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La victoire de Rivoli grâce aux renforts de Masséna

Publié le par JoSeseSeko

La victoire de Rivoli grâce aux renforts de Masséna

En triomphant des Autrichiens à Rivoli, dans le Nord de l'Italie, Napoléon Bonaparte arriva à renforcer l'influence française en Italie du Nord et ainsi mieux assurer sa frontière Sud-Est face à une Autriche cédant du terrain et bientôt la forteresse de Mantoue.

En ce 14 janvier 2017 (ou 25 nivôse an CCXXV), l'heure est au souvenir du 220e anniversaire de la bataille de Rivoli, remportée par le général Napoléon Bonaparte face au général autrichien Josef Alvinczy le 14 janvier 1797 (24 nivôse an V). Une bataille, comme tant d'autres, glorifiée par le général en chef dans sa propagande soulignant ses capacités stratégiques de haut vol, même en cas d'infériorité numérique, comme il eut souvent affaire lors de la campagne d'Italie de 1796-1797.

Revanche chez les Autrichiens

La bataille de Rivoli s'inscrit dans le cadre du siège de Mantoue, la grande forteresse de l'Italie du Nord, occupée par les Autrichiens de Dagobert von Wurmser,qui s'y était replié depuis l'été 1796, attendant des renforts pour s'en tirer. D'où l'arrivée d'Alvinczy sur le front italien face à des troupes françaises d'à peine 20.000 hommes face à 24.000 Autrichiens voulant reprendre le contrôle d'une Italie du Nord sous influence française, avec un premier affrontement à Arcole, du 15 au 17 novembre 1796. Malgré sa supériorité numérique, Alvinczy fut battu par Bonaparte qui eut le coup de génie d'envoyer sur les lignes arrières des tambours et des trompettes faisant croire à des renforts français et désorganisant sa ligne défensive pourtant solide. Par conséquent, un sentiment de revanche fut fortement présent chez les Autrichiens, notamment Alvinczy, vexé par le combat d'Arcole.

La jonction Bonaparte-Joubert

Décidé d'en finir, Alvinczy rassembla 28.000 hommes pour libérer Mantoue du siège par les troupes françaises disséminées autour de la forteresse. Mais il ne voulait pas qu'elles fissent jonction. Du coup, il divisa ses troupes en plusieurs divisions, pour tromper l'attention de l'ennemi sur l'endroit où il voulait frapper. Bonaparte ne bougea pas, suite aux renseignements qu'il put avoir sur les mouvements autrichiens sauf à partir du 12 janvier, où il s'efforça de prévenir le général Barthélémy Joubert et ses 10.000 hommes de tenir le plateau de Rivoli, où le général en chef le rejoindrait, face au gros de l'armée autrichienne, et alerta les autres troupes françaises, notamment celles du général André Masséna de venir à marche forcée vers la future zone de combat. Dans la nuit du 13 au 14 janvier, à 3h du matin, Bonaparte et Joubert se rejoignirent et décidèrent de profiter de l'éclat de la lune pour attaquer les postes autrichiens visibles, afin de donner du temps aux renforts de venir.

Et ce d'autant plus qu'Alvinczy avait laissé ses troupes divisées en plusieurs divisions dans le but d'encercler ensuite les troupes françaises. L'attaque française ébranla son plan mais les Autrichiens contre-attaquèrent dans la matinée (7h), sur l'aile gauche et le centre de l'armée française, tout en ayant leur aile gauche (Peter Quasdanovitch) et leur aile droite (Franz Joseph de Lusignan) en position pour encercler les Français et ces derniers commençaient à reculer et à manquer de munitions, laissant envisager une victoire autrichienne.

Le canon de Masséna

Mais à partir de 9h, le 14 janvier 1797, le canon tonnait côté français et commençait à tordre le plan autrichien. Masséna est arrivé, au bout d'une marche forcée durant toute la nuit. "Mieux que les légions de César" s'exclamera Bonaparte à l'issue de la bataille. Cette arrivée de Masséna démoralisa les Autrichiens qui se retrouvaient pris dans une tenaille formée par les montagnes et les troupes françaises au moral regonflé à bloc. La situation fut renversée et ce furent les Autrichiens qui reculèrent dans une panique totale dont les charges de la cavalerie française accentuaient la transformation de cette bataille en une véritable déroute.

Une victoire totale

Le bilan de cette bataille fut terrible pour les Autrichiens. Sur les 28.000 hommes à sa disposition, Alvinczy comptabilisait 12.000 morts, blessés ou prisonniers, tandis qu'avec environ 22.000 hommes, Bonaparte déplora 3.000 morts ou blessés. Une victoire totale pour le général en chef qui se pressa de repartir renforcer le siège de Mantoue car certains Autrichiens continuaient encore leur route vers la forteresse et ils furent vaincus à la bataille de la Favorite. Et ce, tandis que Joubert et d'autres généraux, dont Thomas-Alexandre Dumas, fils d'esclave et père de l'écrivain Alexandre Dumas, poursuivirent les restes de l'armée d'Alvinczy jusque dans le Tyrol autrichien.

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