Le converti Hollande aux États-Unis

Publié le par JoSeseSeko

Le converti Hollande aux États-Unis

1 mois après son coming-out social-libéral, qui ne va pas rester sans conséquences électorales pour son parti (Parti socialiste), le président François Hollande est depuis le lundi 10 février en tournée aux États-Unis pour tenter de montrer cette transformation outre-Atlantique, d'autant plus que Barack Obama, le président états-unien, lui a déroulé le tapis rouge pour lui seul.

Seul? C'est un poil exagéré puisque le président fut suivi depuis 2 jours par certains ministres (Moscovici, ministre de l'Économie par exemple) ou par le patron du MEDEF, Pierre Gattaz, pour se tourner vers la Silicon Valley, fleuron de la nouvelle technologie mondiale et de l'influence états-unienne encore présente dans le monde, à travers le software que représentent Apple ou encore Google. Puis, c'est une superbe occasion pour Hollande de se rabibocher avec des "pigeons" français qui ont posé leurs valises là-bas, même si parler de ces "pigeons" comme des entrepreneurs est une grosse blague pas drôle du tout, pour confirmer son entrée en communion avec les possédants.

Néanmoins, cette visite française oblige Obama et les USA à jouer finement, sur plusieurs problèmes. En premier lieu, la question fiscale vu qu'Apple, Microsoft ou Google, qui ont une position dominante sur leurs marchés respectifs en Europe, notamment en France, ont une politique d'optimisation fiscale qui passe de plus en plus mal dans les opinions publiques européennes, malgré la bienveillance complice de Bruxelles sur ce sujet vu qu'il n'existe pas vraiment de sanctions financières qui pourraient lutter contre ces pratiques. Ensuite, le Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement (PTCI), en cours de négociation, reste très opaque et si on a (encore) un peu de jugeote, ça sent le piège à cons pour l'Union Européenne. Enfin, la question des libertés et de la vie privée se pose, suite à l'affaire Snowden sur les écoutes mondiales réalisées par la NSA et qu'en France, comme ailleurs en Europe, il y a de quoi être méfiant envers cet "allié" de cow-boy. En outre, la vie privée n'est pas seulement menacée par des organisations publiques, mais aussi par des entreprises privées, dont certaines d'entre elles considèrent ce droit comme une "anomalie" à éradiquer par conséquent. Ça fait froid dans le dos, n'est pas?

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