Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

JoSeseSeko

JoSeseSeko

"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Pogacar, l'insatiable

Publié par JoSeseSeko sur 22 Juillet 2024, 10:47am

Catégories : #Sport, #Cyclisme, #Tour de France, #Pogacar, #Vingegaard, #Evenepoel, #Dopage

Photo:  A.S.O/Billy Ceusters

Photo: A.S.O/Billy Ceusters

Vainqueur final du tour de France, le Slovène remporte pour la troisième fois de sa carrière la grande boucle, qui se termine exceptionnellement sur la promenade des Anglais à Nice. Une victoire tellement écrasante, à un rythme tambour battant qu'elle soulève des questions, avec l'ombre du dopage qui ne traine jamais bien loin.

Jamais deux sans trois. Ce proverbe va vite être appris en Slovénie avec la troisième victoire dans le Tour de France de Tadej Pogacar, après celles de 2020 et de 2021. Une victoire définitivement assurée avec le contre-la-montre final entre Monaco et Nice - première fois que le Tour ne se termine pas à Paris, Jeux olympiques oblige -, dimanche 21 juillet, devant le Danois Jonas Vingegaard, qui a battu Pogacar en 2022 et 2023, et le Belge Remco Evenepoel. Ces deux coureurs forment d'ailleurs les deux autres places du podium final, sur la promenade des Anglais, avec respectivement 6'17" et 9'18" d'écart sur Pogacar au classement général.

Pogacar/Pantani: filiation?

En 2024, le tarif de Pogacar sur les deux grands Tours auxquels il a concouru est le suivant: 6 victoires d'étapes + victoire finale au classement général. C'était le cas lors du Tour d'Italie en mai dernier. C'est également le cas sur ce Tour de France 2024. Ce qui fait que le Slovène est le premier coureur à réaliser le doublé Giro/Tour depuis... Marco Pantani en 1998. Et quand on se rappelle les circonstances de ce doublé de la part du coureur italien, notamment sur le Tour avec l'affaire Festina ayant secoué grandement le peloton et mis sur la table la question du dopage systémique, le parallèle avec la situation actuelle est tentant à mener. Et si on est superstitieux - ou sarcastique -, il y a une atmosphère troublante qui pourrait se dessiner sur cette victoire de Pogacar. Après tout, le Tour a commencé en Italie, avec une première étape se terminant à Rimini, lieu de la mort de Pantani, en 2004. L'étape du lendemain démarrant à Cesenatico, lieu de naissance du "pirate". Puis la victoire d'étape de Pogacar au Plateau de Beille, en un temps encore plus rapide que celui de... Pantani en 1998. Coïncidence, dites-vous, cher(e)s lecteurs/lectrices? Ces performances méritent, en tout cas, d'être questionnées, et pas seulement par rapport au cyclisme, même si ce sport gardera une trace indélébile de son histoire avec le dopage, quoique Pogacar puisse rétorquer à propos des critiques sur ses performances (cf liens n°1, n°2). Même un Lance Armstrong, déchu de ses victoires sur le Tour pour aveu de dopage, alla de son commentaire, conseillant à Pogacar de "faire profil bas", tant il a écrasé cette grande boucle (cf lien n°3).

En-dehors de ce questionnement, il est à noter qu'on a vécu une situation inverse de celle de 2023 pour la victoire finale, comme je l'avais pressenti dans mon billet d'avant-Tour. À savoir, que Pogacar, l'an dernier, devait se remettre de sa chute survenue lors de Liège-Bastogne-Liège et que cela n'était pas suffisant face à un Vingegaard en forme à ce moment-là. Cette année, c'était le Danois qui devait se remettre de sa chute, survenue lors du tour du Pays Basque, tandis que le Slovène arrivait plus en forme au départ du Tour. Et si le double vainqueur sortant du Tour a bataillé pendant une bonne moitié du Tour, les étapes dans les Pyrénées et la dernière semaine dans les Alpes ont acté son manque de compétition pendant que Pogacar prenait ses distances.

Reste à savoir si, à l'avenir, Evenepeol pourra s'inviter à la lutte et instaurer une triangulaire pour le maillot jaune. Le Belge, participant à son premier Tour de France, a montré une certaine solidité dans les étapes de montagne - si on ne tient pas rigueur des descentes de col, où il est manifestement peu à l'aise -, en plus de ses capacités de rouleur - vainqueur du contre-la-montre entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin -. Cela peut laisser songeur pour les années à venir.

Au revoir Bardet!

Même s'il ne va pas totalement rester dans les annales de l'histoire, ce Tour 2024 a livré quelques émotions et permis d'accorder une certaine attention à certains coureurs. Romain Bardet en est le premier exemple car pour son dernier Tour, il gagne la première étape, lui permettant de porter pour la première (et unique) fois de sa carrière le maillot jaune, après avoir cherché à gagner le Tour en terminant sur le podium en 2016 et 2017. Cela offre au coureur français une sortie honorable et de lui adresser un au revoir avec respect et empathie. Et ce, sachant qu'il faudra davantage se contenter de victoires d'étape que de lutte pour le classement général, le podium ou (plus utopique) la victoire finale. À moins qu'un Kévin Vauquelin - vainqueur d'étape sur ce Tour, à Bologne -, qu'un David Gaudu, qu'un Lenny Martinez musclent leurs jambes - ou enfreignent les règles, c'est selon! - pour se mêler dans les hautes sphères.

Autre exemple, Biniam Girmay. Le coureur érythréen, spécialiste des sprints, a marqué de son empreinte et s'inscrit dans l'histoire du Tour en remportant trois étapes - premier coureur noir africain à le faire - et surtout, terminer ce Tour en gagnant le classement par points, symbolisé par le maillot vert; et là encore, c'est le premier cycliste afro-descendant à réaliser cela sur la grande boucle. De quoi être une source d'inspiration pour de futur(e)s cyclistes en Érythrée, comme ailleurs en Afrique. Et comme le Tour de France demeure la course cycliste la plus prestigieuse, la plus suivie au monde, cela ne laisse guère personne indifférent.

Rendez-vous l'an prochain, avec un départ dans le Nord.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents