L'esprit d'une nouvelle Sécession s'embrase outre-Atlantique

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Flickr/TV6 News

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La gestion calamiteuse de la crise du Coronavirus par le locataire de la Maison-Blanche, liée à une obsession capitaliste de "relancer la machine", pousse à du grand n'importe quoi outre-Atlantique, sans compter le racisme institutionnel de la police blanche, dont la mort de George Floyd a servi de rappel enflammant les esprits.

Le cauchemar américain s'exprime à plein en cette année 2020. Il faut dire que le Coronavirus y joue un rôle important vu qu'en cette fin du mois de mai, les États-Unis sont le pays le plus affecté par la Covid-19 selon les données de l'université John Hopkins, avec 1.748.705 cas recensés et 102.856 morts. Et comme cette crise sanitaire s'est transformée en crise économique majeure là où elle est présente, notamment en Europe, son influence sur l'économie états-unienne est pour le moins manifeste. Si le nombre de personnes demandant une allocation chômage a commencé à baisser mi-mai, il n'en reste pas moins qu'il y a un peu plus de 21 millions d'états-uniens qui sont au chômage. Ce qui est du jamais-vu outre-Atlantique depuis les années 1930. Ce qui est la traduction d'une récession promise pour être profonde vu que le produit intérieur brut aux USA a chuté de 5% au premier trimestre 2020 (cf lien n°1).

Relancer à tout prix

D'où les multiples messages de Donald Trump, condamnant les mesures de confinement mises en place par plusieurs états fédérés et incitant les habitant(e)s de ces états, et tout particulièrement les blanc(he)s, à manifester par tous les moyens pour se faire entendre. Y compris les armes à la main, vu que des manifestants armés avaient pénétré, fin avril, dans le Capitole de l'état du Michigan, pour exiger la fin du confinement, par exemple (cf lien n°2).

Ça prouve combien Washington est aux abois, navigant à vue, comme tant d'autres gouvernements face à la pandémie, et que tout est bon pour faire n'importe quoi. Du moment que les affairistes restent aux côtés du pouvoir - sachant que Trump est un affairiste notoire - et que l'électorat du locataire de la Maison-Blanche, blanc, surtout dans Dixieland et jouant sur la peur de la fin de la domination blanche, soit gratté dans le sens du poil dans la perspective de l'élection présidentielle prévue pour novembre prochain qui promet d'être unique en son genre, si elle se maintient.

Permis de tuer

Et comme si ce n'était pas suffisamment tendu, un crime policier négrophobe se rajoute dans l'histoire. En l'occurrence, le trépas de George Floyd, à Minneapolis, le 25 mai. Et depuis que les images de cette agonie morbide ont été vues sur le net, des manifestations vont bon train et s'étendent sur l'ensemble du pays. Et forcément, la répression policière n'est pas dans la demi-mesure avec des arrestations multiples. Et la presse n'est pas épargnée par la police car un journaliste de CNN, couvrant la manifestation à Minneapolis, a été arrêté en direct; puis des journalistes furent ciblés par des balles lacrymogènes à Louisville (cf liens n°3, n°4).

Et s'il a fallu trois jours pour que Derek Chauvin, le policier mettant son genou sur la nuque de Floyd, se fasse arrêter et inculpé pour homicide "involontaire" - euphémisme -, cela n'a pas calmé les esprits. Surtout que le passé du suspect a été dévoilé et qu'il a été directement impliqué dans quelques décès à la fin des années 2000 et au début des années 2010 et qu'une douzaine de plaintes ont été enregistrées contre lui auprès de la police de Minneapolis, toutes classées sans suite. C'est dire si l'uniforme donne le permis de tuer en toute impunité.

Il ne faudra pas se laisser intimider!

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