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Leipzig ou la fin de l'impérialisme napoléonien

Publié le par JoSeseSeko

Leipzig ou la fin de l'impérialisme napoléonien

Il y a deux siècles tout juste, se termina la bataille de Leipzig qui avait commencée le 16 octobre, nommée "bataille des Nations", vu que les russes du Tsar Alexandre Ier, les autrichiens de l'empereur François Ier, les prussiens du roi Frédéric-Guillaume III et les suédois du prince héritier Charles Jean, qui n'est autre que l'ancien maréchal d'Empire Jean-Baptiste Bernadotte (dont sa descendance règne encore sur la Suède aujourd'hui, soit dit en passant) affrontèrent et gagnèrent face aux troupes françaises de Napoléon Bonaparte, aux polonais du maréchal d'Empire Jozef Poniatowski (qui y laissa sa peau sur le dernier jour de la bataille), ou encore aux saxons, ces derniers changeant de camp au dernier moment par ailleurs.

Cette bataille se réalisa dans le contexte de l'après campagne de Russie, où Napoléon se lança dans une attaque suicidaire chez le Tsar, en payant le prix fort d'une retraite sanglante, au mépris des conditions climatiques du général Hiver (comme il avait mésestimé la chaleur et la fièvre jaune lors de l'expédition de Saint-Domingue en 1802-1803, chargée de rétablir l'esclavage), et où la campagne d'Allemagne, marquée sur l'offensive en début d'année 1813, se transforma en guerre défensive côté français, en raison de l'infériorité numérique désormais devenue la norme pour la Grande Armée face à ses ennemis.

Plus de 500 000 hommes (330 000 du côté des coalisés; 195 000 environ du côté de l'Empire et de ses alliés) se battirent sur le champ de bataille pour ce qui fut la plus grande boucherie en Europe jusqu'au début de la 1ère Guerre Mondiale. 90 000 morts ou disparus au total, dont 60 000 dans les forces coalisées. Cela supposerait une victoire française car les pertes françaises sont deux fois plus faibles, mais vu que les forces françaises étaient largement inférieures (numériquement), Napoléon ne pouvait se relever du massacre, d'autant plus qu'il laissa de côté plus de 100 000 hommes au nord de l'Allemagne, commandés par les maréchaux Davout et Gouvion-Saint-Cyr, qui manquèrent par la suite vu que la conséquence importante de cette bataille fut que l'Allemagne (ou ce qui était à l'époque la Confédération du Rhin, sous la coupole de l'Empire français) passa dans le giron prussien. Autre conséquence, la plus importante, la possibilité pour la Coalition d'attaquer sur le territoire français, une première depuis 1793! Ce qu'elle ne manqua pas de faire, donnant lieu à la campagne de France l'année suivante.

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