Lassana Diarra à l'OM, voilà de l'expérience

Publié le par JoSeseSeko

Lassana Diarra à l'OM, voilà de l'expérience

L'ancien joueur du Real Madrid et de Chelsea s'engage avec l'Olympique de Marseille pour un contrat de 4 ans. Une recrue de choix pour un effectif manquant de cadres et un relais pertinent pour Marcelo Bielsa vu qu'il connait la langue espagnole.

Pendant que la Ligue de football professionnel et la Fédération française de football s'étripent sur la question des montées/descentes entre Ligue 1 et Ligue 2, le mercato marseillais a appuyé sur l'accélérateur. La direction du club, en particulier le président Vincent Labrune, avait annoncé l'arrivée d'une recrue de niveau international, la voici en la personne de Lassana Diarra, arrivé libre de tout contrat suite à son licenciement du Lokomotiv Moscou.

Une relance de carrière

Le choix de Diarra, champion d'Espagne avec le Real Madrid et d'Angleterre avec Chelsea, pour le club phocéen semble interpeller plus d'un, car plusieurs autres clubs, dont le club turc de Fenerbahçe - qui vient de recruter le Portugais Nani et le Néerlandais Robin Van Persie, anciens de Manchester United -, lui proposaient un salaire largement supérieur à celui qu'il aurait à l'OM. Selon certaines sources, l'international français (28 sélections) aurait été convaincu de rejoindre le club grâce à Marcelo Bielsa. L'entraîneur argentin voulait qu'il puisse apporter son expérience au sein de son jeune effectif et qu'il soit un parfait relais de ses ordres auprès de ses futurs coéquipiers, puisque Diarra, par son passage madrilène, maîtrise parfaitement l'espagnol. Ce qui est un atout non négligeable dans la communication entre un entraîneur comme Bielsa et ses joueurs à qui il leur impose un rythme effréné.

Mais ce choix permet également à Diarra d'être au plus près de la sélection nationale, entraînée par Didier Deschamps. C'est l'arrière-pensée qui semble être interprétée par beaucoup de spécialistes du football, mais aussi par les supporters (marseillais ou non). Un intérêt sportif assez logique puisque l'OM jouera la Ligue Europa à partir de septembre prochain, et il aura ainsi l'occasion de pouvoir taper dans l'œil de Deschamps, à moins d'un an de l'Euro 2016 qui sera organisé en France. Et ce serait un sacré retour en bleu de la part de Diarra, lui qui a disparu des radars tricolores depuis 2010. Aura-t-il les moyens physiques d'y arriver, alors qu'il n'a plus joué un match depuis un an? C'est la question.

Une bonne pioche (en théorie)

L'arrivée de Diarra, dont le CV force tout de même le respect, est théoriquement une bonne trouvaille de la part de l'OM. Même si les doutes subsistent quant à sa condition physique, son expérience et son palmarès parlent pour lui et c'est un cadre supplémentaire pour un effectif qui en a bien besoin, suite aux départs successifs de plusieurs joueurs d'expérience au mois de juin (André Ayew, André-Pierre Gignac, Dimitri Payet, Giannelli Imbula, Jérémy Morel), en raison de la politique d'austérité menée par Labrune et l'actionnaire majoritaire, Margarita Louis-Dreyfus. Et comme certains supporters olympiens étaient assez médusés (voire moqueurs) à propos des jeunes recrues exigées par "El loco" (Karim Rekik, Lucas Ocampos, Georges-Kévin Nkoudou, Bouna Sarr), ça permet d'acheter, si on peut, la paix sociale.

Puis le mercato phocéen n'est pas terminé. Bielsa entend bien densifier son effectif. D'abord en défense, le point faible de l'OM la saison passé, avec l'éventuel prêt par l'Atlético Madrid du jeune latéral espagnol Javier Manquillo, plus les arrivées de deux argentins: le latéral Milton Casco (Newell's Old Boys) et le défenseur central Facundo Roncaglia (Fiorentina). Ensuite, le milieu de terrain avec un milieu défensif supplémentaire et en attaque avec une doublure pour Michy Batshuayi, le titulaire qui succède à Gignac à la pointe. Il y a encore du boulot pour Labrune afin de satisfaire un entraîneur qui n'a toujours pas officialisé une prolongation de son contrat, mais les volontés d'El loco sont prioritaires. Labrune semble avoir retenu la leçon. Il ne manque plus que le centre de formation olympien voit ses jeunes membres jouer et progresser régulièrement dans l'équipe première et ce serait une dynamique vertueuse qui commencerait. Un peu d'utopie ne fait pas de mal!

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