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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Trump le gesticulateur tous azimuts

Publié par JoSeseSeko sur 30 Janvier 2026, 10:10am

Catégories : #Économie, #Politique, #Amériques, #États-Unis, #Trump, #Capitalisme, #Impérialisme

Photo: Flickr/Fibonacci Blue

Photo: Flickr/Fibonacci Blue

Les gesticulations de Donald Trump en matière de politique extérieure cherchent à masquer une politique intérieure sous tension, montrant le cheminement vers le bas des États-Unis, tant les idiots sont au pouvoir et s'y accrochent, y compris par la répression.

"USA, éleveur de cons depuis 1776". Cette phrase d'un sketch des Guignols de l'info sur George W Bush sied à la situation présente avec Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais il est à l'image d'une bonne partie des États-Unis, du moins celle ayant voté pour lui en 2016, en 2020 et en 2024. C'est-à-dire ouvertement raciste, obsédée par le maintien d'une hyper-puissance yankee via le protectionnisme, in fine profondément impérialiste, tout en étant pleine de contradictions sur l'implication de maintenir le niveau d'hyper-puissance en intervenant tous azimuts tout en se voulant isolationniste puis en revoulant faire du continent américain la chasse gardée de Washington, en écho à la doctrine Monroe, datant d'il y a plus de deux siècles.

Gesticulations extérieures...

Cet ensemble de contradictions, qui sont une tradition outre-Atlantique, s'expose en ce début d'année 2026. Tout d'abord au niveau de la politique extérieure. L'attaque sur le Venezuela et la capture du président Nicolás Maduro le 3 janvier, sous prétexte de lutte contre le narcotrafic, sidère mais montre combien Trump est dans le registre "il ne faut jamais prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont". D'autant plus qu'il a avoué que c'était pour le contrôle du pétrole vénézuélien au bénéfice exclusif des États-Unis que cette opération a eu lieu (cf lien n°1). C'est de l'impérialisme pur et dur, avec la perspective de reprendre le dessus en Amérique latine face à une influence commerciale chinoise croissante ces dernières années (cf lien n°2).

Cette logique impérialiste pousse Trump à convoiter le Groenland, territoire sous souveraineté danoise. Or, le Danemark est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). D'où des tensions diplomatiques ces dernières semaines, notamment entre les États-Unis et la France, sur ce sujet, même si cela tend à se tourner vers un accord ces dernières heures (cf lien n°3). Ce qui montre combien l'OTAN est un instrument de la domination états-unienne sur le reste de l'Occident et que les pays européens sont à poil devant l'oncle Sam. Y compris la France, avec son virage atlantiste opéré sous Nicolas Sarkozy, accentué par François Hollande puis Emmanuel Macron, avec comme preuve récente la vente de l'entreprise de défense LMB au groupe états-unien Loar (cf lien n°4). C'est dire la soumission de Paris envers Washington.

... tensions intérieures

Mais si Trump se met en avant en matière de politique extérieure, envoyant par ailleurs des navires dans le golfe Persique, menaçant l'Iran d'intervention par rapport à la répression menée par le régime des mollahs ces dernières semaines, cela permet au locataire de la Maison-Blanche de faire baisser la tension au niveau intérieur. En effet, des manifestations sont recensées, notamment dans la ville de Minneapolis, marquée par des assassinats de citoyens par des agents de l'ICE, la police de l'immigration. Une ville encore marquée par l'assassinat négrophobe de George Floyd par un policier en mai 2020, générant des manifestations importantes outre-Atlantique, quelques jours après la fin du confinement consécutif à l'expansion du Covid-19. Et ces manifestations soulignent combien l'ICE, qui dépend du département de la Sécurité intérieure, est vue comme une Gestapo états-unienne, symbolisant une pente prise vers un "terrorisme d'État" et que n'importe qui, y compris des WASP ayant le malheur de s'interposer à l'ICE ou se revendiquant de gauche, peut se faire tuer (cf lien n°5).

Trump a-t-il intérêt à faire dans la désescalade? Dans son intérêt, il vaut mieux que cela soit le cas, quitte à se contredire en permanence et faire une illustration de l'idiocratie au pouvoir. Pourquoi? Car en juin-juillet prochain, les États-Unis, avec le Mexique et le Canada, organiseront la coupe du monde de football. Cela ferait tâche d'être vu comme un pays organisateur répressif. Or, comme les images des assassinats de Renee Nicole Good et d'Alex Petti ont tourné à travers le monde, en plus des propos négrophobes de Trump à l'égard des supporters des équipes africaines qualifiées pour la coupe du monde, leur refusant de venir outre-Atlantique, des appels au boycott se font entendre. Notamment en Allemagne, avec une Mannschaft qui figure parmi les prétendants au titre mais le gouvernement laissera le choix à la fédération allemande de foot sur ce sujet (cf lien n°6). Mais l'appel au boycott le plus surprenant provient de Sepp Blatter, l'ancien président de la FIFA, qui appelle au boycott de cette coupe du monde. Et quand on connaît un peu le personnage, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il y a un côté opportuniste pour tacler son successeur Gianni Infantino, dont la proximité avec les chefs d'État, que ce soit pour Trump ou pour l'émir du Qatar lors de la coupe du monde 2022, est très visible.

En tout cas, Trump continuera son cirque et le reste de l'Occident ne cherchera pas à couper le cordon ombilical alors qu'il en a une nouvelle occasion en or.

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