Buena suerte Míchel

Publié le par JoSeseSeko

Buena suerte Míchel

L'espagnol José Miguel González, dit Míchel, ancien entraîneur de l'Olympiakos, a déposé ses valises à Marseille, afin de devenir le nouvel entraîneur de l'Olympique de Marseille. Reste à voir si l'ancien jouer du Real Madrid arrivera à faire oublier l'argentin Marcelo Bielsa dans les esprits et gagner des titres avec le club phocéen.

Et dire qu'hier (mardi 18 août), j'écrivais que l'OM cherchait désespérément un coach de renom et convaincu de venir sur la cité phocéenne en ébullition depuis le départ de Marcelo Bielsa, au début du mois. Il faut croire que le président Vincent Labrune a su me faire démentir sur ce point, avec l'arrivée de Míchel sur le banc de l'OM, pour un contrat de deux ans. Néanmoins, il n'officiera pas tout de suite, Frank Passi, actuel entraîneur intérimaire, chauffant la place jusqu'au match à domicile contre Troyes, dimanche prochain.

Un entraîneur offensif

Comme pas mal de supporters, je me suis interrogé sur ce choix. Du coup, j'ai regardé un peu partout pour savoir le passé de l'entraîneur espagnol, en tant que joueur et entraîneur, pour savoir si son arrivée est un bon coup ou du suicide de la part de la direction de l'OM. D'abord, le joueur passa la majeure partie de sa carrière au Real Madrid, dans les années 1980 et 1990, remportant à plusieurs reprises le championnat espagnol, la Coupe de l'UEFA (actuelle Europa League, que l'OM va jouer cette saison), la Coupe d'Espagne, etc. Un palmarès de joueur intéressant, quoique inférieur à celui d'un autre candidat au poste de coach de l'OM, l'italien Roberto Donadoni, champion d'Italie et vainqueur à plusieurs reprises de la Ligue des Champions avec le Milan AC, entre autres.

Mais la différence, à l'avantage de l'espagnol, c'est que Míchel a gagné des titres en tant qu'entraîneur. Et ce, dans le dernier club qu'il a dirigé, i.e, l'Olympiakos Le Pirée (Grèce), avec deux titres de champion de Grèce et une coupe de Grèce. Mais quel est le style de jeu utilisé par Míchel? Selon certains observateurs du championnat grec (cf lien ci-dessous), l'Olympiakos version Míchel fut résolument tourné vers l'attaque, avec un meneur de jeu à l'ancienne qui distribue des caviars pour ses coéquipiers, à l'instar de ce que proposa l'OM version Bielsa en Ligue 1, avec Dimitri Payet dans le rôle de numéro 10. Et comme son homologue argentin, il est du genre à donner sa chance aux jeunes joueurs, ce qui pourrait être bénéfique pour certaines recrues, ainsi qu'à certains jeunes issus du centre de formation de l'OM. Donc, la devise "Droit au but" devrait être respectée à la lettre.

Recrutement et austérité

Cette arrivée, plus les explications données ci-dessus et étayées par ailleurs, pourrait calmer les esprits et permettre à Labrune d'acheter une fois encore la paix sociale auprès des supporters olympiens, dont les nerfs sont mis à rude épreuve depuis le début du marché des transferts estival (départ massif de cadres, arrivée de jeunes, paris de résurrection footballistique puis départ du coach). Et cela ne risque pas d'être fini vu que le futur entraîneur olympien, dans les négociations, entend avoir besoin de 2-3 recrues supplémentaires pour véritablement consolider son effectif, notamment un attaquant de pointe, comme doublure au titulaire actuel, le belge Michy Batshuayi.

En aura-t-il les moyens financiers? C'est la question qui se doit d'être posée car l'OM s'est enfermé dans une logique d'austérité à la grecque ces dernières années, qui se fait ressentir dans les résultats sportifs et aggrave ainsi les comptes financiers, alors qu'elle est censée les épurer (selon les économistes "mainstream" que Labrune a forcément appris par cœur, ce béat). Si c'est possible, tant mieux pour lui, sinon tant pis. Mais bon, comme il a entraîné un club grec durant près de deux ans, il a pu observer les effets de la politique d'austérité imposée à la Grèce sur l'ensemble de l'économie hellénique, y compris le ballon rond, ce n'est pas comme s'il était totalement dépaysé du point de vue du contexte économique.

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