Hamilton, le plus fiable

Publié le par JoSeseSeko

Photo: Eugene Kaspersky

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Au terme du Grand prix d'Abu Dhabi, qui ne va pas rester dans les annales de la Formule 1, la compétition phare du sport automobile termine la saison 2017, avec un Lewis Hamilton champion du monde pour la quatrième fois de sa carrière, égalant ainsi Alain Prost et Sebastian Vettel. Une domination de l'écurie Mercedes appelée à perdurer l'an prochain, tandis que d'autres écuries doivent cravacher pour rattraper le retard.

La F1 tire les rideaux pour 2017. Dimanche 26 novembre, le dernier Grand prix de la saison, à Abu Dhabi, a vu la victoire du Finlandais Valteri Bottas (Mercedes), la troisième dans sa carrière, devant son coéquipier britannique Lewis Hamilton, champion du monde depuis le Grand prix du Mexique, le 29 octobre dernier, à deux courses de la fin de la saison. Le pilote allemand Sebastian Vettel (Ferrari), complète le podium de cette dernière course marquée par... l'ennui. C'est dire si ça ne va pas rester dans les annales de la F1.

Hamilton, champion de la fiabilité

"Pour arriver premier, il faut premièrement arriver". Cette célèbre phrase d'Enzo Ferrari, fondateur de la marque automobile éponyme illustre parfaitement la saison 2017 d'Hamilton. Et pour cause! Le nouveau quadruple champion du monde n'a connu aucun abandon de toute la saison! Ce qui est, en soi, un exploit tant c'est exceptionnel qu'un pilote ait terminé tous les Grand prix, sachant qu'il y en a eu 20 cette année. Mais ça indique aussi une tendance accordée à la fiabilité du châssis et surtout du moteur. Et à ce jeu-là, Mercedes a encore prouvé, en dépit du changement de réglementation, qu'elle reste la référence en F1 depuis quelques années en matière de fiabilité. En outre, Hamilton avait moins à craindre de la part de Bottas, qui joua vite le coéquipier de luxe, que de son ancien coéquipier Nico Rosberg, où c'était une bataille acharnée avec en point d'orgue, le titre acquis par le pilote allemand en 2016, profitant de l'occasion pour prendre sa retraite du paddock.

Néanmoins, la concurrence a haussé le ton en 2017 car par rapport aux années précédentes, Mercedes était moins dominateur. En raison sans doute de la nouvelle réglementation de la discipline. En fait, le titre de Hamilton ainsi que de Mercedes au niveau des constructeurs s'est surtout construit sur les défaillances des autres écuries sur la fin de la saison. Et tout particulièrement Ferrari. L'écurie italienne a livré une bataille intéressante pendant la majeure partie de la saison, avec Vettel leader du championnat jusqu'au GP d'Italie. Mais le tournant eut lieu à Singapour, où Vettel, son coéquipier finlandais Kimi Räikkönen et le pilote néerlandais Max Verstappen (Red-Bull-Tag-Heuer) se sont accrochés et ont dû abandonner, offrant un boulevard à Hamilton qui a su saisir cette occasion en or.

Une jeunesse mordante

Ça peut paraitre facile de jouer l'opposition des générations, mais il est clair que des nouveaux venus en F1 se font déjà remarquer et qu'ils peuvent porter haut les espoirs dans la discipline. Je pense à Verstappen. Le pilote néerlandais, qui n'a pas été verni cette année avec de multiples abandons, dont trois suite à un problème moteur, mais il a pu gagner deux GP cette saison (Malaisie, Mexique), confirmant le talent qui s'est observé depuis 2015, année de ses débuts en F1. Mais Verstappen n'est pas seul. Il y a également Esteban Ocon. Le pilote français (Force India-Mercedes) s'est distingué par sa régularité (1 seul abandon) et des duels avec son coéquipier, le Mexicain Sergio Pérez, allant parfois jusqu'à l'accroche, comme lors des GP d'Europe et de Belgique. Le protégé de Toto Wolff, directeur des flèches d'argent, est promis à un grand avenir si d'aventure il progresse l'an prochain et qu'un des deux baquets se libère chez Mercedes.

Du côté de leurs aînés, la dynamique est moins forte. Räikkönen a passé une année dans l'ombre de Vettel chez Ferrari et ce sera encore le cas en 2018. Sera-t-elle la dernière pour le Finlandais, champion du monde 2007? C'est fort probable. Pour Fernando Alonso, 2018 se veut être un nouveau souffle. L'Espagnol, double champion du monde (2005,2006), prolonge son histoire chez McLaren, sachant qu'elle n'aurait plus un moteur Honda, dont Alonso a fait des critiques régulières sur la saison, mais un moteur Renault. Pour la troisième fois de sa carrière, Alonso se retrouvera propulsé par un moteur français, et que les liens entre le pilote espagnol et Renault sont forts, avec les titres en 2005 et 2006. À espérer que ce sera, de nouveau, une belle histoire.

Des progrès fragiles pour Renault

Justement, Renault, en tant qu'écurie complète cette fois, se redresse peu à peu dans sa trajectoire qui est de lutter pour les titres pilotes et constructeurs à partir de 2020. L'an dernier, pour son retour, la marque au losange avait terminé à la neuvième place du classement des constructeurs. Un rang indigne de son histoire mais compréhensible tant la préparation avait été courte. Cette année, Renault termine au sixième rang, à l'arrachée et au prix de tensions avec l'écurie Toro Rosso dont Renault fournit les moteurs, sur les derniers Grand prix. Toujours est-il qu'il y a eu des progrès notables de la part de l'écurie française sur le châssis et sur le moteur. Néanmoins, sur ce dernier point, il demeure des problèmes de fiabilité qui ont coûté cher à Renault, ainsi qu'aux écuries bénéficiant du moteur français (Red Bull et Toro Rosso). De même que l'écurie française demeurait dépendante de l'Allemand Nico Hülkenberg, qui s'est bien battu avec sa voiture, car son coéquipier du début de saison, le Britannique Jolyon Palmer, s'était montré incapable de marquer des points jusqu'au Grand prix de Singapour (14e GP de la saison).

Ce dernier fut remplacé par l'Espagnol Carlos Sainz Jr., alors pilote... Toro-Rosso. Histoire de marquer quelques points sur les derniers GP et de déjà préparer au mieux 2018, où les attentes sont accrues en raison du duo de pilotes et des améliorations sur le châssis et le moteur. En particulier sur la fiabilité, qui a fait défaut cette saison, mais aussi sur la puissance du moteur, tant le V6 français reste moins puissant que Mercedes, qui demeure la référence.

Vivement les tests hivernaux et le mois de mars 2018, pour de nouvelles aventures dans le monde de la F1!

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