Le triomphe de Mercedes

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Mercedes-Benz

Photo: Mercedes-Benz

Clôturant la saison sur un doublé Rosberg-Hamilton, l'écurie Allemande démontre encore sa domination en Formule 1 sur l'ensemble de l'année 2015, même si Ferrari s'est rapproché durant l'année. Une saison 2016 où l'inconnue reste le retour (ou pas) de Renault en tant qu'écurie complète.

Feux d'artifice à Abu Dhabi pour le 19e et dernier Grand prix de la saison 2015 de Formule 1. Et à l'image de la saison, ce dernier Grand prix, avec le soleil couchant dans l'Émirat, voit encore une victoire de l'écurie Mercedes, mais cette fois-ci celle de l'Allemand Nico Rosberg face à son coéquipier et champion du monde Britannique Lewis Hamilton, le pilote Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) complète le dernier podium de la saison.

Hamilton le conquérant

Conformément à ce qui était attendu en début de saison, l'écurie Mercedes a été ultra-dominatrice en 2015 (16 victoires en 19 manches). Un bilan semblable à celui de l'an dernier pour les Flèches d'argent. Mais une certaine différence subsiste dans le fait que le titre pilotes a été réglé lors du Grand prix des États-Unis (16e GP de la saison), à l'avantage d'Hamilton, alors qu'il avait du attendre le dernier GP pour être sacré l'an dernier.

Ce qui fait que le pilote Britannique est triple champion du monde de F1, égalant ainsi le Brésilien Ayrton Senna, son idole, au palmarès. Et comme en 2014, ce titre est acquis aux dépens de son coéquipier et rival Nico Robserg, qui supporte de moins en moins la domination d'Hamilton. Une des images fortes de la saison est qu'avant la cérémonie du podium du GP des États-Unis, gagné par Hamilton, ce dernier jette à Robserg la casquette du second de la course. L'Allemand, n'ayant pas aimé ce geste, le lui renvoie aussitôt de manière enragée. Peut-être que ça l'a motivé pour gagner les trois derniers GP de la saison. En tout cas, l'atmosphère est tendue entre les pilotes Mercedes qui seront pressés d'en découdre en 2016. Le genre d'histoire à faire rappeler les vives tensions entre Senna et Alain Prost chez Mclaren-Honda dans les années 1980, ou entre Prost et Nigel Mansell chez Ferrari en 1990.

Ferrari, le retour?

Après une saison blanche en 2014 (0 victoire), l'écurie au cheval cabré s'est refaite une santé en étant la seule équipe à avoir gagné des Grand prix en-dehors de Mercedes cette année (3 victoires). Et elle le doit au pilote Allemand Sebastian Vettel. Le quadruple champion du monde, arrivé de chez Red Bull-Renault durant l'hiver, s'est parfaitement adapté dans l'écurie Italienne, et vu les progrès constants de la Ferrari durant la saison, il ne serait pas impossible qu'il devienne un concurrent sérieux aux Mercedes pour 2016. Ce qui l'inscrirait définitivement dans la trajectoire de son légendaire compatriote Michael Schumacher, septuple champion du monde (record). En tout cas, "baby Schumi" est entré dans les cœurs des tifosi.

Son coéquipier Finlandais Kimi Räikkönen a connu une saison bien plus galère. Mais alors que la rumeur du paddock considérait qu'il ne serait pas reconduit en 2016 dans la Scuderia, le champion du monde 2007 ne s'est pas laissé démonter et vu la bonne entente avec Vettel, qui contraste avec l'animosité du côté des pilotes Mercedes, "Ice Man" reste sur place. Un duo dont les Flèches d'argent devront se méfier.

Suspense chez Renault

Bien que l'ensemble du paddock en 2016 soit déjà connu, il reste encore une zone indécise. Celle qui concerne Lotus. Motorisée par Mercedes, l'écurie Britannique croule sous les dettes et est menacée de fermeture à la fin de l'année. Une épée de Damoclès que seul Renault pourrait empêcher. Depuis plusieurs mois, le constructeur Français a fait part de ses intentions à vouloir revenir en F1 en tant qu'écurie complète, après s'être contenté d'être simple motoriste pour l'écurie Autrichienne Red Bull et l'écurie Italienne Toro Rosso. Mais avec la saison ratée de Red Bull-Renault, poussant la marque de boissons énergisantes à vociférer contre la marque au losange; la négociation âpre avec les rétributions potentielles en tant que "constructeur historique" face au Britannique Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1; puis les luttes internes à la firme entre le PDG Carlos Ghosn et l'État, le dossier traîne en longueur. Ce qui n'est pas une bonne chose en Formule 1.

La preuve, le pilote Français Romain Grosjean, devant cette incertitude, est allé rejoindre la future équipe États-unienne Haas motorisée par Ferrari, alors qu'il aurait pu être le symbole du projet Renault en F1. En conséquence, le baquet laissé par le Français sera occupé par le Britannique Jolyon Palmer, accompagnant ainsi le Vénézuélien Pastor Maldonado, auteur d'une saison cauchemardesque. Toujours est-il que Renault fera une "annonce dans la semaine", et elle sera très attendue (cf lien).

Surprise Verstappen, déception Mclaren-Honda

Et voici la partie la moins exhaustive et la plus subjective de ce billet. J'espère que vous ne m'en voudrez pas, chers lecteurs. Pour commencer, j'aimerais faire part de ma surprise devant la saison du Néerlandais Max Verstappen. Au volant de la Toro Rosso-Renault, ce jeune pilote (18 ans) a montré qu'il n'avait pas froid aux yeux, tentant des dépassements de fou furieux et qu'il ne manquait pas de tenir tête à des vieux briscards comme l'Espagnol Fernando Alonso, le Britannique Jenson Button ou encore Räikkönen. Son père, Jos Verstappen, a du apprécier, lui rappelant forcément des souvenirs des années 1990 et 2000, quand il courait les GP.

Et là, voici la grande déception de la saison 2015, c'est Mclaren-Honda. Le retour de l'association entre l'écurie Britannique et le motoriste Japonais, efficace dans les années 1980 et 1990 n'a pas eu l'effet escompté pour Button et Alonso, les deux ayant eu de grandes peines à marquer des points à la régulière. Et dans ce genre de situation, chacune des parties se renvoie la responsabilité. Châssis mal fait selon Honda, moteur trop faible selon Mclaren. Bref, une saison à oublier. Ou du moins, être en mesure d'en tirer des leçons pour l'avenir. D'ailleurs, une dernière rumeurs mettait Alonso en année sabbatique l'an prochain. Ce que dément le double champion du monde espagnol.

Vivement 2016!

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