG!) et parfois des salaires impayés. Soit dit en passant, le fair-play financier est bien une démarche salutaire sans quoi les clubs pourraient fermer boutique et rajouter de la récession, du chômage, de l'instabilité dans les différents pays.

Pour finir, il y a une chose qui différencie le championnat français de l'espagnol. Il n'y a aucune culture foot en France, à trois exceptions près (Marseille, Saint-Étienne, Lens) alors qu'en Espagne, le foot est ancré dans la vie sociale et économique des espagnols. En tout cas, les dés sont pipés, rien ne va plus!

Publié dans Sport, Football, PSG, OM, ASM, OL, Économie, Ligue 1

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