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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Israël ou un État voyou dont on déroule la propagande

Publié par JoSeseSeko sur 31 Mai 2024, 10:42am

Catégories : #Politique, #Moyen-Orient, #Israël, #Palestine, #Netanyahou, #Médias

Photo: JoSeseSeko

Photo: JoSeseSeko

La poursuite des bombardements israéliens sur la ville de Rafah et le mensonge éculé du Premier ministre israélien sur la proportion entre morts civils et morts militaires sont dignes d'une politique génocidaire et d'une fuite en avant mortifère, relayée médiatiquement en Occident sans sourciller, tout en criminalisant les critiques faites envers l'État d'Israël.

"Et ça continue, encore et encore/C'est que le début, d'accord, d'accord". Ces paroles de Francis Cabrel donnent le la concernant le continuum sanguinaire, génocidaire mené par Israël envers la population palestinienne de la bande de Gaza, notamment sur la ville de Rafah, au sud de ce bout de territoire palestinien, où des civils, notamment des enfants, se font tuer par des bombardements aériens de Tsahal ces derniers jours. Et ce, en dépit du fait que la Cour internationale de justice (CIJ) ait ordonné à Israël d'arrêter les bombardements sur Rafah (cf liens n°1, n°2, n°3). Ce qui fait qu'on peut qualifier Israël, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, d'État voyou.

Propagande

C'est dans ce contexte que Netanyahu a été interviewé, jeudi 30 mai, par le groupe TF1 sur la situation en Palestine. Au départ, l'interview était prévue d'être diffusée sur TF1, mais à la suite d'appels au boycott puis d'un rassemblement à proximité du siège de la chaîne audiovisuelle privatisée depuis 1987 (cf lien n°4), elle a été finalement diffusée sur LCI, filiale de TF1. Agir de la sorte, c'est assumer de servir de relais de la propagande israélienne, pour qui les civils palestiniens tués par Tsahal sont des "boucliers humains" du Hamas et que la reconnaissance d'un État palestinien de la part de la France, comme l'ont fait l'Espagne, l'Irlande et la Norvège il y a quelques jours, serait une "récompense donnée au terrorisme" selon Netanyahu (cf lien n°5). Si le journaliste Darius Rochebin avait été perspicace, il aurait pu questionner sur la politique d'espionnage et de surveillance de la Cour pénale internationale (CPI) menée par Israël depuis plusieurs années, sachant que le procureur de la CPI, Karim Khan, a émis une demande de mandat d'arrêt contre Netanyahu, le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant et des dirigeants du Hamas, le 20 mai dernier. De même que Rochebin aurait pu interroger sur l'alliance objective entre le gouvernement israélien et le Hamas pour empêcher la création d'un État palestinien et rendre caduque la solution à deux États. Ou encore sur le fait que plus d'une centaine de journalistes ont été tués par les bombardements de Tsahal depuis plus de sept mois.

Mais non, le tapis rouge (sang) a été déroulé pour Netanyahu, sans véritable recherche de déstabilisation. De cette manière, TF1 a agi comme Radio-Paris sous l'Occupation ou radio Mille Collines lors du génocide des tutsis au Rwanda. Mais il n'y a pas de quoi être étonné car le groupe TF1, tout comme le groupe Bolloré (CNews, C8, Canal+), le groupe Saadé (BFMTV, RMC, etc.), tend largement le micro à des chiens de garde - pensez Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, Julien Bahloul, Frédéric Encel, Céline Pina, etc. - qui ont régulièrement déshumanisé les Palestiniens de Gaza, reprenant ainsi le langage du pouvoir israélien, et criminalisé les critiques en provenance de la gauche - surtout de la France insoumise -, en l'accusant d'antisémitisme pour clore tout débat. Alors, apporter de la rationalité, des faits qui contredisent les chiens de garde suscités et croire qu'ils se remettraient en question, relève du miracle et tourne, au contraire, au mépris et à l'insulte (cf lien n°6).

Bref, "la première victime en temps de guerre est la vérité".

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