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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Vingegaard, au-dessus du lot

Publié par JoSeseSeko sur 24 Juillet 2023, 09:12am

Catégories : #Sport, #Cyclisme, #Tour de France, #Vingegaard, #Pogacar, #Yates, #Pinot

Photo: ASO/Pauline Ballet

Photo: ASO/Pauline Ballet

Vainqueur de la Grande boucle pour la deuxième fois de suite, le coureur danois a mis tout le monde d'accord sur la dernière semaine, non sans lever des suspicions sur le degré d'honnêteté de sa performance.

Dans le duel Vingegaard/Pogacar, le Danois mène désormais 2-1 sur le Slovène. Si Pogacar avait dominé en 2021, Vingegaard a pris sa revanche l'an dernier et affiche désormais une supériorité écrasante, voire écœurante sur le Tour. Le désormais double vainqueur du Tour a balayé les doutes qui pesaient sur sa capacité à récidiver son coup de 2022 en gagnant finalement le Tour avec 7'29" sur son rival slovène (cf lien). Le podium est complété par le Britannique Adam Yates, relégué à 10'56", sachant que le quatrième au classement général final est son frère jumeau, Simon Yates (12'23").

Victoire psychologique?

Qu'est-ce qui peut expliquer un écart final plus important que celui de l'an dernier, sachant qu'à l'approche de la dernière semaine de course, il n'y avait que seulement 10" d'écart, à l'avantage de Vingegaard? Une des explications tiendrait dans le match psychologique que ce sont livrés les deux coureurs. Et quelque part, le fait d'être resté maillot jaune au bout de deux semaines de course, après avoir été constamment attaqué dans les étapes de montagne - Pyrénées, Massif Central, Jura -, a renforcé Vingegaard face à un Pogacar supposé plus frais physiquement. Le contre-la-montre Passy/Combloux a été une victoire psychologique capitale pour le Danois car si les deux rivaux mettent les autres coureurs à la rue, Vingegaard a assommé le Tour en gagnant ce contre-la-montre avec 1'38" d'avance sur Pogacar. Un coup dur pour le Slovène, pas digéré au moment de connaître une défaillance dans l'étape Saint-Gervais/Courchevel, notamment sur le col de la Loze, avec les six derniers kilomètres affichant des pentes à plus de 20%, où il perdit plus de 5 minutes face à Vingegaard. Mais l'autre double vainqueur du Tour (2020, 2021), a tenu à terminer avec orgueil et sur une bonne note le Tour en remportant l'étape Belfort/Le Markstein, avec la traversée de plusieurs cols des Vosges.

Une autre explication, moins flatteuse, tient sur la suspicion de dopage chez Vingegaard. Le contre-la-montre remporté par le Danois a suscité de l'écœurement auprès de nombreux suiveurs du cyclisme, surtout que ce contre-la-montre n'était pas plat, avec la côte de Domancy (2,5 kilomètres à plus de 10% de pente moyenne). Une puissance telle qu'elle serait digne d'un "mutant", si on adopte la vision d'Antoine Vayer, ancien entraîneur de coureurs de l'équipe Festina dans les années 1990 et adversaire résolu du dopage, considérant que développer une puissance supérieure à 450 Watts dans un effort tel que celui du contre-la-montre en côte ouvre l'hypothèse d'un cas de dopage. Mais cela suscite la controverse et le doute s'installe, quoi que puissent affirmer Vingegaard et l'équipe Jumbo-Visma sur le sujet, ne manquant pas l'occasion de mettre un tacle à d'autres équipes en matière de professionnalisme.

Tour d'honneur de Pinot

Côté français, hormis la victoire d'étape de Victor Lafay à Saint-Sébastien, lors de la deuxième étape, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. David Gaudu et Guillaume Martin terminent respectivement neuvième (23'08") et dixième (26'30") au classement général, n'ayant jamais pu réellement jouer un rôle dans le top 10, excepté peut-être lors de l'étape Saint-Gervais/Courchevel. Mais le col de la Loze a montré leurs limites sur ce Tour, qui leur est frustrant. Notamment pour Gaudu qui était attendu après sa quatrième place l'an dernier, où il semblait lancé pour s'inscrire dans la lutte pour le podium.

Et quelque part, celui qui a le plus marqué les esprits chez les coureurs tricolores, c'est Thibaud Pinot. Pour son dernier Tour de France, le grimpeur franc-comtois a tenté à plusieurs reprises, notamment dans l'étape de Courchevel et surtout la veille de l'arrivée à Paris, dans l'étape Belfort/Le Markstein, de se battre pour une victoire d'étape. En vain. Mais le public a tenu à lui apporter un soutien, en écho à l'émotion qu'il génère sur la route du Tour. Puis il termine onzième du classement général alors qu'il avait fait le Tour d'Italie en mai dernier. Ce qui est, ma foi, honorable pour lui.

On verra bien ce qui se passera l'an prochain, avec un départ à partir de Florence, en Italie, et peut-être la présence d'un troisième larron face au duo Vingegaard/Pogacar en la personne du Belge Remco Evenepoel, champion du monde de cyclisme sur route l'an dernier, vainqueur du Tour d'Espagne cette même année-là et qui aurait pu gagner le Tour d'Italie s'il n'était pas atteint du Covid.

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