Hamilton fait le trou

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Jumpy News

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En bénéficiant de circonstances favorables en course, le pilote britannique s'est imposé au Grand prix de Singapour et fait le trou au classement pilotes face à son rival allemand Sebastian Vettel, qui s'est accroché au premier virage avec son coéquipier Kimi Räikkönen et le Néerlandais Max Verstappen.

Un cadeau de Noël avant l'heure pour Lewis Hamilton. Le pilote de l'écurie Mercedes est allé gagner, dimanche 17 septembre, le Grand prix de Singapour, 14e manche sur les 20 que compte le championnat du monde de Formule 1 2017, devant l'Australien Daniel Ricciardo (Red Bull-Tag-Heuer) et le Finlandais Valteri Bottas, son coéquipier. Au-delà de cette victoire, la 60e de sa carrière sous un Grand prix déroulé sous la pluie, avec les risques que ça comporte pour les pilotes, le triple champion du monde britannique est surtout en route pour aller chercher un quatrième titre mondial, égalant ainsi le Français Alain Prost et l'Allemand Sebastian Vettel.

Strike chez Ferrari

Ce dernier, le rival le plus important pour Hamilton dans sa quête, a loupé une occasion en or de reprendre la tête du championnat du monde des pilotes, au profit d'Hamilton depuis le Grand prix précédent, en Italie, sur les terres de la scuderia Ferrari, dans laquelle court Vettel. Pis, il a dû abandonner dès le premier tour, après avoir provoqué un accident au premier virage comprenant le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull-Tag-Heuer) et le Finlandais Kimi Räikkönen, coéquipier de Vettel chez Ferrari. C'est d'autant plus rageant pour Vettel qu'il partait en pole-position et que Hamilton était cinquième sur la grille de départ. Signe que le circuit de Singapour correspondait parfaitement à Ferrari, qui repart bredouille d'un Grand prix catastrophique, offrant un tournant dans la saison de F1 2017. Et pour cause car c'est le premier abandon de Vettel cette saison! Tandis que Hamilton n'a aucun aucun abandon depuis le début de la saison, signe que les F1 en 2017 sont extrêmement fiables. Du moins, surtout pour les grandes équipes qui luttent pour les titres pilotes et constructeurs.

Maintenant, sur les réseaux sociaux, il a été question de savoir si Vettel serait pénalisé au prochain Grand prix (Malaisie), étant donné qu'il a tassé Verstappen et causé ainsi cet accrochage au premier virage, selon de nombreux passionnés de F1. Mais les commissaires de course ont préféré ne pas donner de sanction aux pilotes concernés et notamment Vettel, considérant peut-être qu'il était suffisamment puni comme ça avec cet abandon qui coûte cher dans la course au championnat car comme le disait Enzo Ferrari: "Pour arriver premier, il faut premièrement arriver". En tout cas, c'est mal embarqué pour Vettel et Ferrari, d'autant plus que les six derniers GP restants sont considérés comme avantageux pour Mercedes et Hamilton.

Palmer-Sainz: destins croisés

Plus loin dans la hiérarchie, des destins se retrouvent liés, comme l'indique le journal l'Équipe dans son édition du lundi 18 septembre. En l'occurrence, ceux du Britannique Jolyon Palmer et de l'Espagnol Carlos Sainz Jr. Depuis plusieurs semaines, Palmer, pilote chez Renault, était menacé de ne pas pouvoir garder son baquet jusqu'à la fin de la saison, en raison d'absence de performance probante - aucune arrivée dans les points -, et d'être remplacé par... Sainz dès le Grand prix de Malaisie. Sur ce Grand prix, Palmer a su profiter des circonstances du départ, plus de l'abandon de son coéquipier allemand Nico Hülkenberg, pour faire une belle sixième place en course, marquant ainsi des points pour la première fois de la saison. Si ce GP lui permet d'espérer continuer jusqu'à la fin de la saison, ça ne lui permettra pas de rester dans l'écurie française en 2018. En effet, Renault a annoncé l'arrivée de Sainz à la place de Palmer et comme pour bien se faire voir, le pilote espagnol a fini à une brillante quatrième place sur sa Toro Rosso-Renault, éclipsant bel et bien Palmer auprès de la marque au losange, désireuse de confirmer l'an prochain les progrès entrevus cette saison, même si le moteur reste encore un peu plus faible que le moteur Mercedes ou le moteur Ferrari.

Toujours est-il que cette annonce fait suite à la décision de Renault de faire un chassé-croisé avec Honda pour fournir ses moteurs à McLaren l'an prochain et que le constructeur japonais fournisse des moteurs à Toro Rosso en 2018, puis à l'écurie Red Bull en 2019. Et ce, en attendant des changements de pilotes à l'horizon 2019 avec l'éventuelle retraite de Räikkönen, ou celle de Fernando Alonso, et des jeunes pilotes tels Verstappen, Esteban Ocon, Charles Leclerc ou Pierre Gasly, qui frappent à la porte des grosses écuries.

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