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Des gamineries des deux côtés du fleuve Congo

Publié le par JoSeseSeko

Photo: AFP/Junior D.Kannah

Photo: AFP/Junior D.Kannah

Depuis le début du mois d'avril, le gouvernement de la République du Congo procède à des expulsions d'étrangers, notamment ceux de la République Démocratique du Congo voisine, vers Kinshasa, la capitale du dit pays voisin.

Des milliers de congolais sont ainsi chassés de Brazzaville, ou de Pointe-Noire, afin "d'assainir certains quartiers de Brazzaville" et "à contrôler tous les étrangers sans papiers". Donc, ça peut motiver des excès de zèle (et c'est un euphémisme, surtout si on rajoute de l'oseille par-dessus le marché) de la part des policiers, pouvant impunément virer n'importe qui de son lieu d'habitation. D'autant plus d'excès de zèle que le traitement des personnes expulsables est digne de la barberie, d'après certaines ONG. Et du côté de Kinshasa, que répond le gouvernement? C'est assez mou. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Célestin Tunda wa Kasende, s'était rendu le 10 avril à Brazzaville, obenant un arrêt des opérations d'expulsion. Ce qui est contredit par les faits, car les expulsions perdurent.

Du coup, les congolais de Brazzaville qui travaillent ou étudient à Kinshasa craignent des représailles envers leur intégrité physique et fuient pour Brazzaville. D'autre part, les utilisateurs congo-zaïrois du réseau social Twitter ont tenu à se déchainer avec le hashtag #QueFeraientLesBrazzaSansLesZairois, qui a permis à beaucoup d'entre eux de faire des moqueries, de proférer des insultes envers les congolais de Brazzaville. Bref, de la stupidité enfantine!

D'autant plus stupide que l'ex-Zaïre a servi de base pour des opposants au régime de Denis Sassou Nguesso, en place depuis 1979 (intermède entre 1992 et 1997), tout comme le Congo a servi de base arrière pour des rebelles à la dictature de Mobutu entre 1965 et 1997.

D'autres part, il y a 3 points communs (négatifs) entre ces deux pays voisins:

Il y a encore du boulot pour que les esprits s'élèvent de part et d'autre du fleuve Congo, et comprennent qu'ils ont des luttes communes, comme partout ailleurs sur le continent africain.

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