Crise? Peut-être pas pour l'économie américaine

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Reuters

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Les États-Unis, le pays d'où est partie la crise des subprimes puis la faillite de Lehman Brothers, comptent bien afficher la reprise. Au second trimestre 2014, l'économie américaine a cru de 4,6%, sa meilleure performance depuis 2010. Signe que l'horizon est dégagé pour la première puissance mondiale.

Baisse des taux vers "mi-2015 ou plus tard"

Un optimisme qui permettrait même à la Réserve fédérale d'envisager une remontée de son taux directeur, pour la première fois depuis fin 2008. Janet Yellen, la présidente de la FED estime que cela interviendrait pour début 2015. Néanmoins, d'autres responsables considèrent que ça peut être un peu tôt. Dennis Lockhart, président de la FED régionale d'Atlanta penche à une remontée du taux vers "mi-2015 ou plus tard". Cette opinion se base sur la conjoncture économique, et notamment du couple croissance-inflation. Si la croissance est de 3% sur l'année 2015, l'inflation suivra le rythme, prévoit M.Lockhart. Et dans ce cas, le taux directeur sera relevé pour éviter une surchauffe de l'économie.

Du coup, le directeur de la FED d'Atlanta envisage un chômage, officiellement vers 6,2% de la population active, qui continuerait sa décrue, et même la possibilité du plein-emploi à l'horizon "fin 2016-début 2017". Signe que ça irait mieux chez l'oncle Sam.

Les grandes fortunes s'enrichissent

Autre signe montrant que les États-uniens affichent une bonne santé, c'est l'enrichissement de leurs plus riches compatriotes. Le magazine économique Forbes a publié le 29 septembre son top 400 des Américains les plus riches pour 2014. Bill Gates, fondateur de Microsoft, reste au sommet pour la 21e année consécutive. Son dauphin (depuis 2001) est l'investisseur Warren Buffet. Larry Ellison, le fondateur d'Oracle, complète le podium. Ces trois personnes citées, comme 300 autres du top 400, ont accru leur fortune entre 2013 et 2014. Ce qui fait que la richesse du top 400 est aujourd'hui de 1805 milliards d'euros, en hausse de 228 milliards sur un an. Désormais, la richesse du top 400 États-unien est équivalente au Produit intérieur brut du Brésil, ou bien, à environ 90% de la dette publique française. C'est dire la puissance économique d'un "petit nombre, [qui] fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne", pour reprendre cette formule (hélas) méconnue de ce soi-disant philosophe des Lumières, Voltaire.

En tout cas, pour ceux qui pensaient que la lutte des classes serait inexistante, ils doivent revoir leurs leçons, et se tourner vers des lectures alternatives.

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