Si le nombre de soutiens à la proposition d'un référendum sur la privatisation d'aéroports de Paris est largement inférieur au minimum indiqué dans la Constitution, cette dite privatisation est retardée par le Coronavirus et des décisions politiques dues à cet effet, outre-Atlantique.
Ce jeudi 12 mars 2020 devait acter la fin de la campagne pour soutenir la proposition d'un référendum sur la privatisation d'aéroports de Paris (ADP). Il fallait 4.717.396 signatures en ligne, sur un site dépendant du ministère de l'Intérieur, mais finalement, seulement un peu plus d'un million de citoyen(ne)s ont fait cette démarche. Signe que cette campagne a été un échec. Pourquoi seulement ce nombre-là? D'une part, le procédé, inédit, était peu clair et suscitait la suspicion quant à la question des données personnelles potentiellement aux mains du ministère de l'Intérieur. Et d'autre part, d'autres sujets, tels la réforme des retraites, les incendies au Brésil ou en Australie, ou bien le Coronavirus, ont relégué la privatisation d'ADP au second plan.
Coronavirus, mon amour!?
Néanmoins, ce dernier sujet d'actualité, conduit à un effet pour le moins inattendu sur la privatisation d'ADP car en raison de son expansion mondiale et de ses effets économiques, la pandémie a poussé le gouvernement français à suspendre la privatisation d'ADP (cf lien n°1). Ça ne veut pas dire que le pouvoir actuel, si borné dans son aliénation capitaliste, renonce à cette privatisation. Il entendra bien la mener au bout. Mais dans le contexte actuel, où le transport aérien est l'un des secteurs économiques les plus mis en difficulté par la présence du Covid-19, ça conduit à une chute sévère du cours d'ADP du côté de la Bourse de Paris ces derniers jours, en dépit de l'utilisation stupide d'avions "fantômes" volant dans les airs sans passagers.
Et cette chute s'accélère encore, ce jeudi, avec la décision du président états-unien Donald Trump d'interdire des vols en provenance du continent européen - donc, le Royaume-Uni n'est pas concerné, bien qu'enregistrant également des cas de Coronavirus -, à partir du 13 mars pour une durée de 30 jours (cf lien n°2). Il n'y a qu'à voir comment le cours de l'action d'ADP au CAC40 plonge à l'heure actuelle pour voir une réplique du krach enregistré lundi dernier (cf lien n°3).
Ce qui rend encore plus crédible le scénario d'une récession mondiale, ou du moins européenne, pour cette année 2020.
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