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La pression est maintenue par la diaspora

Publié le par JoSeseSeko

Photo: JoSeseSeko

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Une manifestation qui s'est déroulée à Paris samedi 19 septembre, montre à quel point la diaspora congo-zaïroise tient à montrer sa désapprobation envers le dialogue prôné par le pouvoir à Kinshasa, considéré comme un moyen pour prolonger Joseph Kabila après 2016.

Dès qu'il y a une situation urgente en République démocratique du Congo (RDC), la diaspora compte aussitôt se mobiliser. Cela c'est senti samedi 19 septembre, à Paris, où des congolais ont battu le pavé pour indiquer leur positionnement contre la présidence de Kabila, et toute tentative qui viserait à laisser ce dernier au pouvoir. Mais ça ne sera guère repris dans les mass media, qui ont tendance à ne pas trop évoquer la question congolaise, vu les enjeux économiques importants que représente ce pays avec ses matières premières (coltan, cuivre, zinc, étain, or, bauxite, pétrole, etc.).

Mobilisation affaiblie

Cette manifestation parisienne de la diaspora congo-zaïroise est quand même très faible. Il y avait entre 750 et 1000 manifestants, samedi 19 septembre, alors qu'en janvier dernier, on comptabilisait 4000 personnes qui s'étaient rassemblées, suite aux manifestations réprimées dans le sang à Kinshasa et dans les autres grandes villes de la RDC. Selon l'un des manifestants, à qui j'ai posé la question, des pressions se font auprès de membres politisés de la diaspora congo-zaïroise vivant en France, les incitant à ne pas manifester ce jour-là. Enfin, j'ai quand même remarqué que l'existence de cette manif est arrivée très tardivement aussi sur les réseaux sociaux, et personnellement, j'ai failli ne pas y être si je n'avais pas vu un certain message sur un réseau social appelant à manifester. Donc, il faut compter sur un problème de diffusion de l'information.

Respect de la Constitution

Pourtant, le motif de la manifestation est des plus gravissimes. Le "dialogue national" prôné par le pouvoir vers l'opposition (UDPS, UNC, MLC, etc.), en vertu des échéances électorales qui approchent, est dénoncé par ces derniers. Ils considèrent ce dialogue comme un subterfuge pour que Kabila décale l'élection présidentielle, prévue pour la fin de l'année 2016, et ainsi rester au pouvoir, violant de facto la Constitution, qui indique que le président est rééligible une fois - ce qui est le cas de Kabila -, et par conséquent, il ne peut plus se représenter pour le poste suprême.

Et ce dialogue est d'autant plus intriguant qu'au début de l'année, suite aux manifestations violemment réprimées, le calendrier électoral fut établi par la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), fixant bel et bien l'élection présidentielle pour novembre 2016. Et tout le monde était d'accord car le calendrier de la Ceni rentrait dans les clous constitutionnels. Il faut croire que le jeu politique congo-zaïrois, qui n'a jamais connu d'alternance sauf par la violence, semble parti pour un épisode sombre, comme toujours depuis l'indépendance "fictive" du 30 juin 1960.

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