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Une nouvelle saison de F1

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

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La F1 reprend ce weekend en Australie, pour une saison qui peut être placée sous le signe de la revanche dans un sport automobile trop peu diversifié en son sein.

Amateurs de vitesse pure, de crashs, de dépassements, de moteurs qui explosent, soyez heureux! La formule 1 ouvre ce weekend sa saison 2015 avec le traditionnel Grand Prix d'Australie à Melbourne. L'occasion de voir le Britannique Lewis Hamilton pour la deuxième fois de sa carrière dans la peau du champion du monde en titre, au volant de sa Mercedes, avec son coéquipier et rival Allemand Nico Rosberg, qui a bien failli le battre en 2014.

Couteau entre les dents

Les rivaux de l'équipe Mercedes, tant chez les pilotes que chez les constructeurs, ont le couteau entre les dents, tellement ils ont été humiliés par les flèches d'argent l'an passé. En particulier Sebastian Vettel et l'écurie Red Bull-Renault. Le pilote Allemand, quadruple champion du monde, a vécu une saison blanche en 2014 (0 victoire) et s'est même vu dépassé par son coéquipier d'alors, l'Australien Daniel Ricciardo, qui a gagné 3 GP, dont celui de Belgique, sur le magnifique circuit de Spa-Francorchamps. Du coup, un brin vexé, il a quitté le cocon de Red Bull, écurie autrichienne motorisée par le constructeur français Renault, pour rejoindre la légendaire écurie italienne Ferrari, auprès du Finlandais Kimi Raïkkönen, à la place de l'Espagnol Fernando Alonso, parti chez Mclaren-Mercedes.

Côté constructeurs (ou motoristes), Renault a une revanche à prendre. Depuis l'année dernière, les moteurs utilisés en F1 sont des V6 turbo, avec une dose un peu électrique. Le triomphe du moteur allemand a fait mal au motoriste français parce que Renault dominait les autres moteurs ces dernières années et puis le premier motoriste à avoir amené le V6 turbo en F1, c'était la marque au losange en 1977. D'ailleurs, à cette époque, les concurrents surnommaient, par dédain, Renault F1: "the yellow tea pot" (la théière jaune), en raison de la couleur de la voiture, qui est celle de l'ex-Régie (en 77, Renault était encore nationalisée), et que cette innovation avait du mal à être fiable dans un premier temps, avant de gagner le respect des autres constructeurs.

Carte à jouer pour Grosjean

Hormis Renault, l'autre représentant de la France en F1 est le pilote Romain Grosjean. Vu que Jules Bianchi est dans le coma depuis son accident au Grand Prix du Japon, en octobre dernier, et que Jean-Éric Vergne est devenu pilote de réserve chez Ferrari, Grosjean est le seul pilote français à être sur la grille de départ. Et il a une carte à jouer, dans la mesure où après une saison 2014 très longue à digérer, loin de jouer les premiers rôles avec la Lotus-Renault, l'espoir semble de nouveau permis, avec une Lotus désormais motorisée par Mercedes et les essais d'hiver semblent lui donner de l'espoir. Et pourquoi pas enfin le voir gagner un Grand Prix, qui sait? En tout cas, ce serait une grande nouvelle, médiatisée par Canal + hélas, puisque le dernier pilote français à avoir gagné un GP est Olivier Panis, à Monaco en 1996. Ça ne nous rajeunit pas!

La F1, un sport raciste?

Maintenant, je risquerai de troubler certains esprits mais cela fait partie d'une observation que j'ai faite depuis plusieurs années, en m'étant documenté un tant soit peu. Quand on regarde les visages du paddock (pilotes, directeurs d'écuries, ingénieurs châssis et moteur, etc.), c'est très occidental, pour ne pas dire blanc. Ça s'explique vu que la F1 s'est développée dans les pays développés (Grande-Bretagne, Italie, France, Belgique, Allemagne, etc.), avant de s'étendre sur les autres continents. Puis avant Lewis Hamilton (depuis 2007), il n'y avait aucun pilote laissant trahir des origines afro-caribéennes (parents originaires de Grenade, dans les Antilles) dans le monde de la F1.

Là, vous pouvez vous dire, chers lecteurs: "il est parano le gars, c'est pas un sport raciste la F1, c'est juste un sport de riches!", comme le dit (à peu près) l'humoriste Donel Jack'sman dans un de ses sketchs. Attendez un peu. Il y a eu de la F1 en Afrique. Mais pas n'importe où. C'était en Afrique du Sud! Et ce, durant la période d'apartheid, des années 60 à 1993 (boycott entre 1986 et 1992, date du retour du GP d'Afrique du Sud dans le calendrier de la F1)! Et depuis? Il n'y a plus eu de Grand Prix d'Afrique du Sud alors que le gouvernement de Pretoria est dirigé par l'ANC, parti représentant la majorité noire (ou de plus en plus la bourgeoisie noire sud-africaine dans l'intervalle. Pensez-vous que c'est un hasard?

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fabrication de parpaing 13/03/2015 14:42

mes amitiés de la Turquie