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L'heure de Syriza a-t-elle sonné?

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP

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À moins d'une semaine des élections législatives, Syriza est toujours vu comme le favori, avec une forte possibilité d'avoir la majorité absolue, ce qui irrite certains responsables européens à ce sujet.

À force d'avoir parlé de Charlie Hebdo durant plusieurs jours, on en a oublié que les élections législatives grecques approchent à grand pas. En effet, le 25 janvier prochain, les Grecs seront appelés à voter pour renouveler la Vouli, le parlement. Et ces élections législatives pourraient rentrer dans l'histoire.

Syriza proche de la majorité absolue

Le parti de gauche radicale Syriza, mené par Alexis Tsipras, a de plus en plus le costume de grand favori, pour les sondages et analystes politiques. Il oscille autour de 30% et plus d'intentions de votes, avec une possibilité d'avoir la majorité absolue (150 sièges et plus), selon plusieurs sondages réalisés ces derniers jours. Néanmoins, ça se joue à peu de choses pour que le parti soit majoritaire ou pas. Et dans ce dernier cas, il faudra trouver des alliés de circonstance, et ça ne se bouscule pas. Depuis plusieurs semaines, le Parti communiste grec a indiqué ne pas vouloir s'allier avec Syriza, et des formations moins à gauche que Syriza sont réticentes à unir leurs forces avec ce parti.

Soutiens et critiques en Europe

Comme cette perspective commence à prendre des certitudes, les soutiens européens de Syriza deviennent plus en plus audibles. Par exemple, le pendant français de Syriza, i.e, le Front de gauche, organise un meeting ce lundi 19 janvier, pour montrer sa solidarité (internationaliste) avec le mouvement grec. Les écologistes s'y joignent, et certains socialistes, de manière isolée, vu que le gouvernement social-libéral de Manuel Valls n'est pas tellement enclain à appuyer Syriza.

Mais s'il a un soutien élargi, Syriza n'attire pas moins des oppositions. Surtout du côté de l'Allemagne. Au début du mois, la chancelière Angela Merkel ne cachait pas son agacement par rapport à la dynamique favorable pour Syriza, en agitant la menace du "Grexit" (sortie de la Grèce de la zone euro, dont le change face au dollar a baissé significativement ces derniers temps). Maintenant, c'est le ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble qui montre les crocs. Pour lui, est "hors de question" de vouloir restructurer la dette publique grecque, qui est un des engagements annoncés par Tsipras durant la campagne électorale, indiquant qu'Athènes devra respecter ses engagements auprès de ses créanciers après les élections. Pourtant, la dette publique colossale de la Grèce s'est accrue depuis l'application des multiples plans d'austérité en 2009-2010, sans permettre à la Grèce de retrouver son niveau de richesse antérieur à la crise, malgré des signes de croissance supérieurs à d'autres pays européens, selon M.Schaüble.

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