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Le fossoyeur Valls crie à la mise à mort de la gauche

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

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Durant le week-end du 14 juin, alors que la Coupe du monde bourgeoise venait de commencer, avec des erreurs d'arbitrage qui profitent à certains, notamment le Brésil, ce dont les supporteurs-consommateurs de la Seleçao ne veulent pas voir, ni comprendre, car en mode Tartuffe; le Premier ministre Manuel Valls joue le matamore.

Lors du Congrès national du Parti socialiste, le locataire de Matignon déclare que "la gauche peut mourir", suite à la nouvelle branlée socialiste aux élections européennes, ayant emporté le reste de la gauche sur son passage, et offert une voie royale au Front national. Donc, la menace d'un nouveau 21 avril 2002 revient dans les esprits "socialistes", tellement le parti en a été traumatisé. Je dis qu'il joue le matamore car Valls compte dire aux socialistes qui s'opposent à la politique gouvernementale qu'il mène, que c'est la seule qui vaille, sinon c'est la mort du parti et de la gauche. Or, c'est cette politique imprégnée de social-libéralisme qui a conduit à ce que PS se prenne deux branlées consécutives en cette année 2014, enfonçant le reste de la gauche avec lui. C'était prévisible, cette triste valse menant à des humiliations. Cette mue du PS n'est pas sans rappeler celle qu'avait opéré son ancêtre, la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO) de Guy Mollet, dans les années 50, qui a conduit à l'enlisement de la guerre d'Algérie avec un pouvoir renforcé des généraux; et cette mue de la SFIO en un parti radical, comme l'écrivit l'historien Henri Guillemin dans le Nouvel Observateur dans les années 70, facilita le Coup d'État du 13 mai 1958, intronisant Charles De Gaulle au pouvoir.

En espérant ne pas tomber dans ce genre de tragédie, avec cette fois-ci le FN à la place du général De Gaulle, il est clair que si la gauche veut revivre, elle ne doit pas compter sur un PS, parti de notables, de barons locaux, qui joue le fossoyeur de la gauche. Ce PS est un parti quasiment de droite, aussi immobiliste et conservateur que l'Union pour un mouvement populaire. Et celles et ceux qui ont encore cette volonté intacte d'un "réformisme révolutionnaire", comme le disait Jean Jaurès, voire d'une révolution au service de la classe jusqu'à présent dominée, il existe le Front de gauche, le Nouveau parti anticapitaliste, Lutte Ouvrière, Nouvelle donne, Europe-écologie les verts, qui existent et ont quand même un autre discours que le PS à gauche. Le problème, c'est qu'il faut en être informé de ça. Et on ne peut compter sur les médias "mainstream" pour respecter le pluralisme politique, quand bien même la Constitution de 1958 garantit ce pluralisme et sa diffusion.

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