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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


L'OM sur le podium, un soulagement qui doit être une normalité

Publié par JoSeseSeko sur 19 Mai 2025, 09:57am

Catégories : #Sport, #Football, #Ligue 1, #OM, #De Zerbi, #Longoria, #Benatia, #McCourt, #Greenwood, #Rabiot, #Économie, #Transferts

Photo: om.fr

Photo: om.fr

La deuxième place de l'Olympique de Marseille à l'issue de la saison de Ligue 1 permet au club de retrouver directement la Ligue des champions la saison prochaine, justifiant le choix de recruter Roberto De Zerbi comme entraîneur, en plus de joueurs comme Mason Greenwood, Adrien Rabiot, Gerónimo Rulli, Pierre-Émile Højbjerg par exemple. Une validation bienvenue pour les finances du club, dans un contexte de fiasco des droits télé du championnat.

Si le Paris Saint-Germain (PSG) marche sur la Ligue 1, une fois de plus, le suspense sur les autres marches du podium de la saison 2024-2025 a tenu quasiment jusqu'au bout, et l'Olympique de Marseille (OM) et l'Association sportive de Monaco (ASM) complètent le podium, à l'issue de la 34ème et dernière journée de championnat. Ce qui signifie que ces trois clubs sont directement qualifiés pour la Ligue des champions la saison prochaine, sachant que le PSG est finaliste de l'actuelle saison de Ligue des champions, et que la finale va se dérouler le 31 mai, pour tenter de gagner ce trophée, que seul l'OM a glané en 1993.

Une nécessité

Justement, l'OM retrouve le podium de L1. Ce qui devrait être une formalité ne l'est pas forcément à Marseille, car à l'issue de la saison précédente, les phocéens terminaient huitièmes du championnat, ne disputant pas la moindre compétition européenne. Une indignité par rapport à l'histoire du club. Cette deuxième place est plus digne du rang de l'OM et a de quoi fournir un "soulagement", selon Medhi Benatia, le directeur sportif, tant cela était une nécessité impérieuse pour le club. D'abord, une nécessité sportive, afin de valider le choix d'avoir comme entraîneur Roberto De Zerbi, en place depuis juin 2024. De Zerbi, qui était arrivé avec une solide réputation de grand tacticien, adepte d'un jeu de possession et d'un schéma plutôt en 4-2-3-1, a affiché un côté pragmatique, s'adaptant à son effectif mais aussi à l'atmosphère de la Ligue 1, mettant de côté son 4-2-3-1 pour un schéma en 3-4-2-1 (ou 3-4-3), modulable en 5-2-3, avec une défense à trois centraux, deux pistons sur les côtés, sur une large partie de la saison, avant de passer en 4-3-3 ou 4-2-3-1 sur la fin, notamment en raison des faiblesses en défense et pour retrouver de la verticalité en attaque. Sans oublier plusieurs mises au vert dans la saison, notamment sur la fin en allant à Rome. Bref, une certaine flexibilité qui lui a permis de trouver un second souffle pour son effectif sur le sprint final, là où un Marcelo Bielsa et un Igor Tudor, bien plus dogmatiques dans leurs principes, ont vu leurs effectifs respectifs décliner sur la fin de la saison, échouant in fine à atteindre l'objectif d'une qualification directe en Ligue des champions, voire d'un titre concernant Bielsa tant, il y a 10 ans, l'OM impressionnait sous la houlette de l'entraîneur argentin.

Ensuite, cette qualification directe en Ligue des champions est une nécessité financière. Face au désastre de la gestion des droits télé de la Ligue 1, amoindris cette saison avec DAZN comme principal diffuseur, qui va arrêter de diffuser le championnat, laissant imaginer une nouvelle chute drastique des droits télé, qui sont la principale source de revenus des clubs, la manne que représente la compétition européenne la plus prestigieuse, au moins entre 50 et 80 millions d'euros, permet au club de limiter le déficit et de valider l'investissement mis cette saison par l'actionnaire Frank McCourt, qui a remis au pot et que peut-être il le refera, de manière moindre, histoire de pousser à une continuité dans les résultats sportifs et d'arriver vers un autofinancement. Ce qui marquerait une réussite de la part du président Pablo Longoria, même si le manque de trophées est criant et qu'il serait temps d'y remédier également.

Stabilité, enfin?

Toujours est-il que la fin de la saison, avec quatre victoires et un nul sur les cinq derniers matchs, offre une bonne dynamique pour préparer la saison prochaine. De quoi voir De Zerbi rester pour disputer la Ligue des champions avec l'OM l'an prochain? Si l'intéressé affirme vouloir rester, il peut toujours claquer la porte n'importe quand, à l'instar d'un Jorge Sampaoli la veille de la préparation de la saison 2022-2023, alors qu'il avait permis à l'OM de terminer deuxième la saison précédente. Ce serait rassurant, pour les supporters, que l'entraîneur italien reste, signifiant que la direction du club et lui travaillent dans la même direction, à savoir stabiliser l'OM pour lui permettre de retrouver les sommets nationaux et européens.

Cette stabilité du banc de touche conduira, de fait, à ce que l'ossature qui s'est dégagée durant la saison, autour de joueurs comme Gerónimo Rulli, Leo Balerdi - capitaine d'ailleurs -, Pierre-Émile Højbjerg, Valentin Rongier, Adrien Rabiot, Mason Greenwood, Amine Gouiri. Et là, je ne parle que de titulaires qui ont été convaincants sur l'ensemble de la saison, même si pour certains, notamment Greenwood, pourtant co-meilleur buteur de Ligue 1 avec le parisien Ousmane Dembélé (21 buts), ce ne fut pas totalement constant. Et comme la saison prochaine comportera la Ligue des champions, il faudra que le club ait une profondeur de banc pour être présent sur tous les tableaux.

Recrutement et promotion

Cela passera par du recrutement, prioritairement en défense. L'arrivée imminente du défenseur central espagnol Aymeric Laporte, pour former la charnière aux côtés de Balerdi, a de quoi rassurer. Mais il faudra également recruter sur les côtés, tant Quentin Merlin et Ulisses Garcia sur le côté gauche qu'Amir Murillo et Pol Lirola sur le côté droit semblent verts pour faire face à des équipes européennes la saison prochaine. Même si c'est sévère à l'égard de Murillo, qui mériterait de rester car c'est un joueur de devoir qui se montre sérieux par rapport aux exigences de De Zerbi. De même que soit l'OM compte recruter quelqu'un qui remplacera Luis Henrique, qui semble être en partance pour l'Inter Milan, soit recruter un attaquant de pointe pour que Gouiri joue sur le côté gauche de l'attaque, bien que son adaptation réussie dans un rôle d'attaquant axial a été une belle surprise pour bien des observateurs. Tout comme l'adaptation de Rabiot à l'OM, se muant en véritable leader sur le terrain et en dehors. Et personnellement, j'étais sceptique lors de son arrivée. Là, il force le respect.

Puis, il y a la possibilité de promouvoir des minots du centre de formation dans l'équipe première. Certains d'entre eux - Gaël Lafont, Keyliane Abdallah, Darryl Bakola -, ont eu des bouts de minutes durant la saison et s'entraînent avec l'effectif de l'équipe première. Avec l'accumulation de matchs en prévision, De Zerbi devrait leur permettre d'obtenir davantage de temps de jeu, sachant qu'il a aussi comme réputation de donner une chance aux joueurs formés au club de mouiller le maillot. Et cela serait la preuve d'une certaine mue de l'OM, tant j'estime, depuis plusieurs années, que la condition d'une pérennisation du club dans les sommets nationaux et européens passera par une promotion massive et qualitative des minots du centre de formation. Et les résultats des équipes de jeunes ces deux dernières années ont de quoi inciter à ce que soit concrétisé dans l'effectif de l'équipe première.

Toutefois, le recrutement (qualitatif) et la promotion de minots passent aussi par des départs de joueurs pas assez convaincants, pesant aussi sur les finances du club via la masse salariale. On peut citer pêle-mêle Lirola, Garcia, Merlin, Geoffrey Kondogbia, Amine Harit, Derek Cornelius, Amar Dedić, voire Luiz Felipe ou Ismaël Bennacer. Ce dernier n'est pas à remettre en cause techniquement, mais physiquement, le milieu de terrain algérien n'est pas épargné par les blessures et il faut éviter d'avoir une infirmerie pleine, comme cela put être le cas à l'approche du sprint final par exemple.

Bref, du côté de Longoria et de Benatia, il y a du pain sur la planche. Ils en ont l'habitude. Toutefois, il ne s'agit plus tellement de concocter une équipe titulaire et de chercher un entraîneur - sauf si De Zerbi file à l'anglaise -, mais de peaufiner les contours d'un effectif solide, capable de jouer sur plusieurs tableaux; le tout en étant raccord avec les idées prônées par l'entraîneur. Et cela est plutôt encourageant.

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