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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Norris, au bout du dernier virage

Publié par JoSeseSeko sur 8 Décembre 2025, 15:07pm

Catégories : #Sport, #Formule 1, #McLaren, #Norris, #Piastri, #Red Bull, #Verstappen, #Ferrari, #Alpine, #Renault

Photo: X

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Au terme d'une saison où le titre pilotes s'est finalement joué au bout du dernier Grand prix, Lando Norris, qui n'était pas en position favorable au moment de la trêve estivale, a finalement renversé la vapeur pour acquérir son premier titre de champion du monde pilotes, devant un Max Verstappen revenu dans la course et un Oscar Piastri qui a craqué dans la deuxième moitié de la saison. Une fin d'ère pour la F1, avec le retrait des moteurs Renault qui laisse un goût fort amer.

Verstappen-Piastri-Norris. Tel est le podium, dans cet ordre, du Grand prix d'Abu Dhabi, 24ème et dernier Grand prix de la saison 2025 de Formule 1. Mais c'est bel et bien Norris qui termine champion du monde pilotes, devant Verstappen et Piastri. Une consécration pour le pilote britannique, après avoir été le dauphin de Verstappen en 2024. Il devient le 35ème pilote de l'histoire de la F1 à inscrire son nom au palmarès et le 11ème Britannique à devenir champion du monde pilotes. De même qu'il est le premier depuis son compatriote Jenson Button en 2009 à être champion dans une voiture qui n'est ni une Mercedes, ni une Red Bull.

Tergiversations de McLaren

Néanmoins, au moment de la deuxième partie de saison, le pilote McLaren avait 11 points de retard sur son coéquipier australien Piastri. Et même 36 en raison de son abandon au Grand prix des Pays-Bas remporté par l'Australien, qui semblait parti pour une voie royale vers le titre pilotes, grâce à une écurie McLaren, motorisée par Mercedes, qui est l'écurie dominante depuis fin 2023-début 2024, avec le titre constructeurs assuré l'an dernier.

Si la voiture était largement dominante cette année, la gestion du duo de pilotes a fait que la direction de l'écurie a pédalé dans la semoule, au nom de sa règle des "papaya rules", visant à fournir un traitement équitable aux deux pilotes. Résultat, des décisions qui ont plutôt déséquilibré Piastri à partir du Grand prix d'Italie et que par la suite, le pilote australien n'était plus tellement à l'aise et perdit la tête du championnat, au profit de Norris. Sans oublier des erreurs mécaniques lors d'arrêts au stand longs, mais surtout une double disqualification au Grand prix de Las Vegas, soit l'antépénultième GP, pour usure excessive du patin sous la voiture. C'est dire si un titre qui semblait joué d'avance entre les deux pilotes McLaren mi-saison a bien failli leur échapper au bout du dernier virage.

Verstappen, toujours à l'affût

Et celui qui a bien failli coiffer au poteau Norris n'est autre que Verstappen. Et pourtant, le pilote néerlandais, quadruple champion du monde en titre, faisait grise mine mi-saison, pensant ne plus pouvoir lutter pour le titre pilotes et devenir l'égal de Juan Manuel Fangio avec un cinquième titre de champion du monde pilotes. Mais les tergiversations de McLaren d'une part, et la restructuration au sein de Red Bull d'autre part, avec le licenciement de Christian Horner à la direction de l'écurie et son remplacement par Laurent Mekies, ont permis au pilote Red Bull de lutter jusqu'au bout, gagnant notamment les trois derniers GP de la saison. Signe que le nouvel encadrement de Red Bull l'a de nouveau motivé et que la perspective de 2026, année d'une nouvelle réglementation, voudra lui donner un goût de revanche à prendre et non pas de lassitude de la période de domination qu'il a eu - de 2021 à 2024 -.

À voir si le Français Isack Hadjar, qui sera le futur coéquipier de Verstappen l'an dernier, saura rivaliser avec Verstappen tant ce dernier explose ses coéquipiers - Gasly, Albon, Pérez, Lawson, Tsunoda - ces dernières années.

Ferrari aux abonnés absents

2025 devait marquer une présence accrue de Ferrari aux avant-postes, avec en outre l'arrivée du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton chez le cheval cabré, aux côtés du pilote monégasque Charles Leclerc. Mais tel un soufflet, c'est vite retombé et la déception est vive au sein de la Scuderia et des tifosi. Au point que le directeur de l'écurie Frédéric Vasseur était considéré comme sur la sellette. Aucune victoire en Grand prix cette saison, si on fait exception de la course sprint en Chine remportée par Hamilton. De quoi susciter l'incompréhension de l'autre côté des Alpes! Et notamment une inadaptation de Hamilton au sein de la Scuderia. Mais le pilote britannique pense pouvoir se refaire la cerise en 2026, tant la réglementation en vigueur depuis 2022 l'énervait et qu'il est désormais content qu'elle appartienne au passé.

Puis l'écurie italienne, se rendant vite compte de son incapacité à lutter sur l'ensemble de la saison, s'est grandement tournée vers la préparation à la voiture de 2026 et à la nouvelle réglementation qui veut rendre les voitures moins larges, moins longues et par conséquent moins lourdes, en dépit d'un renforcement de la partie électrique du moteur V6 hybride, en vigueur depuis 2014.

Adieu ou au revoir Renault ?

D'ailleurs, le régime du moteur V6 hybride a eu raison de l'implication de Renault en F1. On le savait depuis septembre 2024, mais le GP d'Abu Dhabi a marqué la fin du moteur Renault, puisque le losange a décidé que son écurie Alpine serait motorisée par... Mercedes à partir de l'an prochain. Histoire d'économiser 100 millions d'euros sur le budget. Quitte à jeter à la poubelle le travail effectué par le personnel du département moteurs à Viry-Châtillon dans la perspective de 2026 et tirer le rideau sur près d'un demi-siècle d'histoire de Renault en F1, devenant un motoriste de référence durant les années 1990, 2000 et au début de la décennie 2010.

Et l'écurie française Alpine terminant dernière du championnat constructeurs, cela offre une triste fin de la présence de Renault en F1, tant le département châssis, basé à Enstone (Royaume-Uni), tenait surtout à préparer 2026, après avoir obtenu le scalp du département moteurs. Mais s'agit-il d'un adieu? On peut espérer que non, malgré tout, en fonction de la réglementation moteur à partir de 2030-2031 et nombre de membres du personnel de chez Renault tiennent à revenir en F1 sous les couleurs du losange. En attendant, les fans français (notamment) de Renault ont de quoi être dans la tristesse, en pensant aux salariés de Viry-Châtillon, mais aussi dans la colère à l'égard de la direction du groupe Renault, que ce soit l'ancien PDG Luca De Meo ou son successeur François Provost, pour avoir provoqué un tel abandon pour une logique court-termiste, masquant une certaine couardise.

Bref, une ère de la F1 se termine. Une autre s'ouvrira l'an prochain. À voir si ce sera enthousiasmant, dès le premier virage.

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