Mission Grand Chelem pour le XV de France

Publié le par JoSeseSeko

Mission Grand Chelem pour le XV de France

Le Tournoi des VI nations 2022 commence ce weekend, s'étalant sur cinq journées jusqu'au 19 mars. Un Tournoi où la France est positionnée comme la grande favorite suite à la tournée d'automne et l'apothéose offerte contre la Nouvelle-Zélande.

Voilà une édition du Tournoi des VI nations fort attendue. Et tout particulièrement en France et en Angleterre, qui sont les deux principales favorites pour remporter ce Tournoi 2022, même s'il ne faut pas totalement enterrer un Pays de Galles porté par son 3/4 aile Louis Rees-Zamit, une Écosse comptant sur son 1/2 d'ouverture Finn Russell ou encore le collectif irlandais qui compte sur son 1/2 d'ouverture et capitaine Jonathan Sexton pour convertir le travail des avants principalement. Néanmoins, les observateurs de l'ovalie penchent sur un duel franco-anglais pour la victoire finale, sachant que le "crunch" clôturera le Tournoi le 19 mars prochain. En espérant, d'ici là, que ce sera bel et bien la grande finale.

Pression maximale

Il n'empêche que c'est la France qui part favorite dans ce Tournoi et qui devra supporter une pression maximale sur ses épaules, pour un ensemble de raisons:

  1. En année paire, le XV de France reçoit à domicile trois matchs sur cinq. Tout d'abord l'Italie, ensuite l'Irlande et enfin le fameux "crunch" contre l'Angleterre. Ce qui est un avantage, a priori. Ce qui fait qu'il y a deux déplacements à bien assurer au Pays de Galles et en Écosse, où les bleus n'ont plus gagné là-bas depuis 2014, dans le cadre du Tournoi.
  2. La tournée d'automne, où le XV de France s'en est sorti victorieusement, avec un final en apothéose contre la Nouvelle-Zélande (40-25), replace le rugby hexagonal dans les hautes sphères du rugby mondial, suscitant ainsi beaucoup d'attente de la part du public et des observateurs avisés.
  3. L'effectif sur lequel compte le sélectionneur Fabien Galthié a une ossature assez constante dans laquelle des individualités, notamment dans les lignes arrières, jouent le rôle de facteur X au service du collectif, comme le 1/2 de mêlée et capitaine - pour ce Tournoi - Antoine Dupont, le 1/2 d'ouverture Romain Ntamack, le 3/4 centre Gaël Fickou ou encore l'arrière Melvyn Jaminet. Ce dernier étant une révélation depuis ses débuts en bleu l'an dernier, avec l'atout suprême d'être un botteur d'une efficacité redoutable (plus de 90% de réussite au pied).
  4. La mise à disposition des joueurs pour le XV de France, dans le cadre de la convention édictée entre la Ligue nationale de rugby et la Fédération française de rugby tend à se perfectionner au fil du temps et permet à Galthié d'imprégner son plan de jeu auprès des joueurs. Sachant qu'il a évolué sur les derniers mois, comptant désormais plus sur un jeu de possession que sur du jeu au pied par exemple.

Puis il y a quelques enjeux. Une victoire dans le Tournoi, ce serait une première depuis 2010, année correspondant d'ailleurs au dernier Grand Chelem des bleus. Si cela peut se terminer de la même manière, en termes de résultat, cela confirmerait le retour au premier plan du XV de France depuis la prise de fonctions de Galthié. Ensuite, un premier trophée à moins de deux ans de la Coupe du monde de rugby, organisée en France, pourra servir de booster de motivation pour le collectif français relativement jeune. Puis cela illustrerait une amélioration profonde de la gestion des temps faibles durant un match, et surtout des 20 dernières minutes, où ces deux dernières années, le XV de France peinait à être tranquille, voire perdait le fil et des matchs de cette manière - les défaites en Angleterre et contre l'Écosse dans les dernières minutes l'an dernier sont dans les esprits -.

Enfin, une victoire (avec Grad Chelem) dans le Tournoi acterait une meilleure gestion de la crise sanitaire car l'an dernier, la gestion chaotique avait entraîné une cascade de joueurs et de membres du staff - dont Galthié lui-même - atteints par le Coronavirus, provoquant du reste un décalage dans le calendrier du Tournoi. Et cette année, Galthié est de nouveau atteint du Coronavirus, obligé de suivre à distance pour le premier match.

En tout cas, qu'on puisse balancer aux Anglais, à la fin du "crunch" actant une victoire: "sorry, good game".

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