la question du coût du capital

Publié le par JoSeseSeko

La crise actuelle fait mettre en avant la question du coût de production pour les entreprises. Jusqu'à maintenant, le "mainstream" néo-libéral, ou l'orthodoxie économique, dit que si la France souffre d'un problème de compétitivité par rapport à son voisin allemand, c'est qu'elle n'a pas réformé son marché du travail, le rendant du coup plus coûteux qu'outre-Rhin (pour résumer les choses). Mais ce raisonnement n'est pas à l'abri de contre-exemples fameux, tels l'automobile qui coûte plus cher en Allemagne qu'en France. Or, moi, qui suis un jeune étudiant en économie (quasiment économiste), j'ai toujours appris qu'il y a deux facteurs de production. Le travail, effectivement; mais aussi le capital. Et là, silence radio sur le coût du capital! Curieux...

Face à ce silence assourdissant de l'orthodoxie économique sur le coût du capital, il y a des économistes, essentiellement français, qui se regroupent derrière le qualificatif "atterrés", et qui depuis quelques années, fournissent une analyse alternative à la version dominante. Ces "économistes atterrés" mènent depuis quelques mois des conférences sur le (sur)coût du capital, démontrant qu'il incite à des politiques court-termistes, ayant pour principal effet d'augmenter le chômage pour contrebalancer la hausse des coûts totaux de production.

Voici ci-dessous, des vidéos reprenant une conférence sur ce thème menée en octobre 2013 à la Maison des sciences économiques (MSE), bâtiment appartenant à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (ma fac, soit dit en passant), et pour en savoir plus sur les prochaines conférences, allez sur le site de ce collectif, en dessous des vidéos évoquées ci-haut.

Bonne écoute!

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