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JoSeseSeko

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"Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Cette phrase résume une recherche de vérité, de développer de l'information sur une variété de sujets, notamment l'économie, la politique et l'histoire. Et ce, dans plusieurs pays du monde.


Un 1er mai révélateur des tensions à gauche

Publié par JoSeseSeko sur 2 Mai 2024, 15:56pm

Catégories : #Manifestation, #1er Mai, #Politique, #Économie, #France, #Macron, #Europe, #Moyen-Orient, #Palestine, #Israël, #NUPES, #FI, #PS, #PC, #EELV, #Syndicalisme

Photo: JoSeseSeko

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Une mobilisation plus faible - entre 121.000 et 210.000 personnes en France, dont entre 18.000 et 50.000 à Paris (cf lien n°1) - non négligeable, alors que le contexte est moins propice à du mouvement économique et social de masse comme l'an dernier face au dépeçage des retraites, mais plus lié à l'actualité internationale, en l'occurrence la guerre israélo-palestinienne, tout en ayant une tension bien équivalente à ce qui prévalait l'an dernier, c'est un peu ça le résumé des manifestations du 1er mai 2024, journée internationale des travailleurs, historiquement parlant.

Une gauche éparpillée

Et à la différence de l'an dernier, c'est qu'il y a un enjeu électoral qui pointe le bout de son nez, en l'occurrence les élections européennes. Et celles-ci montrent combien la coalition de gauche Nupes a fait long feu, car toutes ses composantes font cavalier seul, sous prétexte que les européennes sont un scrutin proportionnel, et non pas majoritaire. Un raisonnement tiré par les cheveux, mais bon. Néanmoins, cela montre que cette coalition manquait de solidité dans ses fondements car la question européenne est une de celles qui séparent les forces politiques à gauche entre d'un côté, le Parti socialiste (PS) et Europe Écologie-les Verts (EÉLV), pro-européens voire fédéralistes; de l'autre la France insoumise (FI) et le Parti communiste (PC), plus eurosceptiques ou eurocritiques.

Vu comme ça, il est difficile de marcher unitairement et massivement. Mais la guerre israélo-palestinienne enfonce le clou, avec la FI clairement exposée à la vindicte politico-médiatique et judiciaire en raison de multiples convocations d'élus ou de personnes en campagne pour les européennes - Mathilde Panot, Rima Hassan - pour "apologie du terrorisme" en référence à l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier; et les autres composantes de la coalition de gauche se désolidarisant plus ou moins, considérant que la FI soutiendrait le Hamas, voire serait carrément antisémite. Et d'un autre côté, un PS bien pro-israélien, via sa tête de liste pour les européennes Raphaël Glucksmann, pour qui il est difficile de critiquer la politique de l'extrême-droite israélienne. Signe que ce conflit est singulier dans les discussions politiques en France.

Casse sociale à l'horizon

J'ai écrit, ci-haut, que le contexte économique et social semble moins propice à de la mobilisation sociale massive. Un rectificatif s'impose. Il y a de quoi mobiliser les esprits encore échaudés par le passage en force du dépeçage des retraites car le pouvoir persévère dans une politique d'austérité visant les exploités au profit des exploiteurs (cf lien n°2). La future "réforme" de l'assurance chômage prolonge la casse sociale de ces dernières années, avec pour exemple la disposition du Revenu de solidarité active sous condition de 15h d'activité par semaine.

De même que le faible engouement pour les Jeux olympiques de Paris, l'été prochain, illustre une méfiance sur les effets de long terme de cet événement tant le budget consacré aux JOP - un mix public/privé d'ailleurs - va dépasser la barre des 9 milliards d'euros, alors qu'il devait être initialement fixé vers 6,6 milliards d'euros (cf lien n°3). De même que la confiance dans l'organisation des JO est mitigée (cf lien n°4). Enfin, en lien avec la géopolitique, observer un deux poids-deux mesures concernant la cérémonie d'ouverture où la délégation russe défilera sous bannière neutre, mais pas la délégation israélienne, cela ne passe pas.

Bref, un 1er mai qui peut passer, mais dont la mémoire sera effacée avec le temps.

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