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Une offensive qui fait grincer des dents

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

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Alors que l'offensive de l'armée israélienne continue du côté de Gaza, marquant ainsi le triomphe de la mort, de la rancœur, de l'intolérance, sur la vie et le respect entre Israël et la Palestine, ce conflit accroît les tensions sociales dans d'autres pays.

En France, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en est même arrivé à interdire la manifestation pro-palestinienne qui se tenait à Paris le samedi 19 juillet, signe d'un fléchissement pro-israélien du pouvoir (socialiste ou conservateur), depuis près de deux décennies dans l'hexagone. Mais la dite manifestation s'est tenue tout de même, mais des "casseurs" en ont jeté le discrédit, préférant en découdre avec la police. En banlieue parisienne, à Sarcelles plus précisément (Val-d'Oise), des échauffourées ont eu lieu entre pro-palestiniens et extrémistes pro-israéliens, à proximité de la synagogue de Sarcelles. En tout cas, la France, qui se dit "pays des droits de l'homme" est de plus en plus honteuse, en voulant interdire des manifestations de soutien aux palestiniens, chiant sur ses principes pour pouvoir faire des affaires et autorisant un mouvement tel la Ligue de défense juive, que d'autres (y compris les États-Unis) ont interdit. D'autant plus honteux que d'autres pays, notamment les États-Unis, ont permis des manifestations liées à ce conflit qui perdure. Le gouvernement de Manuel Valls craignait une importation du conflit israélo-palestinien en France. Par ses décisions, il l'a effectivement importé de manière dangereuse, étroite d'esprit, et non débattue ici.

Venons-en au cas états-unien. Le grand allié d'Israël a aussi une pression intérieure qui le rend de plus en plus réticent à soutenir l'État hébreu. En témoigne, les récents propos du secrétaire d'État John Kerry, qui a laissé sortir une petite phrase résonnant comme une critique de l'opération "Bordure protectrice", notamment sur le fait que les palestiniens tués sont majoritairement des civils (hommes, femmes, enfants, peu importe). En tout cas, Kerry est parti au Caire pour obtenir un cessez-le-feu. Mais cela ne règle rien, tant que le droit international ne sera pas respecté par Israël. Or, cela dépendra essentiellement des USA, mais aussi de la France, si ces deux pays retrouvent la raison. Et ça n'a pas l'air d'être demain la veille, hélas.

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