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Wattignies, Cholet ou les tournants de la Révolution Française!

Publié le par JoSeseSeko

Wattignies, Cholet ou les tournants de la Révolution Française!
Wattignies, Cholet ou les tournants de la Révolution Française!

Comme dans un précédent article, j'ai relaté l'exécution de Marie-Antoinette, il faut en relater le contexte militaire.

En effet, cette exécution intervint à un moment décisif pour les troupes de la République française, face à la coalition extérieure (toutes les puissances européennes contre la seule France) et à la rébellion vendéenne intenses sur les frontières de la République, menacée d'invasion suite aux multiples défaites du début d'année 1793 (ou de l'an I de la République). D'abord, la bataille de Wattignies, qui se termina le même jour que l'exécution de Marie-Antoinette (tout un symbole!), se soldant par une victoire des troupes de Jean-Baptiste Jourdan, général de l'Armée du Nord, et de Lazare Carnot, représentant du Comité de Salut Public sur celles de Frédéric de Saxe-Cobourg qui étaient quand 2 fois moins nombreuses que les troupes françaises (succès donc assez peu estimé mais confirmant la stratégie de la "levée en masse" d'août 1793), consolidant ainsi la frontière nord de la France, menacée depuis la défaite de Neerwinden en mars 1793, avec la trahison du général Dumouriez par ricochet.

Sur le front vendéen, la deuxième bataille de Cholet marque la réussite de la contre-attaque des bleus face aux blancs, menée depuis juillet, avec cette injonction de Bertrand Barère: "détruisez la Vendée!" (ce qui n'est pas sans conséquences ultérieures, au sujet des colonnes infernales de Turreau par exemple) Le rapport de force est l'opposé de la bataille de Wattignies, vu que 40 000 vendéens sous les ordres de Maurice d'Elbée, Charles de Bonchamps (perdant la vie durant ce combat), Henri de La Rochejacquin ou encore Jean-Nicolas Stofflet furent écrasés par 26 000 républicains commandés par Jean-Baptiste Kléber, François Marceau, Nicolas Haxo ou encore François-Joseph Westermann. 7 000-8 000 morts côté vendéen contre deux fois moins côté républicain.

Ces deux victoires sont, selon moi, méconnues de la mémoire collective et pourtant décisives car elles marquent la reprise des initiatives des armées de la République française, basée sur des généraux sortis du rang, roturiers et de n'importe quel couleur (le général Dumas, père de l'écrivain Alexandre Dumas en est le parfait exemple: sous-officier, fils de noble et d'esclave de Saint-Domingue, 1er général de couleur de la République), renforçant le "mythe" des citoyens-soldats de l'an II, quasi-invincibles et renversant toutes les armées européennes par leur force numérique (utilisation parfaite de la démographie française, au-delà de toutes les espérances).

Vive la République, vive la France!

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