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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Un cessez-le-feu à généraliser en "Terre sainte"

Publié par JoSeseSeko sur 27 Novembre 2024, 15:11pm

Catégories : #Politique, #Moyen-Orient, #Israël, #Palestine, #Liban, #Netanyahou, #Hamas, #Hezbollah

Photo: Flickr/Diane Greene Lent

Photo: Flickr/Diane Greene Lent

L'application d'un cessez-le-feu entre le pouvoir israélien et le Hezbollah libanais a de quoi être saluée, mais aussi mettre en exergue un pouvoir israélien aux abois, après l'émission d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant au sujet des crimes commis dans la bande de Gaza.

Y a-t-il un lien de cause à effet? Près d'une semaine après l'émission d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) envers le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, voici le pouvoir israélien qui accepte un cessez-le-feu avec le Hezbollah, mis en application ce mercredi 27 novembre. Un accord pour le moins fragile, où les deux parties se méfient mutuellement et que des pays comme les États-Unis et la France devront se montrer vigilants, y compris envers leur allié israélien (cf lien n°1).

"Immunité", source de deux poids deux mesures

La proximité temporelle entre ces faits semble ne pas être le fruit du hasard. Il faut dire que la décision de la CPI a écœuré le monde occidental, qui suit en bon toutou la fuite en avant du pouvoir israélien, parce que c'est la première fois que des dirigeants occidentaux sont visés par un mandat d'arrêt. Ce qui entraîne, quasi mécaniquement, des accusations d'antisémitisme pour le moins saugrenues - car Mohamed Deif, dirigeant du Hamas, a également un mandat d'arrêt contre lui pour les mêmes motifs que Netanyahu et Gallant -, et même insultantes envers l'histoire de l'antisémitisme, notamment en Occident. Mention spéciale à Netanyahu lui-même, qui s'est comparé au capitaine Alfred Dreyfus (cf lien n°2). À croire qu'il est né avant la honte!

Mais les dirigeants occidentaux ont de quoi être également nés avant la honte. Notamment la France, qui a ratifié le statut de Rome instituant la CPI, mais qui pourrait ne pas appliquer le mandat d'arrêt si d'aventure Netanyahu effectuait une visite d'État dans l'Hexagone, au nom de l'immunité diplomatique, comme le souligne le ministère des Affaires étrangères, rappelant qu'Israël, tout comme les États-Unis, ne reconnaît pas la CPI (cf lien n°3).

C'est une nouvelle démonstration d'un deux poids deux mesures que l'Occident pratique jusqu'à la nausée, quitte à enfoncer sa marginalisation auprès du reste du monde, qui est exposé aux décisions que peut prendre la CPI - pensez République démocratique du Congo ou Côte d'Ivoire par exemple -, et qui compte de moins en moins se plier à un ordre international conçu depuis Washington, Paris, Londres, Berlin ou Rome. Peut-être que les alliés occidentaux de l'État d'Israël pourraient craindre des plaintes adressées à la CPI, voire des mandats d'arrêt pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à l'avenir. Ce qui peut expliquer pourquoi la propagande visant à accuser d'antisémitisme le personnel de la CPI prend ses aises, quitte à faire monter l'antisémitisme, tel un serpent qui se mord la queue.

Silence, on tue à Gaza

Mais là, on parle de cessez-le-feu au Liban, où l'armée israélienne a opéré à une série de bombardements intensif dans le sud du pays, jusqu'à la capitale Beyrouth, au nom de la lutte contre le Hezbollah, quitte à massacrer des civils par milliers depuis le mois de septembre. En attendant, Tsahal bombarde toujours la bande de Gaza, avec plus de 44.000 morts depuis le 8 octobre 2023, et qu'il ne semble pas prêt à vouloir faire un cessez-le-feu avec le Hamas et que l'accord trouvé avec le Hezbollah est une manière d'isoler le Hamas (cf lien n°4). Et ce d'autant plus que des membres du gouvernement israélien, notamment le ministre des Finances Bezalel Smotrich appelle à la poursuite de cette guerre pour permettre la "recolonisation de Gaza", en appelant à l'émigration des juifs du reste du monde vers l'enclave palestinienne (cf lien n°5). Ce qui est à considérer comme une politique génocidaire visant à remplacer une population d'un territoire par une autre.

C'est quand même digne de la politique d'espace vital des nazis tout en exterminant les juifs avec la Shoah, quand on y songe sérieusement, avec les connaissances historiques en possession. Mais une fois encore, cela mènerait à des accusations (infondées) d'antisémitisme alors qu'il s'agit d'une critique raisonnée d'une politique israélienne fascisante qui met en danger les juifs du monde entier. Pour enfoncer le clou fascisant, le gouvernement israélien entend couper le financement public et opérer un boycott du journal d'opposition Haaretz, afin de s'assurer une propagande dans la presse israélienne (cf liens n°6, n°7). Il faut dire que ces derniers jours, la révélation de documents falsifiés pour accuser le Hamas d'empêcher un cessez-le-feu, alors qu'en réalité, c'est le pouvoir israélien qui refuse absolument tout cessez-le-feu à Gaza, inquiète grandement Netanyahu, qui s'en moque du sort des otages du Hamas encore présents dans l'enclave palestinienne (cf lien n°8).

Alors parler d'Israël comme la "seule démocratie" du Moyen-Orient, c'est une fumisterie! À bas l'apartheid israélien!

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