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Quand Ebola frappe à la porte occidentale, ça réagit

Publié le par JoSesSeko

Quand Ebola frappe à la porte occidentale, ça réagit

Les premiers cas de contamination, et de décès, du virus Ebola se multiplient ces derniers jours dans les pays occidentaux, quand ce virus continue son chemin infernal en Afrique de l'Ouest. Les États-Unis surveillent de près un de leurs citoyens, en quarantaine du côté de Dallas, mais c'est surtout l'Espagne qui obnubile les professionnels de santé et les élus.

En effet, des infirmières qui s'étaient occupées d'un homme d'église qui est mort du virus qu'il a contracté en Guinée, à l'hôpital Carlos III de Madrid, sont désormais atteintes. Du coup, la procédure mise en place par le ministère de la Santé espagnol est pointée du doigt, avec des partenaires européens qui se posent des questions auxquelles Madrid doit répondre. Puis, ce sont des erreurs en cascade pour le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, très impopulaire de l'autre côté des Pyrénées. Même si ce dernier essaye de calmer le jeu.

20.000 cas d'ici novembre en Afrique de l'Ouest

Mais le plus inquiétant, c'est que s'installe un nouveau foyer pour l'épidémie, qui a (re)commencé du côté du Libéria, de la Sierra Leone, de la Côte d'Ivoire, ou de la Guinée, ayant causé plus de 3.000 morts d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS). D'ailleurs, dans un communiqué paru fin septembre, l'OMS estime que 20.000 personnes dans cette région pourraient être contaminées d'ici novembre. D'où un appel d'urgence à ce que les autorités locales prennent des mesures drastiques et que les autres pays contribuent à lutter contre la maladie, au niveau financier, technique, ou humain.

Des vaccins existent ou sont en cours

Mais y a-t-il moyen d'avoir des vaccins? Oui. Il existe des vaccins contre le virus Ebola, et d'autres sont en cours d'élaboration. Pourtant, ceux qui existent ne sont pas envoyés dans les coins les plus exposés, d'autant plus qu'Ebola existe depuis près de 40 ans, puisqu'il a été découvert par des médecins belges dans l'actuelle République Démocratique du Congo, qui s'appelait à l'époque Zaïre.

Deux raisons pourraient expliquer cet attentisme de la part des laboratoires pharmaceutiques pour ne pas distribuer des vaccins:

  1. Les labos attendent d'avoir un brevet pour pouvoir s'assurer une rente de monopole car après tout, fabriquer un vaccin coûte cher, mais ça peut être rentable sous condition de brevet.
  2. Plus cyniquement, dans le sens contemporain du terme, les labos pourraient mettre en vente le vaccin que si les personnes atteintes ou les États sont capables de payer. Donc, dans ce cas, il est fort probable que les vaccins ne soient disponibles que pour les pays occidentaux ou pour des membres africains de la classe bourgeoise. Mais pas pour les pauvres, pas pour les prolétaires!

En matière de santé, comme dans d'autres secteurs économiques, la logique des affaires passe avant tout.

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