Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

JoSeseSeko

JoSeseSeko

"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Verstappen vole sur la F1

Publié par JoSeseSeko sur 26 Novembre 2023, 18:59pm

Catégories : #Sport, #Formule 1, #Red Bull, #Verstappen, #Perez, #Mercedes, #Hamilton, #Russell, #Ferrari, #Leclerc, #Sainz, #Aston Martin, #Alonso, #Stroll, #McLaren, #Norris, #Piastri, #Alpine, #Gasly, #Ocon

Verstappen vole sur la F1

Champion du monde depuis le Grand prix du Qatar, le pilote néerlandais a tenu à terminer en vainqueur, actant définitivement une domination totale en 2023, qui a de quoi écœurer le reste du paddock et les suiveurs de la discipline phare du sport automobile. Surtout qu'on s'attend à ce que cela perdure l'an prochain.

"La Formule 1 est un sport automobile avec 20 pilotes et à la fin, c'est Verstappen qui gagne!" On peut ainsi résumer la saison 2023 de Formule 1 qui se termine ce dimanche 26 novembre à Abu Dhabi, devant Charles Leclerc (Ferrari) et George Russell (Mercedes). Une saison marquée par la domination outrancière de Max Verstappen (Red Bull), vainqueur de 19 grand prix sur les 22 tenus cette année. Le coéquipier de Verstappen, le Mexicain Sergio Pérez est vice-champion du monde.

Déconcertant

Après 2021 et 2022, 2023 consacre le pilote néerlandais. Et comme lors de ces deux précédents titres, le triple champion du monde mérite son titre au fond, mais sur la forme, cela laisse toujours à désirer. En 2021, c'est suite à des décisions de la direction de course à Abu Dhabi qui ont fait scandale; en 2022, c'est à l'issue d'un Grand prix du Japon qui n'était pas allé jusqu'au bout et dont la distribution des points fit polémique; et cette année, c'est lors de la course sprint au Qatar que son titre a été officiellement acquis. Bref, un arrière-goût amer se dégage de ces titres qui font pourtant qu'au palmarès, Verstappen a rejoint le Brésilien Ayrton Senna.

Avec cette saison 2023, l'accumulation de victoires a fait que Verstappen compte désormais 54 victoires en Grand prix, ayant dépassé coup sur coup Senna (41 victoires), Alain Prost (51 victoires) et Sebastian Vettel (53 victoires). Seuls Michael Schumacher (91 victoires) et Lewis Hamilton (103 victoires) sont au-dessus. Mais pour combien de temps encore? Si d'aventure la domination de Verstappen perdure de la même manière et que ce dernier ne se lasse pas de dominer aussi largement le reste du paddock, il pourrait devenir le deuxième pilote ayant gagné le plus de GP à l'issue de la saison 2025.

Encore faut-il également que l'écurie Red Bull, motorisée par Honda, maintient sa domination comme c'est le cas depuis 2022, année de l'introduction de la nouvelle réglementation technique, induisant le retour de l'effet de sol dans les voitures et renforçant l'aspect aérodynamique. De quoi illustrer le travail de l'ingénieur Adrian Newey, directeur technique de l'écurie autrichienne depuis 2006. C'est simple, sur cette saison 2023, en plus des victoires de Verstappen, il faut ajouter les 2 victoires de Sergio Pérez. L'exception qui confirme la règle est la victoire du pilote espagnol Carlos Sainz Jr (Ferrari) à Singapour. Une domination plus écrasante que celle de Mclaren, motorisée par Honda, en 1988, avec 15 victoires sur 16 GP cette année-là. Toutefois, il y eut un véritable duel entre les deux pilotes de l'écurie, en l'occurrence Senna et Prost, le premier remportant d'ailleurs son premier titre de champion du monde de F1. Et si les derniers Grand prix 2023 donnèrent l'image de victoires plus serrées pour Verstappen, c'est que Red Bull a stoppé le développement de sa voiture de 2023 très tôt pour préparer celle de 2024. Préparez-vous à une saison 2024 du même tonneau!

Animation derrière

S'il n'y a pas eu de suspense pour les titres pilotes et constructeurs, diminuant l'intérêt de la F1 auprès des suiveurs lambda, les passionnés et les observateurs les plus avisés ont tout de même de l'intérêt sur ce qui se passait derrière Red Bull et Verstappen. Notamment pour le classement des constructeurs, avec un duel pour la deuxième place dans ce classement entre l'écurie Ferrari et l'écurie Mercedes, alors qu'en début de saison, c'était l'écurie Aston Martin, motorisée par Mercedes, qui semblait être solidement installée dans cette position. On y reviendra plus tard. Ce dernier Grand prix devait décider qui du cheval cabré ou des flèches d'argent finira deuxième au championnat constructeurs. C'est finalement l'écurie allemande qui prit le dessus car en plus de la troisième place de Russell, Lewis Hamilton termina neuvième, permettant à Mercedes d'être deuxième pour trois points devant l'écurie italienne (cf lien). De quoi maudire la direction de course du Grand prix de Las Vegas chez Ferrari et la pénalité injuste pour Sainz car contraint de changer son moteur suite à des dégâts causés par une plaque d'égout mal fixée lors d'essais libres.

Si Aston Martin était bien partie en début de saison, la deuxième moitié a semblé être un chemin de croix pour l'écurie britannique. Notamment pour le pilote espagnol Fernando Alonso qui était le fournisseur de points pour l'écurie, son coéquipier canadien Lance Stroll grandement pas à sa hauteur, excepté sur la toute fin de saison. La faute principalement à un manque de développement de la voiture au fil des mois, alors que l'écurie McLaren, motorisée par Mercedes, après un début de saison raté, a développé fortement sa voiture de 2023, au point d'être l'écurie marquant le plus de points sur la deuxième partie de saison, devant Red Bull, et chopant in fine la quatrième place à Aston Martin, grâce à un duo de pilotes complémentaire avec le Britannique Lando Norris et le rookie australien Oscar Piastri. Ce dernier était attendu au tournant après son arrivée polémique chez McLaren car l'écurie Alpine pensait pouvoir lancer le pilote australien dans ses rangs vu qu'elle l'a soutenu au sein de son académie les années précédentes. Et en 2023, Piastri a confirmé les grands espoirs placés en lui, avec deux podiums, au Japon et au Qatar - gagnant par ailleurs la course sprint au Qatar -. De quoi l'avoir mauvaise chez Alpine.

Une déception française

Parlons-en, justement, de l'écurie française représentant le groupe Renault en F1. Elle a fait couler beaucoup d'encre, mais pas en bien. Déjà, l'écurie au A fléché termine sixième au championnat constructeurs, alors qu'elle avait terminée quatrième en 2022. La faute à une voiture mal-née et à un développement insuffisant, faisant qu'elle fut largement dépassée par Aston Martin au début puis par McLaren ensuite. Ensuite, les multiples départs des cadres dirigeants de l'écurie durant l'été, au moment des GP de Hongrie et de Belgique, ont donné une impression d'improvisation pour le moins honteuse quand l'écurie prétend vouloir jouer - un jour - les premiers rôles en F1. Mais depuis cette séquence estivale d'envois à la guillotine, quelques progrès ont été notés sur la fin de la saison et les podiums d'Esteban Ocon à Monaco et de Pierre Gasly aux Pays-Bas offrent un coin de ciel bleu dans une saison globalement grise et décevante.

D'ailleurs, il est notable de remarquer que dans cette saison, le duo Ocon/Gasly est parvenu à surnager et à donner satisfaction, vu le matériel à leur disposition. Et surtout une entente professionnelle entre les deux français, en dépit d'accrochages malheureux en Australie et en Hongrie. Et in fine, Gasly a marqué un peu plus de points qu'Ocon, alors que c'est sa première année dans l'écurie tandis que son compatriote est chez Alpine/Renault depuis 2020. Ce qui peut piquer dans l'orgueil d'Ocon, sachant que les deux pilotes tricolores ont leur contrat qui se termine fin 2024 et qu'Alpine aura probablement à cœur de promouvoir à partir de 2025 un des pilotes de sa filière - l'Australien Jack Doohan ou le Français Victor Martins -.

Toujours est-il que si Alpine veut lutter plus régulièrement pour des podiums, face à Ferrari, Mercedes, Aston Martin et McLaren, il faudra changer complètement de philosophie en 2024 sur le châssis, l'aérodynamique, sachant que le moteur Renault, moins puissant que le Honda, le Ferrari et le Mercedes, ne pourra guère être retouché - excepté en matière de fiabilité -. À voir si les recrutements opérés ces derniers mois apporteront un grand bond en avant car les leçons données par Aston Martin et McLaren en 2023 doivent être désormais apprises chez Alpine.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents