La mise en avant de la question religieuse et communautaire

Publié le par JoSeseSeko

La mise en avant de la question religieuse et communautaire

À la suite des attaques qui ont frappé Paris début janvier, des débats s'organisent autour du thème du "vivre-ensemble", sous l'angle religieux, communautaire, dont certains politiciens pensent que c'est la source des maux au sein de la population française.

Un mois déjà! La "boucherie" au sein de la rédaction de Charlie Hebdo s'éloigne dans le temps à grande vitesse, mais reste présente dans les esprits. La tournure prise des événements, avec l'illusion de la marche du 11 janvier, fait que le focus est mis sur l'Islam, qui est depuis quelques années la deuxième confession la plus pratiquée en France, derrière le christianisme catholique.

Le plus souvent, de manière péjorative puisque les auteurs des attaques se revendiquent de cette religion et appliquent leur idée du djihad. Ce terme n'ayant pas la même signification pour d'autres, en particulier l'islamologue Tariq Ramadan, universitaire reconnu dans le monde entier, qui l'explique dans une émission de radio mi-janvier.

Une obsession communautariste...

Ce qui me surprend, c'est que dans ce focus sur l'islam de France, sur les français de croyance musulmane, c'est que tout le monde y va de son préjugé sur un communautarisme musulman qui s'écarterait de lui-même de l'ensemble de la population française, de l'espace de la République. Comme si ces français étaient les seuls à pratiquer du communautarisme. Ben voyons! Le Front national joue du communautarisme blanc et chrétien, en plus du contexte économique, pour gagner en influence, par exemple.

Mais si cette impression semble dominante, c'est qu'il y a eu un abattage médiatique tel que les esprits s'y forgent. Et ce n'est pas par hasard! Ceux qui parlent le plus de communautarisme, ceux qui le font passer pour la cause principale des maux qui accablent la France d'aujourd'hui, ce sont les conservateurs, qui tiennent à l'ordre établi et ce, quelle que soit leur origine géographique. Vendredi 6 février, je regardais l'émission "Ce soir (ou jamais!)" sur France 2, présentée par Frédéric Taddeï, sur la question de l'apartheid en France. Parmi les invités, il y a une cadre de l'UMP, Lydia Guirous, d'origine maghrébine, qui ne cessait de dire que le communautarisme est la cause des événements et que parler d'apartheid, comme l'a fait le Premier ministre Manuel Valls, est un "enfumage". Or, c'est son leitmotiv sur le communautarisme qui est un écran de fumée.

... qui masque la question sociale

Durant cette émission, les détracteurs de la militante UMP, entre autres le jeune économiste Son-Thierry Ly, lui font rappeler, à juste titre, que les sources d'extrémisme violent se basent sur les conditions économiques et sociales, couplées à l'enseignement. Et c'est fondamental! Que ce soit un habitant des campagnes ou un banlieusard des quartiers, comme on dit, ces groupes territoriaux ont vu leurs conditions de vie se dégrader depuis la crise de 2008-2009, avec une explosion du chômage (notamment des jeunes) dans ces territoires, une paupérisation qui contraste avec des centres-villes, des banlieues riches qui accroissent leur niveau de richesse, ou bien des membres de la classe bourgeoise qui optent pour l'exil (fiscal). Puis l'enseignement, tel qu'il est, ne permet pas de former des citoyens, ce qui est son objectif. Il forme juste des bras, des jambes, qui doivent servir les "grands intérêts", en se cantonnant au mode "image d'Épinal", tuant toute tentative alternative de réflexion pour les élèves ou étudiants. Et tant que ce ne sera pas revu, le phénomène observé en janvier se reproduira puisque les auteurs des attaques ont suivi l'école française, comme tout le monde.

Bref, on retrouve de manière concrète ce que certains penseurs évoquaient en leur temps, en particulier Karl Marx au XIXe siècle. L'analyse marxiste (ou marxienne) partait sur la lutte des classes, avec une bourgeoisie consciente de ses intérêts et qui utilise tous les moyens possibles pour que le prolétariat multiforme ne prenne pas possession de sa "conscience de classe" sociale. Durant la 1ère Révolution industrielle, l'Église jouait à plein son rôle de maintien de l'ordre en tant qu'allié objectif du Capital (d'où la formule de Marx: "l'opium du peuple"), c'est moins évident maintenant. Aujourd'hui, c'est le communautarisme, malgré tout, qui rend service à la classe possédante et ce, que ce soit au sujet des musulmans, des noirs, des asiatiques, etc.

La différence entre ces deux époques, c'est que la pensée de Marx fut source d'inspiration pour des mouvements socialistes, communistes, qui ont pris le pouvoir dans plusieurs pays au XXe siècle et qui ont mené des politiques totalitaires, jetant un discrédit total envers toute pensée alternative, même si elle revient peu à peu ces dernières années.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Les auteurs des attaques ont suivi l'école française, comme tout le monde, même celui du Danemark... Ou ceux d'Espagne et d'Angleterre.

L'islam est incompatible avec la France et avec l'europe. L'islam est un fléau, l'immigration est un fléau.

Tout ce que permettrait, permettait, l'essor économique, c'est d'une de faire venir la merde, et de deux, de la faire prospérer tranquille.

Mais hors essor économique,- alors faut se réveiller hein, les 30 glorieuses c'est fini, depuis 30 ans, la singularité économique est TERMINEE- , la merde, gentiment caché sous le tapis, elle ressort.

Ça fightait avant, ça fightera ensuite.

Les musulmans ne sont pas français, ou s'il sont français, ils ne sont pas musulmans.

L'E-I crée un beau pays, ça s'appelle la musulmanie: Easy jet fait des billets à 39€...
Répondre